Référence multimedia du sénégal
.
Google

Riz de la vallée : Ces goulots d’étranglement qui favorisent la pénurie

Article Lu 1461 fois


Avec un prix de vente à la portée des bourses, le riz local commence à faire l’objet de convoitise, mais cette denrée reste parfois introuvable sur le marché. La production reste insuffisante, car sur les 80.000 hectares aménagés, seuls 25.000 hectares sont cultivés. A cela s’ajoute le fait que les producteurs qui sont les premiers consommateurs réservent une partie de ce riz pour sécuriser la famille. Avec la subvention de l’Etat en intrants et le financement de la CNCAS, les limites de la productivité reculent. Cependant la faiblesse des aménagements, l’autoconsommation et le cout élevé des charges d’exploitation demeurent les principaux freins pour atteindre l’autosuffisance en riz.

Avec une superficie cultivée de 25.083 hectares répartie au niveau des quatre délégations de la SAED que sont Dagana, Podor, Matam et Bakel, la SAED espère cette année un rendement meilleur que celui de l’année dernière qui était de 5,5 tonnes par hectares. C’est le constat fait par Mamadou Bra Thiène de la Division Appui à la professionnalisation de la SAED. « L’Etat a eu à subventionner à 50% les intrants agricoles. On s’attend donc à une production globale qui avoisine les 137.000 tonnes de paddy à raison de 90.000 francs la tonne comme prix de collecte ; ce qui donnera la somme 12.000.416.000 frs pour l’ensemble de la production de la campagne des 4 délégations confondues », estime-t-il. Selon toujours Mamadou Bra Thiène, les charges au niveau de l’hectare avoisinent 300.000 ou 320.000 francs et la SAED, nonobstant la subvention, s’attend à des charges de 7.000.524.900 frs pour l’ensemble de la production. Ce qui fera la somme de 4.891.185.000 francs en moyenne qui seront exprimés en termes de revenu pour l’ensemble des producteurs de la Vallée le temps d’une campagne. Pour l’agroéconomiste, « ce serait très difficile au niveau de la Vallée de vouloir se passer des structures de financement traditionnelles telle que la CNCAS. » C’est ainsi que pour cette campagne, le CNCAS a donné un apport non négligeable, car 17.000 des 25.000 hectares cultivés ont été financé par ce partenaire de la SAED, pour 3 milliards de frs. Ce qui fait qu’au niveau des producteurs il y a un apport sur l’autofinancement de la campagne agricole, notamment pour la grande union de Mboundoum, localité située à 37 kilomètres de Saint-Louis, qui a décidé d’innover cette année en s’autofinançant.

Pour cette campagne, les récoltes sont prévues pour le mois de décembre et une révision des prix s’impose. « Un atelier de commercialisation va réunir l’ensemble des producteurs susceptibles de tenir une production importante, et les commerçants pour travailler sur un schéma de commercialisation de cette campagne 2007-08 notamment pour voir les voies et moyens », a-t-il souligné. Toute la production n’est pas destinée à la vente, car les familles de la Vallée sont, pour la plupart des familles consommatrices du riz local. « C’est la partie réservée au remboursement à la CNCAS, soit les 17.000 hectares, qui doit être commercialisé en premier lieu pour permettre aux producteurs de rembourser à temps, avant février 2008 et de commencer en conséquence la campagne hivernale prochaine », indique-t-il.

Une redéfinition du prix de collecte, de la transformation du paddy et du riz blanc est donc prévue avec les producteurs qui fixent eux-mêmes les prix. A cet effet, des simulations sur les coûts de production avec et sans la subvention leur seront proposées et ils auront la latitude de partir de cette réalité pour fixer les prix. Pour la campagne écoulée, le prix de collecte du paddy était de 90 frs et celui de la transformation de 12 frs le kilogramme. Pour ce qui est du riz blanc ça variait entre 165 et 210 frs pour le riz entier. « On essaie de voir la réalité du terrain, de voir quel est le prix actuel du riz importé le plus bas et chaque fois de le prendre comme asymptote par rapport au prix qu’on essaie de fixer, de sorte qu’on puisse avoir à chaque fois le prix du riz local plus intéressant que le prix du riz importé », a-t-il indiqué. Aujourd’hui, le prix du lot local est actuellement plus intéressant que celui du riz importé, estime Mamadou Bra Thiène. Mais, la difficulté reste de trouver ce riz local. Ainsi, pour le trouver il faut que le produit soit à la portée des consommateurs, qu’il soit visible et sorte des villages pour aller dans les centres de consommation. « Cela est possible à la seule condition que la production soit supérieure à la demande locale, car les producteurs sont les premiers consommateurs de ce riz et pour sécuriser la famille, ils essaient de voir la quantité à leur réserver et celle à vendre pour rembourser au niveau de la CNCAS ; ce qui fait que par moments, nombre de producteurs dépassent les échéanciers », a-t-il précisé.

Même si cette campagne rizicole est selon les estimations, partie pour être meilleure que celle de la campagne précédente, la production du riz local reste toutefois insuffisante, car sur les 80.000 hectares aménagés, il y a que 25.000 hectares cultivés. Ce qui est en dessous de la moyenne.

Source: Le Soleil

Article Lu 1461 fois

Vendredi 9 Novembre 2007


Dans la même rubrique :
< >

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State