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Révélation du procureur de la République : L'enquête sur l'affaire Talla Sylla est bouclée

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Les dossiers étaient si importants pour que le parquet continuât à s’emmurer dans un silence de cathédrale. Hier, Mandiogou Ndiaye et Ousmane Diagne, respectivement procureur général près la Cour d’appel et procureur de la République ont délié la langue pour faire le point sur l’affaire des armes de la Raddho, des longues détentions préventives et, subsidiairement, sur le dossier Talla Sylla dont l’instruction a été bouclée.



Révélation du procureur de la République : L'enquête sur l'affaire Talla Sylla est bouclée
S’il y a une affaire qui défraie, actuellement, la chronique, c’est bien celle des armes trouvées par la police dans les locaux de la Raddho Sur ce point le procureur général près la Cour d’appel, Mandiogou Ndiaye, qui tenait hier un point de presse, conjointement avec le procureur de la République, s’est offusqué de la tournure médiatico-politique de l’affaire. ‘Alioune Tine est un citoyen comme tous les autres, son statut de secrétaire général de la Raddho ne lui confère pas d’immunité’, déclare le procureur général. Qui ajoute que ‘Tine fait beaucoup de déclarations alors que son seul interlocuteur, c’est le procureur de la République’.
Mercredi dernier, selon la version officielle, un policier en civil est entré dans les toilettes de la Raddho pour faire ses besoins. Et c’est par hasard qu’il est tombé sur dix armes de guerres entassées. Lorsque les autorités hiérarchiques de la police ont été saisies de l’affaire, le procureur de la République dit avoir ordonné de sécuriser immédiatement les armes, d’interroger toute personne présente sur les lieux au moment de la découverte et de mettre rapidement Alioune Tine en garde à vue. Et à en croire le procureur général, c’est avec l’insistance du ministre de la Justice, Cheikh Tidiane Sy, que le secrétaire général de la Raddho n’a pas été aussitôt mis en garde à vue après la découverte des armes. ‘Le ministre a demandé de laisser Alioune Tine aller d’abord aux funérailles de Me Babacar Niang avant de l’entendre’, soutient Mandiogou Ndiaye. C’est par la suite que le secrétaire général de la Raddho a été amené au commissariat du Point E pour les besoins de l’enquête. Et c’est à cause des coupures d’électricité que l’audition a été déplacée au commissariat de Dieuppeul.

Le procureur général, visiblement agacé par l’importance que l’opinion accorde à ce cas ‘banal’, s’est demandé pourquoi l’on ne s’inquiéterait pas de la destinations des armes trouvées dans les locaux de la Raddho d’autant plus que le président de la République devait se rendre, le même jour, chez feu Me Babacar Niang pour présenter ses condoléances, à côté du siège de la Raddho. Et de se demander : ‘On poursuit des gens pour détention d’armes et pourquoi pas Alioune Tine ?’. Les patrons du parquet disent n’attendre que des preuves sur l’origine des armes et leur destination. ‘Alioune Tine est fautif. Il sait qu’il n’a pas le droit de détenir des armes même si, comme il le prétend, c’est l’armée qui les lui a données pour les campagnes de destructions des armes légères que la Raddho mène’, tranchent les chefs du parquet.

Concernant ce qu’il est convenu d’appeler les longues détentions préventives, le procureur de la République précise qu’il fallait centraliser toutes les informations sur le dossier d’Alex et compagnie, ceux-là mêmes qui avaient saisi le président de la République d’une lettre. Il indique que ce sont quatre-vingt et une personnes qui sont concernées par cette affaire. ‘Il fallait recenser les victimes et faire des enquêtes de personnalité ; cela prend du temps’. Mais le procureur de la République souligne que ces enquêtes ont pris fin le 11 juillet dernier. Par conséquent, le tribunal ne devrait plus tarder à se prononcer sur l’affaire.

Affaire Talla SYLLA : L’instruction est bouclée, selon le parquet

Le procureur de la République s’est prononcé sur l’affaire Talla Sylla.

Selon Ousmane Diagne, l’instruction de l’affaire est arrivée à terme et le dossier lui a déjà été remis. ‘Le procureur de la République va étudier le dossier et après, il y aura deux possibilités’, indique Ousmane Diagne. Ces possibilités sont : ‘Solliciter le magistrat instructeur du dossier pour que de nouvelles mesures soient prises ou alors le procureur général va rendre un réquisitoire de règlement définitif’.Toutefois, ajoute-t-il, ‘le ministère public ou la partie civile peut faire appel’.

Khady BAKHOUM (Stagiaire)
Source: Walfadji

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Mercredi 18 Juillet 2007

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