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Retrouvailles de la famille libérale : Macky Sall face à son destin

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Les Wade (Abdoulaye et Karim) et Idrissa Seck sont sur le point de sceller un accord de retrouvailles. Mais, attention à un quatrième larron (Macky Sall) qui n’a pas encore dit son dernier mot.



Retrouvailles de la famille libérale : Macky Sall face à son destin
Idrissa Seck se prépare à réintégrer sa famille… naturelle. Des retrouvailles qui ne seront pas sans faire de victimes, si l’on sait les relations fielleuses qu’il avait entretenues avec les membres de la cour ainsi qu’avec les courtisans que son ascension avait, sérieusement, gênés. Dans cette armée, on retrouve, naturellement, Karim Wade. Mais, le cas qui intéresse le plus est celui de Macky Sall. Non pas qu’il constitue l’élément le plus déterminant dans ces combines au sommet, mais à cause de ce tempérament dont on le crédite et qui pourrait fausser les données de l’analyse. A tort ou à raison, l’opinion avait de Macky Sall l’image d’un homme, le regard constamment posé sur le sol et prêt à avaler toutes les couleuvres ; attitude suicidaire en soi dans une guerre où les armes (conventionnelles ou non) sont admises. Mais il n’en est rien. A l’épreuve, on a découvert un homme au caractère bien trempé, qui n’aime pas se laisser marcher sur les pieds.
Force est, en tout cas, de constater que ceux qui croyaient qu’avec le perchoir de l'Assemblée nationale, Macky Sall était bien en position d'être immolé, ont vite fait de déchanter. Parce qu’à l'apparence, Macky Sall et ses fidèles compagnons ont prouvé qu’ils n’étaient pas disposés à se laisser mener à l'abattoir. Premier acte de rébellion de celui que certains se sont longtemps plu à désigner comme le plus placide de tous les Premiers ministres de Wade, l'incident survenu, le jour même de sa démission, au Palais de la République. Ce jour, l’ex-chef du gouvernement a refusé de se soumettre à une fouille corporelle à laquelle l'invitait un zélé agent de sécurité du Palais. En sus d'une bordée d'injures telle que racontée par les témoins de la scène, Macky Sall a tourné les talons et dit de vive voix et à qui de droit, sa détermination à ne point se laisser marcher sur les pieds. Les excuses de Wade n’y feront rien. Et c'en était ainsi l'acte 1 d'un duel à fleurets mouchetés dont tout indique qu'il n'en était qu'à ses débuts.

Second acte : l'intervention sur les ondes des radios de son chef de cabinet dont la tonalité guerrière laissait déjà présager une suite heurtée dans les relations entre la cour des Wade et le perchoir de l'Assemblée nationale. ‘Je lui (Macky Sall) ai dit que vous allez dans un poste politique, éminemment politique où vous êtes élu. Vous allez bénéficier d'un mandat parlementaire. C'en est fini du droit de réserve. Il faudra répondre coup par coup. Parce que je dis qu'il a, tout le temps, reçu des coups. Il n'a pas répondu. Et moi, en tant que chef de cabinet qui suis chargé de sa politique, il m'a toujours interdit de m'exprimer et de répondre. Je pense qu’à partir de maintenant, c'est fini’, a déclaré Sitor Ndour. Si ce n'est pas un casus belli, cela lui ressemble étrangement.

Troisième acte : Aliou Sow, réputé proche de Macky Sall, s'est singularisé lors des consultations par un geste de défiance qui frise l'insubordination. L'attitude de celui qui dit n'être pas prêt à ‘faire acte d'allégeance’ est, pourtant, à ranger dans la rubrique de ces petits gestes politiquement bavards.

Maintenant que le retour de Idrissa Seck est passé du probable au possible, Macky Sall et ses affidés ont intérêt à démontrer leur détermination à ne pas passer pour les agneaux du sacrifice à des retrouvailles dont tout indique qu’elles ne dépendent plus que de quelques détails liés aux agendas des uns et des autres. Au même moment, le rouleau compresseur qui est bien en marche, commence à faire des victimes chez ses partisans. Tous les directeurs généraux de sociétés nationales réputés proches de l’ex-Premier ministre sont sur le point de passer à la trappe. Si ce n’est déjà fait ! Alioune Niang de l’Aser, Serigne Mboup de Petrosen ont été déjà débarqués. Si l’on en croit les bruits de salon, d’autres Dg, coupables de fricoter avec le maire de Fatick, devront s’attendre à monter sur l’échafaud. Disons que c’est l’histoire qui se répète. Est-ce un hasard de calendrier ? En politique, les actes ne sont jamais neutres.

En tout cas, après la ‘déseckisation’, voici venue l’ère de la ‘démackisation’. C’est de bonne guerre, dirait-on. Reste, simplement, à savoir quelle attitude le président de l’Assemblée nationale, vu les moyens politiques qui sont les siens, va adopter face à ce retour en zone de son prédécesseur à la Primature et à cette grande battue contre ses fidèles.

Surtout qu’il se susurre que ce retour de l’ex-futur enfant prodige pourrait passer par une entente entre Idrissa Seck et Karim Wade. C’est connu, en mathématiques : l’ami de mon ennemi est mon ennemi. Et s’il se trouve que cet ami a été votre propre ennemi, on n’a pas besoin de tableau pour faire le croquis des dégâts.

Ibrahima ANNE
Source: Walfadji

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Mardi 7 Août 2007





1.Posté par Pape le 07/08/2007 14:48
Entre nous

Messieurs les journalistes,
L’hypothèse de Macky Sall comme prochain président du Sénégal n’est pas sérieuse.

Macky Sall est devenu premier ministre du Sénégal par accident.
Il n'a pas la carrure d'un homme d'Etat. Alors cessez de nous le présenter comme possible quatrième président du Sénégal.

L'incident du palais que vous relatez confirme plutôt son immaturité en même temps qu'il dévoile son trait de caractère principal, la colère. Il est colérique comme Wade ou en pire car, lui dissimule ses manquements dans du trop plein de caractère. Il n’inspire pas confiance parce qu’il en manque.

Un homme d'Etat doit être posé et d'humeur toujours égale. Il ne doit jamais insulter! Et il doit avoir un visage avenant.

Macky est un arriviste qui a toujours accepté de se ravaler pour ne pas perdre son poste et les avantages bassement matériels qui vont avec.

Quel projet peut-il bien avoir pour le Sénégal? Il ne peut absolument pas lui apporter les solutions attendues. Si jamais il advenait qu'il soit président, il serait de la trempe des Bongo.

Je crois qu'il est grand temps que les barons de la presse (au sens de grands journalistes) reprennent leur plume et veillent en même temps au recadrage du débat politique. Les jeunes journalistes sont trop passionnés et incapables de prendre la distance nécessaire pour analyser avec la froideur qui sied les situations actuelles.
Ils sont du reste pour la plupart, des opposants à Wade. Je les comprends. Mais je leur reproche de ne pas faire le départ entre leur rôle de journalistes et leurs opinions et positions personnelles.

Pas que je sois avec Wade. Je pense que son accession à la magistrature suprême est un mal pour le Sénégal.

Seulement j'ai vu comment la presse est entrain de dériver en débordant de son rôle. Elle s'est tellement cru puissante, qu'elle a voulu jouer au faiseur de roi lors de l'élection présidentielle en voulant porter au dernier moment la candidature de Ousmane Tanor Dieng lorsque Idrissa Seck, a rencontré Abdoulaye Wade à quelques jours de l'échéance de cette élection.

Ce fait extraordinaire est grave et symptomatique. Il montre à quel point cette presse des jeunes est partie prenant dans le "jeu" politique.
Elle est si intéressée que tout ce qu'elle nous sert désormais c'est du politique. Du politique on en veut. Mais à une certaine dose ça enivre. Et je crois que par la faute de cette presse on en est arrivé à ce stade. Ce n'est pas ainsi que vous pouvez mettre le mieux en vue le manquement et les fautes de tout ordre de ce régime. Le pire est que vos analyses sont la plupart du temps superficielles et basées sur votre humeur. Le régime au pouvoir est peu enclin à vous écouter encore moins vous entendre pour régler les problèmes des sénégalais. Sûr que le vieux se dit qu’il n’en est rien des difficultés que vous évoquez car, il vous prend pour des adversaires politiques.

Allez sur le terrain, dans le Sénégal des profondeurs (ne vous contentez pas de la relation de vos correspondants régionaux). Quittez Dakar et vos bureaux et allez faire ne serait ce que deux jours, dans les bleds perdus qui manquent de vivres,d’eau potable, de poste de santé, qui n’ont jamais su à quoi ressemblent l’électricité.
Allez–y et filmez, enregistrez et notez. La diffusion de ces vérités crues sera peut être plus éloquent, plus efficace que toutes vos vociférations passées et présentes.
Autrement, si vous voulez faire de la politque dîtes le et descendez dans l’arène politique.





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