Référence multimedia du sénégal
.
Google

Reportage: Secrets de bijoutiers sénégalais

Article Lu 1966 fois

On entend par bijouterie, l’art de fabriquer en toutes sortes de matières, des métaux les plus fins et plus précieux (or, argent, pierres précieuses) jusqu’aux matières les moins nobles (bois, coquillages,…), des objets destinés à la parure du corps (bagues, colliers, bracelets, boucles d’oreilles,…) enrichis par des ciselures, des gravures ou par des pierres. La bijouterie est un monde inspiré par le luxe, la beauté, la mode, la création, la séduction.



Reportage: Secrets de bijoutiers sénégalais
Coquette et élégante, la femme sénégalaise est toujours parée de bijoux pour agrémenter sa tenue mais ne connaît pas le milieu très fermé des bijoutiers, d’autant plus que ces derniers inspirent la méfiance de par leur maîtrise du feu.

La bijouterie est un monde professionnel souvent mal connu du public sénégalais. De ce monde là, on ne connaît que les parures qui ornent les vitrines des bijouteries. Et gare au bijoutier qui laissera échapper les secrets familiaux de cet art! Comme le chante si bien Salam Diallo, c’est aux « Niénio» qu’appartiennent l’or et l’argent. C’est à cette caste de forgeron que revient le privilège de nous parer de bijoux faits de métaux précieux. Chez les « Niénios », le métier de bijoutier se transmet de père en fils ou de maître à apprenti (sachant que l’apprenti est souvent un membre de la famille) dans l’atelier où seront révélés les secrets et techniques de cet art. D’abord traditionnelle, la bijouterie a commencé à se moderniser dans les années 50 avec les européens qui ont appris aux sénégalais de nouvelles techniques qui se sont développées au fil des ans.

Alors qu’avant tout se faisait à la forge avec un soufflet fait en peau de chèvre aujourd’hui, les ateliers se mécanisent avec l’utilisation de ventilateurs mécaniques actionnés manuellement ou électriquement et l’apparition du chalumeau qui grâce à sa grande souplesse d’utilisation permet la réalisation de bijoux plus fins et la naissance d’une création alliant le métissage de l’Europe et l’Afrique. L'outillage mécanique offre de grandes ressources aux fabricants, et leur permet de simplifier considérablement les anciennes pratiques de la bijouterie basées uniquement sur le martelage, la belle bijouterie cependant exige des ouvriers habiles soit pour orner, soit pour terminer les bijoux.

Fondeur, soudeur, polisseur, lapidaire (taille et polit les pierres précieuses) et joaillier, un bijoutier au Sénégal est tout cela à la fois. Il occupe tous les maillons de la chaîne dans une bijouterie, de l’achat de matières premières à la vente en passant par la création. Pour créer ses bijoux qui orneront plus tard le corps de leurs clients, ces artisans s’approvisionnent en or dans les banques étrangères mais aussi dans les pays de la sous région (Guinée, Mali et Sierra Leone) si ce n’est de la récupération. Toutefois, les bijoutiers sénégalais envisagent très prochainement la création de ce qu’ils appellent un « comptoir » où ils pourront acheter les matières premières nécessaires à leur travail et ils n’auront plus à faire face aux ruptures de stock qui deviennent de plus en plus communes. L’argent quant à lui provient essentiellement de France et les pierres précieuses ou semi-précieuses sont dénichées dans les foires et auprès de revendeurs.

Les matières premières réunies, le métal est filtré avant de débuter la création. Au Sénégal, l’or employé par les bijoutiers est à 18 carats. Et quand l’or acheté fait 24 carats, il est mélangé avec de l’argent ou du cuivre. La plus grande partie des bijoux est créée selon la demande des clients mais aussi de répliques de créations étrangères et d’idées puisées ça et là dans la vie de tous les jours. Les lignes peuvent être libres avec une mouvance de courbes et d’éléments décoratifs floraux, mais aussi géométriques avec des couleurs et des formes nouvelles. Le Sénégal est fier de ses artisans dotés d’un talent exquis et hors pair qui confectionnent différents articles en or, en argent et en bronze. Toutefois, pour que la qualité du bijou sénégalais soit reconnu, il faut que ces artistes puissent s’adapter à la mode en puisant dans leurs propres inspirations pour présenter des idées multiples, originales et artistiques afin de produire des bijoux de style.

Avec la collaboration de la bijouterie “ Kassoumay”
et l’atelier El Hadj Niang que nous remercions.

Reportage: Secrets de bijoutiers sénégalais

Reportage: Secrets de bijoutiers sénégalais

Reportage: Secrets de bijoutiers sénégalais

Reportage: Secrets de bijoutiers sénégalais

Reportage: Secrets de bijoutiers sénégalais


Sandra
Source: Le 221

Article Lu 1966 fois

Mercredi 12 Septembre 2007





1.Posté par KSC le 13/09/2007 02:24
Les senegalais sont les meileurs en matiere de bijouterie. Il faut perseverer.


Dans la même rubrique :
< >

Mercredi 7 Décembre 2016 - 13:10 L’adultère est-il devenu une banalité ?

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State