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Rentrée des classes 2007-2008 : C’est Parti Pour Une Année Scolaire Hypothéquée

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Une semaine tout juste après la rentrée officielle des classes au niveau du personnel enseignant et administratif, c’est au tour des élèves de reprendre ce jour, lundi 08 octobre, le chemin des classes. Plus de deux millions de potaches de l’enseignement élémentaire et secondaire entament de fait une année scolaire lourde de menaces, en raison des hypothèques posées sur le déroulement normal des apprentissages par des organisations syndicales enseignantes déterminées à remporter vaille que vaille leur bras de fer avec l’Etat, quel que soit le prix à payer par l’école.



Rentrée des classes 2007-2008 : C’est Parti Pour Une Année Scolaire Hypothéquée
L’année scolaire 2007-2008 démarre officiellement aujourd’hui pour les élèves des onze (11) régions du Sénégal. Plus de deux millions de potaches de l’enseignement élémentaire et secondaire rejoignent les classes pour commencer toutefois leurs apprentissages sous des auspices qui s’avèrent fortement préjudiciables. L’école sénégalaise qui se retrouve confrontée de manière structurelle à un sérieux défi de gestion du système et de pilotage de la qualité, est assaillie de toutes parts par des spasmes révélateurs d’une tension sociale profonde.

Quelques jours à peine après la rentrée du personnel d’encadrement pédagogique, les organisations syndicales enseignantes annonçaient la couleur de la lutte revendicative permanente qui allait assaillir le champ éducatif sénégalais si les autorités ne s’empressaient pas à apporter une solution définitive aux accords signés en mai 2007. Par une sortie assez virulente le mercredi 03 octobre, l’Intersyndicale enseignante regroupant près de dix-huit organisations syndicales décrétait 72 heures de grève pour le 24, 25 et 26 octobre en guise d’avertissement solennel aux pouvoirs publics.

Les camarades d’Atoumane Diaw, le coordonnateur du cartel syndical, dénonçaient par là le peu d’empressement manifesté par les pouvoirs publics pour matérialiser les protocoles d’accords contractés avec les syndicats d’enseignants, respectivement en 2003, 2006 et au cours des négociations bipartites de mai dernier, dans lesquelles d’ailleurs le Président Abdoulaye Wade avait directement fait intervenir son arbitrage (voir par ailleurs) . Rappelons-le : ces accords portaient sur un ensemble de points revendicatifs se cristallisant en gros sur l’attribution de parcelles d’habitation dans la zone d’aménagement concerté de Mbao et dans les régions, la formation diplômante, l’extension de l’indemnité de recherche documentaire…

Malheureusement, selon les organisations syndicales enseignantes qui appellent à des concertations diligentes avec les pouvoirs pour arrêter d’un commun accord les modalités de mise en œuvre de ces accords et leurs échéanciers, l’Etat sénégalais tarde à s’inscrire dans la même dynamique de sauvegarde de l’école sénégalaise.

La hache de guerre semble ainsi déterrée dans le système éducatif à la veille de cette rentrée scolaire et le spectre des troubles majeurs qui ont jalonné le déroulement normal des apprentissages au cours des deux dernières années, avec les grèves du Cusems en 2005-2006 et de l’Intersyndicale en 2006-2007, tend à se préciser au grand dam d’une école en plein désarroi.

Le début de l’année scolaire s’annonce à dire vrai difficile pour les élèves de l’élémentaire comme pour ceux d niveau secondaire avec une rentrée des classes qui risque d’être une simple formalité administrative, tant les conditions d’une année scolaire perturbée sont omniprésentes. Une école dont le développement est victime de deux irrédentismes, ceux de l’Etat et des syndicats, sans nul doute oui.

Source: Sud Quotidien

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Lundi 8 Octobre 2007





1.Posté par zou le 08/10/2007 14:29
Pourquoi sacrifier 1/2 millions d'enfants pour des questions qui peuvent être différé plus tard en attendant de trouver des solutions. La politique du tout ou rien est tout simplement blâmable. Au rythme ou vont les revendications des enseignants. On arrivera au point où on ne construira plus de salle de classe. Les étudiants finiront par acheter eux mêmes leur nourriture sans subvention de l'Etat. Nos braves parents, malgré leurs maigres ressources préféreront envoyer leurs enfants dans des écoles privés, à leurs frais. Les enseignants n’auront qu’un seul souci, non pas la stratégie à déployer pour rendre leurs élèves plus studieuses, ni former de vrai leader de demain, mais comment faire abdiquer leurs ministères de tutelle sur telle ou telle plate-forme.

PS: s'il y a un secteur qui a bénéficié des largesses de l'alternance, c'est bien l'éducation nationale; mais c'est le mouvement syndical qui est ainsi fait. Aujourd'hui, il te réclame 100, tu leur remets 100 + 25 et le lendemain il te donne une raclée pour un simple rajout !

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