Référence multimedia du sénégal
.
Google

Reconstitution et refondation de la famille libérale : Une nécessité incontournable avant 2012

Article Lu 1580 fois

Les épreuves de la gestion du pouvoir et la difficulté de les surmonter ont laissé d’importantes séquelles. Les guerres fratricides et les remous ont abouti à une dislocation du Pds, dont les militants sont éparpillés dans trois principales formations politiques. Après son revers et ses disgrâces des années 2004, 2005 et 2006, Idrissa Seck a créé le parti Rewmi composé en majorité de militants du Pds. Macky Sall, lui aussi, se sentant persécuté par le régime, est allé mettre en branle son patrimoine humain en créant l’Apr. Lors des locales de mars 2009, les 4,5 % de Macky Sall et les 8 % de Idrissa Seck, additionnés aux 38,5 % de la coalition Sopi font exactement les 51 % nécessaires pour garder la majorité.



Reconstitution et refondation de la famille libérale : Une nécessité incontournable avant 2012
Par ailleurs, il existe d’autres factions dans le Pds qui ne favorisent pas la jonction et les synergies efficaces des actions. D’abord, les mouvements de soutien doivent être dissous dans le parti et les mouvements comme Waccoc Alternance doivent faire l’objet d’une écoute et d’une attention pouvant les inciter à taire les revendications. Ensuite, la Génération du concret, malgré la bonne qualité de l’idéal dont elle est porteuse, se comporte comme une secte qui risque d’exacerber les querelles et les conflits fratricides au sein du parti. Nous invitons ainsi le frère secrétaire général, Me Abdoulaye Wade, a prendre son bâton de pèlerin pour le retour effet effectif de Idy et Macky, mais également pour stopper le clanisme pernicieux qui gangrène le parti. A terme, la reconstitution de la famille libérale aura un triple effet :

- montrer au Sénégalais notre esprit de dépassement et nos vertus unitaires, - construire une nouvelle majorité autour d’un grand mouvement présidentiel restructuré et démocratiquement organisé,

- éviter l’infamie de perdre le pouvoir au bout de 12 ans seulement et l’interruption d’un programme socioéconomique ambitieux et prometteur.

L’audit politique des structures initiales : un levier crucial pour faire mieux

Le Pds était déjà un parti politique bien structuré. Comme tout parti politique, il est composé à la base de sous-sections, de sections et de coordinations au niveau local. Plusieurs structures institutionnelles doivent s’occuper du travail d’encadrement, de planification et de formation. On peut en citer par ordre d’importance : le Comité directeur (ancien bureau politique), la Cellule d’initiative et de stratégie (Cis)), l’Ujtl, le Meel et d’autres responsabilités créées après 2000 telles que la Direction des structures et la Commission de discipline. Ces dernières responsabilités créées prouvent que des velléités de résolutions des difficultés du parti ont toujours été engagées. Mais les problèmes sont demeurés et c’est ce qui, à mon avis, valide le statut de constante du frère secrétaire général, qui a permis de décanter certaines situations confuses. Dès lors, pour mieux réussir le schéma organisationnel et rationaliser le fonctionnement de la nouvelle structure, l’audit politique de toutes les structures initiales représente, à mon sens, un levier crucial qu’il ne faut pas négliger. Ceci est un préalable qui conditionne la viabilité et la capacité d’auto-stabilisation des démembrements et des structures de la nouvelle formation mise en orbite. Il s’agit de constituer un panel de jeunes militants disposant des compétences requises pour

- effectuer un diagnostic global des difficultés du parti,

- espionner et apprécier le niveau d’activités des responsables à la base, - faire un rapport d’enquête relatant de manière expresse les défauts de fonctionnement des structures de direction et de base, l’utilisation faite des fonds alloués, le niveau de satisfaction des militants, le niveau de qualification des responsables ainsi que la qualité de leurs prestations communicationnelles.

La création d’un comité de pilotage : Un raccourci face à l’urgence Dans le contexte actuel de gestion du pouvoir, il sera difficile pour certains responsables de réfléchir efficacement sur un programme de restructuration. Le cumul des responsabilités politiques et gouvernementales est d’ailleurs une cause importante du découragement à la base puisque les militants arguent ne voir les responsables qu’à des élections. Il est donc difficile de concilier postes de responsabilité et gestion efficace des militants, même si la logique impose de pouvoir le faire. En tout état de cause, cette capacité n’est pas le fort des principaux responsables du Pds, chez qui, il faut l’avouer, la gestion des sinécures a primé sur la gestion des militants, qui ne se limite pas seulement à en recruter au sein d’une agence de l’Etat ou d’un cabinet ministériel.

Mais, pour éviter que cette situation n’éclabousse la campagne de restructuration, je propose qu’un comité de pilotage dédié à la tâche soit créé sans délai. La création d’un tel comité permettra d’accélérer le processus de restructuration, notamment à travers des instructions en termes de délais. Cette stratégie consiste à recruter dans le parti et chez des sympathisants, des hommes et des femmes mandatés pour la réflexion, la programmation, le schéma organisationnel de ce nouveau parti présidentiel. Il s’agira ainsi d’une équipe composite, bien rémunérée, disposant d’une logistique appropriée et limitée à une dizaine de personnes compétentes, expérimentées et comprenant la sociologie du Sénégal. La tactique que je propose à ce comité de pilotage peut être élaborée comme suit :

1°) - Lancer sans délai une mission de benchmarking de quelques jours auprès de l’Ump en France (10 jours maximum).

2°) - Proposer ensuite et immédiatement un plan chronogramme d’actions d’un maximum de cinq mois, assorti d’un engagement de respect des délais. 3°) - Pendant la mission, organiser des séminaires hebdomadaires avec des responsables libéraux afin de fortifier les propositions.

4°) - Faire des séances de récapitulation bimensuelles élargies aux responsables pour la validation à l’unanimité des décisions. Cela peut consister à organiser les bilans des étapes suivantes :

1 mois pour une étape n°1 : Etat des lieux, inventaires des erreurs et inepties à éviter

2 mois pour une étape n°2 : Schéma organisationnel, choix des dénominations, révision du devise et des slogans.

1 demi-mois pour une étape n°3 : Rencontre avec les principaux acteurs et responsables concernés et le frère secrétaire général en premier pour soumettre les propositions.

1 mois pour une étape n°4 : prise en charge et une résolution méthodique des désaccords basés sur un large consensus et réalisé par des rencontres élargies à tous les responsables actuels du Pds.

Proposition pour la réadaptation du projet de société

L’exercice du pouvoir n’a pas été facile pour le Pds pour deux raisons. La première raison est que l’héritage socioéconomique et politique est assez chaotique. La deuxième raison plus importante est que Me Wade a eu du mal à discipliner et canaliser ses militants, dont les tiraillements et les chantages ont négativement influé sur la gouvernance du pays. Nous avons dit que la création d’un grand parti présidentiel mettra les militants au pied d’égalité afin que l’argument de l’ancienneté soit dissipé. Les leaders du Pds sont donc censés être assez expérimentés, aussi bien en termes de responsabilités gouvernementales que de gestion militante, pour repenser de manière consensuelle les méthodes et les pratiques dans le cadre du nouveau parti présidentiel qui aura été créé. Il s’agit donc de savoir tirer les leçons de neuf ans d’exercice du pouvoir. L’idéologie libérale dont nous nous réclamons, doit être de plus en plus adaptée aux exigences du peuple sénégalais afin d’en faire un modèle qui aura vocation à inspirer les autres Etats africains.

Savoir tirer les leçons de neuf années d’expérience du pouvoir

Neuf années se sont déjà écoulées depuis l’instauration d’un pouvoir libéral au Sénégal. L’année 2012, échéance électorale stratégique, va alors clôturer 12 années d’exercice du pouvoir. Toutefois, les problèmes évoqués ci-dessus, expliquant en grande partie la débâcle de la coalition Sopi aux élections locales de mars 2009, nous mettent devant l’impératif de se mettre dans une meilleure dynamique de gouvernance portée par un grand parti présidentiel, comme nous l’avons proposé. Les neuf années d’exercice du pouvoir ont été riches d’enseignements qui ont une double facette.

D’une part, le projet de société libéral proposé et appliqué aux Sénégalais est porteur d’un espoir certain qui peut être étayé à travers les vertus du libéralisme tel qu’il a permis aux Etats-Unis et à l’Angleterre de se loger et de se maintenir dans une dynamique de développement économique enviable.

L’argumentaire en faveur du néolibéralisme est fortifié par le déclin définitif du bloc communiste en 1990, lors de la chute du mur de Berlin.

L’Entreprise est le moteur du développement du Sénégal et le président Wade s’est engagé depuis 2000 à créer toutes les conditions pour encourager les initiatives privées dans le pays. L’Apix a été immédiatement créée en 2000 pour encadrer les opérateurs privés et un vaste programme de construction d’infrastructures permet actuellement de constater les nombreuses voies de transports, d’échangeurs, de ponts ainsi que l’autoroute à péage Dakar - Diamniadio dont le premier tronçon sera livré en cette année 2009. Des efforts importants ont été également consentis pour améliorer le pouvoir d’achat des ménages par des augmentations significatives de salaires. Mais la crise économique mondiale est venue accentuer l’inflation au point de phagocyter tous ces efforts d’amélioration du pouvoir d’achat.

D’autre part, il faut reconnaître que de multiples erreurs ont été commises, d’abord dans la communication du gouvernement, mais également dans le choix des hommes et dans la ventilation des responsabilités publiques. Ces quelques erreurs ont été fatales au point d’occulter toutes les autres réalisations qu’une bonne communication et un recours à des compétences avérées auraient pu permettre d’éviter. Malheureusement, les Sénégalais n’ont perçu que cette image de quelques favorisés de l’Etat au milieu d’un océan de misère. De cette situation peuvent être tirées plusieurs leçons indispensables à la correction des manquements. Dorénavant, la gestion du pouvoir doit se faire selon l’hypothèse qu’il faut une alternative à ce qui s’est fait jusqu’à présent pour espérer réaliser du mieux qu’on pourra la reconquête des cœurs des Sénégalais. Ma conviction est donc que :

- il faut adopter une nouvelle ligne de conduite taillée sur la prise de conscience des erreurs passées,

- la communication du gouvernement doit être strictement recentrée sur la perceptibilité des importantes réalisations du président Wade, - un projet de société amendé sur la base de cette prise de conscience doit être élaboré pour le grand parti présidentiel qui va être créé.

Aly MANGASSA
mangassaa@yahoo.fr
Source Walfadjri

Article Lu 1580 fois

Vendredi 16 Octobre 2009




Nouveau commentaire :
Twitter


Dans la même rubrique :
< >

Mardi 6 Décembre 2016 - 13:42 « Khalifa Sall n’est plus dans le Ps »

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State