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Réaménagement ministériel : Djibo Kâ 'Rétrogradé' en son absence

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Djibo Leïty Kâ, ministre d’Etat, ministre de l’Economie maritime cède sa place à Souleymane Ndéné Ndiaye. Au delà d’un simple jeu de chaises, se cache une véritable tactique politique mettant en mal l’alliance dite stratégique et recentrant les rôles dans la perspective de l’inévitable succession.



Réaménagement ministériel : Djibo Kâ 'Rétrogradé' en son absence
Dans le jargon des constitutionnalistes, ce qui s’est passé hier s’appelle ‘réaménagement’. Parce que consacrant, simplement, une permutation entre deux ministres. Le techniquement correct ajouterait que c’est pour des ‘raisons d’efficacité’. Mais, en tentant de faire l’exégèse de cet acte, il est fort possible d’y voir des motivations souterraines que seuls les politistes pourraient aider à décrypter. A défaut de l’être, l’on peut tenter un faisceau d’explications profanes qui pourraient toutes nous conforter dans notre conviction que l’alliance stratégique commence à avoir des fissures. Et pour ce faire, il faut remonter aux origines de cette alliance dont un congrès de l'Union pour le renouveau démocratique avait servi de rampe de lancement. Cette alliance devait aller, au pire des cas, au-delà de 2007 et, à décrypter les déclarations des uns et des autres, devait aider à mettre en scelle un Djibo Kâ dans la posture du troisième larron.
La question de la succession de Wade étant du domaine du tabou au niveau du Pds, les relations entre Wade et ses fils étant telles qu'un dauphin n'a pas de place dans son entourage, le leader de l'Urd a, certainement, mûri l’idée de se servir de cette tare congénitale pour concrétiser son rêve toujours caressé de devenir le quatrième président de la République du Sénégal.

D'ailleurs, lui-même ne nie pas avoir en ligne de mire la perspective d'être, après Wade, ‘celui sur qui les Sénégalais porteront leurs suffrages’. Ce qui donne à cette alliance, plus qu'un jeu politicien pour la gestion d'intérêts immédiats, l'image d'une gymnastique politique où se joue, à la vérité, la succession de Me Abdoulaye Wade. Dans cette optique, il fallait, d’abord, intégrer sa sphère, en mesurer les forces et faiblesses.

Instruit par ses virevoltants choix d'un entre-deux tours où il aura laissé beaucoup de plumes, Djibo Leyti Kâ évite, coûte que coûte, les erreurs du passé pour s'inscrire dans la trajectoire d'un réalisme politique qui peut difficilement être pris en défaut. Un tel schéma politique postulait un soutien logique à la candidature de Wade à l'élection présidentielle de 2007. Ce que Djibo a fait, en y jouant les premiers rôles. Non sans revendiquer, dès le lendemain de la présidentielle, la part significative que lui et les siens ont eue dans la victoire de Me Wade. Ce qui, d’ailleurs, était plus accommodant par rapport à ses ambitions de se mettre, un jour, à la place de l'actuel président de la République.

Mais voilà que fin tacticien, Me Wade ‘révise’ tous ces calculs. Premier acte de révision du pacte : la tentative de Wade de délester l’Urd de son deuxième portefeuille ministériel. A ce niveau, il aura fallu tout l’entregent de DLK pour sauver les meubles (Voir Walf n° 4577 du 22 juin 2007). Le deuxième acte a été signé hier avec le largage du secrétaire général de l’Urd sur la terre ferme de l’Environnement. Cela, au moment même où Djibo Kâ est en mission à l’étranger. Soustraire de son giron le très stratégique département de l’Economie maritime pour le confier à un proche, ci-devant ministre d’Etat, Directeur de cabinet du président de la République, si ce n’est pas du lâchage, cela en a tout l’air. Mais, au-delà du simple lâchage, il y a qu’avec les nouveaux enjeux qui se dessinent dans le secteur (concession du terminal à containers à Dubaï Ports World, projet de construction du port minéralier de Bargny et tant d’autres affaires en rapport avec l’Economie maritime), la realpolitik ou la prudence, tout court, impose de confier pareils dossiers où tout ne doit pas se savoir à des personnes qui ne sont pas susceptibles d’entrer en concurrence directe avec soi ou avec ses proches dans les plus proches échéances politiques.

S’y ajoute que dans le vocable ‘Economie maritime’, il y a, comme dirait l’autre, à boire et à manger. Me Wade pouvait-il continuer à souffrir qu’un autre non estampillé Pds continue à l’administrer ?

Ibrahima ANNE
Source: Walfadji

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Vendredi 6 Juillet 2007





1.Posté par malaw le 06/07/2007 23:35
Bonsoir à tout le monde et merci à tous les internautes pour ces contributions qui alternent subjectivité et objectivité. J'ai parcouru tous ces textes et je me rends compte que dans chaque témoignage il y a une dose de pré-texte, je veux dire de raisons sous-jacentes. Ceci dit, je pense qu'on tourne le plus souvent autour du pot en essayant de s'en prendre à la forme: Djibo et non au fond du problème la restructuration du gouvernement de Soumaré. On apprend par ailleurs que ce dernier je veux nommer notre Premier ministre n'est informé qu'en conseil des ministres. Et je pense que cet acte aussi mérite réflexion.
Mais restons sur le fond, c'est à dire le départ de Djibo qui, à mon avis, n'a rien à voir avec la personne de Djibo ou son passé comme le préconise Marvel que je respecte beaucoup. Qu'est ce qui se cache derrière cet acte posé par Wade. En quoi Djibo peut-il gêner en restant à son poste ministériel? Pourquoi attendre qu'il soit hors du pays pour le détrôner? Si vous suivez bien l'actualité du pays, vous devez retenir l'acquisition d'un terminal par Dubaï au profit de Bolloré. Je ne parle pas de la quantité éloquente de drogue saisie ni du probable port de Bargny. Ce qui veut dire que ce secteur attire et va encore attirer des sommes manifestes d'argent venues, encore une fois, d'un monde arabophone, c'est à dire du monde du petit Karim. D'où l'intérêt d'y mettre un homme de confiance qui ne manifeste aucune ambition politique, qui, le moment venu, peut retarder ou perturber le plan du maître : introniser son fils.
Je pense que le débat doit tourner autour de cette question: pourquoi écarter Djibo, si tout est transparent dans l'acquisition du terminal par Dubaï? Cher compatriotes, une chose est sure, Wade, comme il dit lui même, connait bien la mentalité des Sénégalais. Il sait que dans notre pays, l'argent gère tout et facilite tout. D'où l'importance d'aider son fils à accroître sa fortune. Et nul n'ignore aujourd'hui que le sieur Karim roule maintenant sur de l'or et du pétrole. Par conséquent, il va bientôt amorcer la conquête du pouvoir qui n'est plus qu'une question de mois ou de jours. Et attendant, son père va continuer à nous berner.


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