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Ratification de la convention sur le droit international des migrants avec l'Italie : Le Sénégal traîne les pieds

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En vue de pousser le Sénégal à ratifier la convention des Nations Unies sur le respect des droits des migrants, la coopération italienne au Sénégal, en collaboration avec l’Institut des droits humanitaires, a organisé hier une table ronde pour sensibiliser les experts sénégalais sur l’importance de la convention.



Ratification de la convention sur le droit international des migrants avec l'Italie : Le Sénégal traîne les pieds
Les Sénégalais vivant en Italie constituent l’une des communautés étrangères les plus importantes d’Europe. Ce qui exige la ratification par leur pays d’origine de la Convention des Nations unies pour le respect des droits des migrants. C’est pourquoi, explique l’ambassadeur d’Italie, Guisseppe Calvetta, son pays propose au Sénégal la mise en place d’un consensus sur les différents types de négociations pour assurer le respect des droits de cette communauté. Les Italiens veulent ainsi pousser Dakar à ratifier la convention des Nations Unies sur le Droit des migrants. Car, précise le diplomate, ‘la crise économique n’a pas profondément touché les Sénégalais vivant en Italie. La plupart d’entre eux sont rentrés au bercail de par leur propre initiative -’. Cependant, l’ambassadeur d’Italie à Dakar encourage le Sénégal à ratifier avec Rome la Convention des Nations unies qui, selon lui, constitue un important traité international dans le domaine de la protection des droits des travailleurs migrants. Selon lui, le but de la Convention est de protéger les travailleurs migrants et les membres de leur famille, en améliorant le respect des droits de l'homme. De par son existence, elle constitue un standard moral, servant de guide et de tremplin pour la promotion des droits des travailleurs migrants dans tous les pays engageant tous les Etats.
Sur cette lancée, le président de l’Institut des droits humanitaires, Maurizio Moréno, estime que pour le respect des normes de la migration, les rapports entre le pouvoir souverain de l'Etat et le respect des droits de l'homme ne sont guère faciles à bien des égards. ‘De tout temps, la souveraineté de l'Etat a reposé sur l'exercice d'une juridiction exclusive à l'intérieur de ses frontières, sans ingérence ni intervention d'autres Etats’, rappelle-t-il. Et selon son analyse, les effets et l'influence grandissante des normes relatives aux droits de l'homme ainsi que d'autres facteurs ont, cependant, modifié cette perception. Désormais, ce n'est plus la seule sécurité de l'Etat qui importe, mais également la protection des personnes contre les menaces pour leur dignité et le respect des droits de l'homme fondamentaux. ‘Nombre de conventions et de traités précisent les obligations en matière de droits de l'homme et prescrivent des mécanismes de mise en œuvre visant à promouvoir le respect de leurs dispositions. La plupart des instruments fondamentaux, par exemple le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ont été largement ratifiés et ont de ce fait acquis force exécutoire pour la plupart des Etats du monde. Néanmoins, bien des Etats n'adhèrent pas à maints traités et ne sont donc pas liés par les obligations qui en découlent’.

La question de savoir si tous les Etats doivent respecter un noyau de droits a été au centre d'une longue controverse et d'un désaccord juridique. Mais l'existence d'un ‘noyau dur’ de droits dont certains peuvent s'exprimer sous forme d'interdictions est généralement admise et elle détermine les garanties minimales auxquelles tout être humain peut prétendre. Ces droits sont réputés exister dans le ‘droit coutumier’, ce qui signifie qu'ils sont reconnus en tant que loi.

Selon Richard Perruchoud, directeur du Droit international et des Affaires juridiques de l’ambassade d’Italie, il est temps de se pencher attentivement sur les multiples dimensions de l’enjeu que représentent les migrations, car il concerne aujourd’hui des centaines de millions de personnes et a une incidence sur les pays d’origine, de transit et de destination. Il nous est nécessaire de mieux comprendre les causes des flux internationaux humains et leurs relations complexes avec le développement.

Pour sa part, le représentant du ministre de Justice, le juge Demba Kandji, a rappelé que les pouvoirs publics sénégalais apportent une contribution très significative à la lutte contre la migration irrégulière à travers une synergie des secteurs d’administration impliqués dans la lutte comme le département de la Justice, ceux de l’Intérieur et des Affaires étrangères. Et de ce fait, le Sénégal usera de tous les moyens disponibles pour respecter de la dignité des Sénégalais de l’extérieur.

Paule Kadja TRAORE
Source Walfadjri

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Mercredi 9 Décembre 2009





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