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Ramadan: Abstinence et quête de la crainte révérencielle

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C’est parti pour 29 ou 30 jours d’abstinence. Le Ramadan est une sorte d’invite à la pureté originelle de l’âme. Un renoncement de soi qui signifie, en d’autres termes, oubli du corps. Celui-ci (corps) peut être défini, de façon caricaturale, comme un assemblage de muscles, d’os, de nerfs… nous permettant d’être au contact du monde extérieur.



Ramadan: Abstinence et quête de la crainte révérencielle
Le corps est donc le siège de nos sens. Or, le Ramadan n’est pas seulement abstinence alimentaire, il est aussi synonyme de « maîtrise des sens » (lire papier d’Omar Diaw « Abstinence et quête de la crainte révérencielle »). Ce n’est pas un hasard si les religions révélées assimilent le corps au diable, à Satan, c’est-à-dire celui qui détourne les fidèles de la voie du Paradis. Parce qu’il est le siège des sens, que le corps nous fait goûter aux plaisirs de la vie. Grâce à lui, on peut apprécier le beurre, la vendeuse du beurre et la vache qui l’a produit. Et d’autres choses merveilleuses dont je me garderais de désigner par leur nom « mondain ». Il est synonyme de pulsions, sexualité, libido et autres « sensualités ».

Et le sens de la foi, c’est justement de nous libérer de la tyrannie de nos sens, en nous enseignant la maîtrise de soi. Une sorte d’élévation de l’âme, d’ascèse qui permet au fidèle de se départir d’un corps de plus en plus lourd parce que réceptacle du monde sensible. En somme, le Ramadan nous incite à enchaîner, à défaut de la tuer, la petite bête qui est en chacun de nous.

Oui, refuser au Minotaure - (Le Minotaure, en grec ancien/ Min_tauros) est un monstre fabuleux à corps d’homme et tête de taureau apparaissant dans la mythologie grecque – de danser la samba, le « jafandou » ou le « blokàs », est l’un des sens de ce mois des privations. Le jeûne est donc cette quête permanente, cette recherche effrénée du Minotaure au fond du labyrinthe, une sorte d’épreuve initiatique visant à détruire le monstre bestial.

Et j’entends d’ici Nietzsche, auteur de « Humain, trop humain », théoricien de la « libéralisation » des sens, pousser un rire moqueur. Xaram ! Enchaînons le Minotaure, fermons à mille tours l’entrée principale du labyrinthe, parce qu’à tout moment il peut briser les chaînes. Humain, trop humain !

Par Bacary Domingo MANE
Source: Sud Quotidien

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Vendredi 14 Septembre 2007

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