La révision des listes n'a pas encore de sens pour les responsables de l'Alliance pour la République (Apr) de Pikine. En assemblée générale avant-hier samedi au siège de leur parti à Pikine Tally Boubess, les responsables locaux de l'Alliance pour la république (Apr) ont dénoncé «le blocage de la révision des listes électorales avec la rétention de la confection des cartes d'identité et d'électeurs». Par conséquent, ils exigent la prolongation de la durée de révision des listes jusqu'au mois de décembre au moins. «Nous condamnons le blocage de la révision des listes électorales liée à l'arrêt de la confection de cartes d'identités et d'électeurs. Cette situation n'honore pas notre pays qui dit incarner la démocratie. Non plus, cela ne facilite pas le dialogue politique qui doit obéir à des gages de transparence», a déclaré Abdoulaye Timbo, le coordonnateur départemental de l'Apr à Pikine. Et de se désoler du fait que, à l'en croire, depuis octobre 2009, des Sénégalais peinent à avoir une carte d'identité qui fait pourtant office de la citoyenneté d'un individu. «C'est aussi un handicap majeur pour les élèves et étudiants qui veulent se rendre à l'étranger pour poursuivre leurs études», déplore Abdoulaye Timbo.
Vu l'impact négatif de ce blocage sur la révision des listes électorales, ces proches de Macky Sall proposent «la prolongation de la révision jusqu'en décembre prochain». Mieux, Abdoulaye Timbo et compagnie veulent formaliser leur proposition. «Nous allons faire une note écrite aux autorités pour leur suggérer de prolonger la révision jusqu'à décembre pour permettre aux Sénégalais de s'inscrire sur les listes électorales», affirme le coordonnateur de l'Apr à Pikine.
Cette rencontre a servi aussi de tribune à ces partisans de Maky Sall pour dire leur mot sur les inondations qui ont suscité la colère des habitants des communes d'arrondissement de Gounass et Yeumbeul Nord contre les autorités. «Cette situation est désolante et dégoutante parce que les populations se trouvent dans l'eau depuis plusieurs années et aucune solution viable n'est envisagée par les gouvernants, sinon vouloir loger les populations sous des tentes sans sécurité, sans hygiène», dit le coordonnateur de l'Apr. Pour lui, les populations ont raison de réagir vigoureusement pour n'avoir pas été consultées par les autorités en prenant la décision de les transférer. Aussi met-il en garde les autorités qui veulent «déguerpir les populations sans la moindre concertation».
Théodore SEMEDO
Source Walf Grand Place