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REVELATIONS - Plan secret américain au profit d’Israël à Gaza : Condoleezza Rice et 4 Etats de l’Oci pour liquider le Hamas

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Ce n’est pas à proprement parler une surprise, c’est une confirmation des bruits de couloir au sein des cercles politiques et diplomatiques liés au conflit entre Israël et la Palestine. Et, c’est le magazine américain d’investigations Vanity Fair, qui s’en fait l’écho. Dans un article intitulé «La bombe de Gaza», le britannique David Rose met au grand jour le «complot» par lequel l’Administration du Président Georges W. Bush a tenté de ramener au pouvoir le Fatah de Mahmoud Abbas. Le mouvement dirigé par le président de l’Autorité palestinienne avait perdu les élections législatives de janvier 2006 au profit du Mouvement de la société islamique (Hamas). Sur la foi de documents et de témoignages divers, Rose explique dans le détail l’opération clandestine armée dont les deux cerveaux sont la Secrétaire d’Etat, Condoleezza Rice, et Eliott Abrams, Vice-conseiller en sécurité de la Maison Blanche. Cheval de Troie engagé pour la circonstance : le très ambitieux et très brutal Mohamed Dahlan, ancien chef de la «Sécurité préventive palestinienne» dont la mission était de prendre le pouvoir à Gaza, fief du Hamas, grâce à l’armement lourd fourni au Fatah par les Etats-Unis. Et selon Rue89.com, c’est à la mi-mai 2007 que les chefs de la sécurité du Président Mahmoud Abbas ont remis au général Keith Dayton la liste des armes à acheter pour l’opération. Dayton est l’américain qui coordonne la sécurité d’Israël dans la zone.

Selon Vanity Fair, c’est l’échec de cette entreprise de liquidation politique qui a poussé le Mouvement de la société islamique à prendre le contrôle de toute la Bande de Gaza. «A mes yeux, ce qui s’est passé ressemble moins à un coup du Hamas qu’à une action préventive contre un coup préparé par le Fatah», clarifie David Rose. «Le plan secret a eu un effet contraire, provoquant un nouvel échec pour la politique extérieure de Georges Bush», a-t-il ajouté.

L’opération, selon le journal, a bien évidemment reçu l’onction de l’Etat d’Israël, partie prenante et puissance occupante de la Palestine. Mais en amont, un émissaire du Département d’Etat, après avoir rédigé et présenté un mémorandum au Président Abbas, a clairement indiqué à ce dernier qu’il n’avait pas le choix, ajoute le magazine. Si le Hamas n’accepte pas d’être membre d’un gouvernement du Fatah, qui «respecte les conditions du Quartet», Abbas devra se résoudre à décréter l’état d’urgence et organiser plus tard de nouvelles élections législatives. Le Quartet est composé des Etats-Unis, de la Russie, de l’Union Européenne et des Nations-Unies. «Si vous agissez dans ce sens, nous serons là pour vous aider matériellement et politiquement», rapporte le mémorandum, d’ailleurs largement cité sur le site de Rue89.com.

Patronne du Département d’Etat, Condoleezza Rice a pesé de tout son poids pour que le projet d’élimination du Hamas de la Bande de Gaza aboutisse. Elle qui a «personnellement» appelé au téléphone les dirigeants de l’Egypte, des Emirats Arabes Unis, de la Jordanie et de l’Arabie saoudite afin qu’ils participent au financement de l’opération en alimentant des comptes bancaires «liés au Président palestinien». Rue89 rappelle à ce sujet les similitudes de «Gazagate» avec le scandale de l’«Irangate» ou Iran-Contra. Au milieu des années 80, l’administration du président Ronald Reagan vend des armes à la République islamique d’Iran pour «faciliter» la libération d’otages américains alors détenus par le Hezbollah libanais. Les revenus du trafic devaient être versés aux Contras, opposition armée au gouvernement sandiniste du Nicaragua. Les opérations avaient été menées à l’insu du Congrès, par l’intermédiaire d’Israël et alors même que l’Iran khomeyniste était sous embargo. L’un des acteurs du scandale se retrouve dans le «Gazagate» : il s’appelle… Eliott Abrams.

Depuis les révélations de Vanity Fair, Condoleezza Rice ne s’est pas exprimée sur les accusations dirigées contre elle. Pour sa défense, elle s’était contentée de dire, lors de son voyage en Israël la semaine dernière, n’avoir pas lu l’article de David Rose. La dénégation a dû être assumée par son porte-parole. «Pas exact», a souligné Sean Mc Cormack.

Source: Le Quotidien

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Mercredi 12 Mars 2008


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