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REUNION DU COMITE DE SECURITE ET DE SUIVI DU PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL DE MDL A TAMBACOUNDA: Les journalistes indésirables !

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Que cache-t-on aux journalistes ayant effectué le déplacement ce samedi sur Sabodala où se tenait une importante rencontre du comité de sécurité et de suivi du plan de gestion environnemental et social de la compagnie MDL ? La question est sur toutes les lèvres dans la future région de Kédougou.Les gratte-papiers ont été priés de quitter le somptueux camp de Sabodala Mining Company (SMC), une sorte d’empire dans un empire dont l’accès est plus contraignant, qu’accéder au pays de l’oncle SAM.



REUNION DU COMITE DE SECURITE ET DE SUIVI DU PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL DE MDL A TAMBACOUNDA: Les journalistes indésirables !
Le plan de gestion environnemental et social est le condensé des préoccupations fondamentales des populations et autorités locales en termes de gestion des ressources environnementales,de l’amélioration de leur niveau de vie mais également des problèmes liés à la santé à l’hygiène ou encore à la sécurité dans le travail.

C’est le fruit d’une étude menée de main de maître par le cabinet « Tropica » et qui « comporte au minimum une analyse de l’état initial du site et de son environnement,une description du projet,l’étude des modifications que le projet est susceptible d’engendrer,et les mesures envisagées pour supprimer, réduire ou compenser les impacts négatifs de l’activité ainsi que le coût de celles-ci avant,pendant et après la réalisation du projet ,… », spécifieront les dispositions de l’article L 51 du code de l’environnement et les projets dits de catégorie 1 dont les industries extractives et minières ont l’obligation de réaliser.

La signature de toute convention minière doit être précédée par cette étude,soulignent les experts environnementalistes que nous avons interrogés et jusqu’ici les pouvoirs publics peinent à expliquer aux sénégalais les mobiles qui ont présidé à l’octroi à la compagnie MDL des permis d’exploration et d’exploitation d’abord et ensuite que celle-ci commandite l’étude d’impact,bref,tout compte fait,il a été réalisé,validé en audience publique à Khossanto et depuis maintenant une saison personne n’en parlait et les activités se poursuivaient. A la réunion de ce samedi justement,il était entre autres sujets question de mesurer le chemin parcouru.

QUELQUES REALISATIONS DU FONDS SOCIAL MDL

A la date du 8 juillet indique un document du ministère de tutelle 216 841 058 de nos francs seraient investies en faveur des communautés riveraines de la zone d’activité de MDL dans des domaines aussi variés comme la santé,l’éducation,l’hydraulique villageoise ou encore l’allègement des travaux de la femme. Une ambulance sera achetée pour faciliter les évacuations jadis éprouvantes,des villages pulvérisés dans le cadre de la lutte contre le paludisme. Des villages comme Sabodala ou Bransan bénéficieront d’eau potable avec un programme d’adduction d’eau et de pompes manuelles. Un moulin sera acheté pour les femmes laborieuses de Sabodala.

DES QUESTIONS SANS REPONSES PRECISES.

Pour la quasi-totalité des populations et quelques techniciens de l’administration, il y aurait un non dit dans la gestion des fonds sociaux MDL.C’est d’abord le président du conseil rural de Khossanto qui s’élèvera contre le mode opératoire. Même s’il se dit pertinemment convaincu que l’argent ne saurait être versé dans le budget de la collectivité mais,qu’il ait un œil sur ce qui est entrain d’être fait dans sa communauté. Mieux, Mady Cissokho exprimera un doute cartésien sur les montants avancés,c’était au sortir de la rencontre du 9 novembre dernier à Kédougou,relative à la mise en cohérence des fonds sociaux.

A sa suite,des experts du développement avanceront qu’il était mieux indiqué de se fonder sur les outils de planification des collectivités concernées. Pourquoi donc la responsable du volet social de MDL ne prend pas langue avec les services techniques concernés ? L’inspecteur départemental, le médecin chef du district de Kédougou en ont fait la remarque. Si tel était le cas,personne n’allait s’aventurer dans le cadre de la lutte contre le paludisme à pulvériser les villages. Cela laissera entendre le Dr Doudou Sène est révolu. Ils sont à l’heure des moustiquaires imprégnées !

Les populations que nous avons accrochées souhaiteraient qu’un audit de ce fonds social Mdl soit réalisé quand bien même certaines de leurs préoccupations sont prises en charge car,elles estiment que la responsable du volet social n’en fait qu’à sa tête et exagèrerait dans les chiffres par rapport à la nature des investissements. Ce sont là autant de préoccupations que partagent les responsables de l’unique organisation de la société civile à suivre tout cela de plus près,l’ONG « La lumière »et les mobiles du déplacement de certains confrères officiant à Kédougou pour des investigations beaucoup plus poussées mais,,nous avons tous été invités à aller voir ailleurs sous le prétexte fallacieux que des questions de sécurité y étaient examinées,des questions de sécurité publique dans un domaine privé et en présence de non nationaux,chose abracadabrante !Ce sont des journalistes sénégalais qui allaient les étaler sur la place publique comme si eux n’ont aucune conscience du caractère sensible de certaines informations. Nous espérons nous fourvoyer !Mais,jusqu’à ce que le contraire soit prouvé,il y aurait des choses peu orthodoxes pas du tout bonnes à savoir et c’est peut-être ce qui explique l’allergie de madame la responsable du volet social de Mdl à la presse,elle qui qualifie les confrères de « journaleux cons et carrent ». »Est barbare celui qui croit à la barbarie ».Si elle avait vraiment l’esprit aussi savant, elle n’avait point besoin d’être sociologue doublée de juriste pour comprendre que le plan de gestion environnemental et social est un cahier de charges que sa compagnie est tenue d’exécuter et cela,les « journaleux » y veilleront.

LES COMPLAINTES DES TRAVAILLEURS CONTINUENT A MDL.

C e sont des travailleurs de la société « Minerex Drilling Contrators »qui se sont rués sur nous pour étaler leurs difficultés. Ils seraient mal rémunérés avec des ponctions à leurs yeux injustifiables sur leurs salaires ainsi que des pratiques discriminatoires dont certains d’entre eux seraient victimes de la part d’un ghanéen dénommé James dont les comportements déviants dépassent l’entendement humain. Il n’hésiterait pas à les traiter de tous les noms d’oiseaux et quelque-fois même à les faire manger sous la poussière durant les sondages. Nos tentatives pour le rencontrer se sont avérées vaines,il n’est pas aisé de mettre la main sur certains travailleurs de cette boîte,essentiellement des ghanéens ,mais nous ne baisseront pas les bras.

Idrissa Keita lui brandira un contrat à durée indéterminé, paraphée il y a moins de deux ans pour nous signifier qu’il serait licencié sans un seul droit. A la question de savoir si l’inspecteur du travail était une fois venu sur place pour s’enquérir de leurs conditions de travail,tous répondront par la négative et personne n’ose élever la voix de peur de se faire virer surtout en cette période où trouver du travail n’est pas de tout repos.

Boubacar TAMBA
Source: Sud Quotidien

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Lundi 9 Juillet 2007

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