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RETARDS DANS LE PAIEMENT DE LA DETTE INTÉRIEURE: L’État se réfugie derrière les « dépenses prioritaires »

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L’Etat du Sénégal n’a pas respecté son engagement d’épurer à la date du 31 janvier 2009, la dette due au secteur privé. Il s’est donné un délai supplémentaire d’une semaine pour le faire. Malgré la bouée de sauvetage que lui avaient récemment lancée certains partenaires au développement en lui prêtant de l’argent pour honorer sa dette, le gouvernement a été obligé de réallouer une partie des sommes reçues à des dépenses qu’il qualifie de « prioritaires ».



RETARDS DANS LE PAIEMENT DE LA DETTE INTÉRIEURE: L’État se réfugie derrière les « dépenses prioritaires »
Le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des finances, Abdoulaye Diop donne un délai d’une semaine pour régler définitivement la question de la dette intérieure. Interpellé sur ce dernier point par les bailleurs de fonds lors d’une rencontre d’évaluation des engagements que le gouvernement a pris en 2007 au Club de Paris que le Premier ministre, Cheikh Hadjibou Soumaré a présidé hier, mardi 3 février à Dakar, s’est engagé à régler les 43 milliards de F Cfa qui restent de la dette intérieure dans une semaine.

Ainsi, certaines entreprises auxquelles l’Etat doit de l’argent dans le cadre de ce qui est appelé « la dette intérieure » doivent encore prendre leur mal en patience pour espérer entrer dans leurs fonds.

Le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des finances estime que sur la dette de 174 milliards de F Cfa, il y a eu 50 milliards de F Cfa qui constituent le solde des comptes des établissements publics, agences et organismes publics au niveau du trésor. Il a précisé que « la plupart des récriminations que nous entendons à l’heure actuelle proviennent justement des contrats noués entre ces établissements publics et le secteur des Btp ».

Abdoulaye Diop affirme que la dette est pratiquement payée. « Maintenant, globalement, nous avons payé 131 milliards de F Cfa sur les 174 milliards de F Cfa. Il reste à peu près 43 milliards 700 millions de F Cfa qu’il nous faudrait payer ». Il a confié que cette somme est déjà disponible avec l’aide des banques et qu’il ne reste que des détails qui devront être réglés dans quelques jours.

Malgré ces explications, le constat est que l’Etat n’a pas respecté ses engagements relatifs au paiement de la dette intérieure à date échue et en dépit de tout l’argent dernièrement contracté au niveau des bailleurs de fonds comme l’Agence française de développement (Afd), la Banque africaine de développement (Bad), le Fonds monétaire internationale (Fmi)… M. Diop avance que les 43 milliards de F Cfa restant n’ont n’a pas pu être payé après tout ce qui a été fait pour la mobilisation des ressources parce que : « il y a eu un effet d’évincement ». A l’en croire, « le gouvernement a eu des dépenses extrêmement urgentes qui sont des dépenses de souveraineté qui devaient être prises en charge ». Parmi ces dépenses, il a cité celles de la campagne agricole, les subventions sur le gaz, l’argent alloué aux forces de sécurité, l’enveloppe décaissée pour faire revenir les pèlerins qui étaient laissés en rade à La Mecque … Pour lui, « tout cela, ce sont des dépenses urgentes qu’on ne peut pas ne pas payer ».

Outre ces « dépenses urgentes » qui font 30 milliards de F Cfa, le ministre d’Etat, ministre de l’économie et des finances y a ajouté des dépenses au profit des organismes comme l’Aatr, le Coud, le Crous, l’Ucad, l’Entente Cadac Car, l’Agetip, etc. qui, selon lui, font 48 milliards de F Cfa. Ces deux sommes cumulés font donc un total de 78 milliards de F Cfa. A cela, M. Diop a ajouté les 20 milliards de F Cfa qui n’ont pas fait l’objet de mobilisation dans les 55 milliards octroyés par l’Agence française de développement (Afd). Sur ce point, il a défendu que « ce n’est pas à cause de problèmes particuliers que ces 20 milliards de F Cfa n’ont pas été décaissés mais c’est qu’il y a des procédures sur lesquelles nous nous étions accordés pour mobiliser ces ressources ». Il assure que « la liste des entreprises à payer a été envoyée à la partie française qui est en train de les étudier et qui ne manquera pas certainement de donner son feu vert pour que ces dépenses soient payées ». « Donc c’est 20 milliards sur les 55 milliards et on n’a payé que 34 milliards de F Cfa malheureusement. Tout ça fait qu’il y a eu ces 43,700 milliards de F Cfa alors que nous avons dû faire face à 98 milliards de F Cfa de dépenses urgentes ».

Les inquiétudes des partenaires au développement

Ces explications n’ont pas semblé totalement rassurer les partenaires au développement. Le chef de la délégation de la Commission européenne, Gilles Hervio, interpellé en marge de la réunion pense que : « pour ce qui est des dépenses courantes et ce qui est paiement des arriérés, c’est difficile d’y voir clair comme ça. Je suis sûr que le Fmi va s’atteler à comprendre ce qui est encore arriérées, ce qui a été payé et ce qui était reconstitué comme nouveaux arriérés. Apparemment, il y a un niveau d’arriérées très important en fin janvier. Et c’est un peu préoccupant ». Auparavant, dans leur mémorandum lu en présence du Premier ministre Cheikh Hadjibou Soumaré, les bailleurs de fonds ont invité le gouvernement à partager les informations sur la dette intérieure. Sur cette lancée, ils ont préconisé le soutien et le renforcement des organes de régulations comme la Cour des Comptes et l’Agence de régulation des marchés publics (Armp). Au-delà du règlement de la dette intérieure, le directeur exécutif de la Confédération nationale des entreprises du Sénégal (Cnes), Mor Tall Kane avance que « le secteur privé souhaite une concertation pour relancer l’économie ».

Par ailleurs, le ministre d’Etat, ministre de l’économie et des finances n’a pas manqué d’évoquer le chapitre des dépenses « extra-budgétaires ». Sur ce point, il a tenu à rappeler que « les dépenses extra-budgétaires ne sont pas prévues au budget et ont été initiées par des administrations sans l’aval des autorités de Tutelle ». Selon lui, « il a été recensé 74 milliards de F Cfa sur la base d’un rapport fait par l’Inspection générale des finances (Igf) ». Abdoulaye Diop a fait ainsi savoir que « nous allons les auditer et éventuellement prendre les décisions nécessaires ». Et de préciser que : « de toute manière, on ne pourra pas les payer sans que ça ne passe au préalable au niveau du Parlement et que ça soit budgété dans une loi de finance rectificative ou une loi de finance initiale ».

Source: Sud Quotidien

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Mercredi 4 Février 2009





1.Posté par Lemzo le 04/02/2009 08:54
Mi février, encore une autre échèance.

2.Posté par conquérant le 04/02/2009 09:09
Il faut qu'Abdoulaye Diop commence par dire à combien s'élève exactement le stock de dette intérieure du Sénégal au 31/12/2008. Apparemment, ce monsieur joue sur les chiffres pour rouler son monde en farine. Ce n'est pas serieux de votre part monsieur le ministre. Dites la vérité aux Sénégalais et à ceux là que vous appelez "partenaires au développement" pour qu'ensemble ce problème soit réglé pour de bon.Vous êtes payés pour ça. Et n'oubliez pas que c'est tout un pan de la charpente économique nationale qui rique de s'effondrer si le secteur des BTP venait à s'enliser.

3.Posté par alain le 04/02/2009 09:13
des mensonges..........je prie abdoulaye diop de demissionner de ce racaille.........sinon demain toutes les consequences de cette banqueroute qui commencent a lhorizon vont se repercuter sur lui............le vieil va se lever un jour et l accuser de tous les mots d oiseaux...........les cas de IDI et MAKY sont la encore frais..............reflechis car il est temps............abdoulaye diop.............

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