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RESERVE MONDIALE DE LA BIOSPHERE EN PERIL: Les jours du Niokolo-Koba désormais comptés

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Menacé par le braconnage, le Parc national du Niokolo-Koba, a-t-il aujourd’hui un avenir au moment où il a fini de vivre ses 54 années d’existence. Aménagé par le pouvoir colonial français en 1954, le parc est, plus grave, menacé par un projet de construction d’un barrage sur le fleuve Gambie. Toutes ces informations sont issues d’un communiqué de l’Unesco daté d’hier et repris par la Pana, qui a fini de signaler que le Parc national du Niokolo Koba et celui lointain des Galapagos, sont aujourd’hui tous en péril.



RESERVE MONDIALE DE LA BIOSPHERE EN PERIL: Les jours du Niokolo-Koba désormais comptés
Un monde en péril. Le Niokolo Koba. Situé dans l’est du Sénégal, le parc national du Niokolo Koba, a été inscrit sur la liste du Patrimoine mondial en 1981. "Ce barrage menacerait les prairies, inondées de façon saisonnière, qui sont nécessaires au maintien de la faune", ajoute le communiqué. En tous les cas, sur les 913 000 hectares que couvre la surface de cette réserve mondiale de la biosphère, il est aujourd’hui sûr que de nombreuses zones sans contrôle sont en souffrance.

Le Niokolo Koba est aussi un parc frontalier qui fait frontière dans le sud-est avec la République de Guinée. Et dans cet immense territoire où se trouvaient naguère éléphants et lions, il ne semble demeurer que le mythe entretenu avec la présence de quelques milliers d’animaux dont les guibs harnachés, les antilopes, les singes et autres chimpanzés. Le parc du Niokolo s’est donc appauvri de tous ces grands mammifères qui ont fui la sécheresse de certains sites, pour aller vers la Guinée voisine. Aujourd’hui, en dehors de quelques hippopotames, de lions en errance, d’hyènes tachetées, le parc ne doit son attraction qu’à la présence de quelques grands oiseaux de la savane dont le Grand calao d’Abyssinie.

Pour sauver les meubles, le Niokolo-Badiar a été un immense projet d’espoir pour les réserves de la sous-région. Mais, qu’à fait l’Etat sénégalais, depuis l’aménagement en parc de cette grande forêt tropicale d’hier ? La Guinée aussi peu au fait des questions de vie des quelques réserves forestières de la zone, n’a jamais suivi. N’accordant guère d’intérêt à ce type de projet. Dans ses efforts de sensibilisation sur l’importance de cet immense poumon vert aux portes du Sahel, des hommes et des femmes se sont longtemps mobilisés. A commencer par notre confrère récemment décédé, Mamadou Lamine Doumbia, de la Radio télévision nationale au niveau de sa station de la localité de Tambacounda. A coup de reportages sur le terrain, d’émissions interactives, il aura pris de son temps pour faire l’état actuel du parc national du Niokolo Koba et du projet de parc sous-régional du Niokolo-Badiar.

Il ne devra pas mourir pour rien. Et c’est ce que le Comité du Patrimoine mondial de l’UNESCO a sans doute compris en a inscrivant mardi, les îles Galápagos, en Equateur et le Parc national du Niokolo-Koba, au Sénégal, sur la liste du Patrimoine mondial en péril, indique. Le Comité, réuni à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, a pris cette décision après avoir examiné l’état de conservation des 830 sites inscrits sur la liste du Patrimoine mondial.

Loin du territoire sénégalais, une autre réserve de la biosphère est en danger. Situées dans l’Océan Pacifique, à près de 1.000 km du continent sud-américain, les 19 îles qui composent les Galapagos et la réserve marine qui les entoure constituent un musée et un laboratoire vivants de l’évolution qui est unique en son genre. Le Comité souligne que ces sites sont menacés de péril par plusieurs phénomènes parmi lesquels le tourisme et les passagers des navires de croisière dont le nombre a augmenté de 150 % au cours des 15 dernières années. "Cette augmentation, qui a alimenté la croissance de l’immigration et le trafic entre les îles, lui aussi en hausse, s’est traduit par l’introduction davantage d’espèces invasives", souligne le Comité, rappelant que le site des Galápagos ont été les tout premiers à être inscrits, en 1978, sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco. Cela n’aurait pour autant permis à l’opinion internationale de porter son attention sur les menaces qui pesaient sur de tels « paradis ». Il y a deux ans, seulement, dans son émission « Ushaïa », Nicholas Hulot, parlant des iguanes marins endémiques de la mer des Galapagos, qu’on ne trouve aujourd’hui que dans cette « merveille » de l’Equateur du côté des terres d’Amérique du Sud.

Mame Aly KONTE
Source: Sud Quotidien

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Mercredi 27 Juin 2007

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