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REPUTATION - Confidence de Badara Sène : «Je ne suis pas un fétard»

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D’un commerce facile, Badara Sène est tout sauf un timide. Au bout du fil, l’international sénégalais, qui était à Dakar suite au décès de son père, et qui a regagné Sochaux il y a quelques jours, s’est exprimé sans détour. Sur le bilan de sa saison passée, son avenir avec Sochaux, les rumeurs de son transfert, l’Equipe nationale…, Badou dit tout. On ne pouvait, du coup rater l’occasion de lui balancer la question qui fâche : Badara Sène est-il un fétard comme le soutiennent certains ? Entre mise au point et éclairage, le jeune Ouakamois (24 ans) apporte la réplique d’une belle reprise de volée. Balle en jeu.



REPUTATION - Confidence de Badara Sène : «Je ne suis pas un fétard»
Comment ça se passe pour vous, actuellement, à Sochaux ? Tout va bien. J’ai joué trois matches amicaux. Le premier, j’ai joué une mi-temps. Le deuxième, vingt minutes et le troisième, une heure. Donc disons que sur le plan de la préparation, tout se passe bien. J’ai pu parler avec l’entraîneur (Francis Gillot). Il savait que je voulais partir en début de saison. Je suis toujours sur le point de partir. Maintenant, il y a que l’entraîneur me pousse à rester. Il ne cesse de m’encourager et de me féliciter sur ce que je fais. Il m’a fait comprendre que cela pourrait être mon année avec Sochaux. Il veut remettre les compteurs à zéro, dans la mesure où, il ne me faisait pas jouer l’année dernière. Il m’a fait comprendre qu’il comptait sur moi. C’est à moi de gagner ma place. A partir de là, je devrais jouer sans problème. On s’était un tout petit peu embrouillé avant la fin de la saison. Mais là, le courant passe bien entre nous.

Avant de parler de la présente saison, quel bilan personnel tirez-vous de la dernière ?

C’est une saison qui ne m’a pas plu. Je n’étais pas fier de moi-même parce que je n’ai pas pu réaliser la même saison que j’avais réussie, il y a deux ans. L’année dernière, je pense que je suis vraiment passé à côté. En début d’année, ce n’était pas mal. Je jouais pratiquement tous les matches. Malheureusement, on ne gagnait pas. Et quand on ne gagne pas, tout le moment est dans le même lot. L’équipe n’était pas bien.

Il y a eu, ensuite, cette blessure aux adducteurs…

Effectivement ! Ensuite, il y a eu l’arrivée du nouveau coach (Francis Gillot). Il m’a tout de suite mis de côté. Pourtant, j’étais bien dans ma peau. Mais, lui ne me faisait pas jouer. Sinon, juste deux à trois matches. Lorsqu’il a commencé à gagner avec un groupe, il a fait confiance à celui-ci et ne m’a plus remis dans l’équipe. Il ne faisait jouer que treize joueurs. A partir de là, je n’étais pas le wagon et le train est parti sans moi (rires).

Vous n’avez pas été le seul à rester à quai. A l’exception de Guirane Ndaw (aujourd’hui à Nantes), il y a vos compatriotes Boukhary Dramé et Omar Daf. Alors le coach avait-il un problème avec les joueurs sénégalais ?

Je ne sais pas. C’est vrai qu’il a fait joué Guirane (Ndaw). Par contre, il ne fait pas jouer Omar (Daf). Il ne fait pas jouer Bouka (Dramé). Il ne me fait pas jouer aussi. Je pense que c’est parce qu’on n’a pas eu la chance d’être dans le groupe lors du déplacement à Marseille (Ndlr : Sochaux s’était imposé 0-1 au Vélodrome, lors de la 34e journée de Ligue 1). Et juste après, il nous a mis de côté. C’est le cas de Walter Birsa qui, il y a deux ans, était super bon. Il n’a plus joué du tout.

Guirane Ndaw est parti. Vous, Boukhary et Daf, vous êtes là encore. Comment gérez-vous cette situation entre Sénégalais ?

Je ne peux dire qu’on la vit bien. On la prend avec philosophie. Cela nous fait tous mal au cœur de ne pas pouvoir jouer. Maintenant, les choix du coach, on ne peut pas aller au-dessus. Surtout si l’entraîneur ne t’a pas fait venir. Il fait comme il veut. C’est une situation qui ne nous plaît pas. On en parle entre nous. Et puis, on essaie de se remonter le moral. Le grand Omar (Daf), c’est dommage qu’il soit tout le temps handicapé par ses tibias. Dès qu’il est bien, ça rechute. C’est vraiment dommage pour lui. Je pense qu’il aurait joué, s’il n’avait pas de bobos. Bouka et moi, on est encore jeunes. On ne se prend pas la tête. Il y a Stéphane Dalmat et Pitau (Romain) devant moi. Le coach veut faire avec eux ; il mise sur leur expérience. C’est pour cela que je veux partir. On me considère toujours comme un jeune, alors que j’ai besoin de m’épanouir.

Aujourd’hui, vous êtes sur la liste des transferts. Où est-ce que vous en êtes à quelques semaines de l’ouverture de la saison 2008-2009 ?

Il y a quelques clubs qui se manifestent. Mais, jusque-là, il n’y a rien de concret. Il y a une équipe, voire deux, qui sont intéressées, mais je ne veux pas citer de noms. Ils n’arrêtent pas d’appeler. Donc, j’attends juste que cela se confirme. Peut-être d’ici la fin de la semaine. Au cas contraire, je vais rester Sochalien.

Si vous devez changer de club, c’est toujours en Ligue 1 ou à l’étranger ?
En France, toujours en Ligue 1.

Vous avez des contacts avec des clubs européens ou pas ?

Les clubs avec qui je suis en contact ne jouent pas la Ligue des Champions, ni la Coupe de l’Uefa. Peut-être que cette année, ils vont essayer de monter en haut du tableau. Mais, ce sont des clubs qui n’ont pas d’échéances européennes.

Peut-on avoir des noms, pour être plus précis ?

Il y a Saint Etienne et Rennes. Ils ont appelé pour s’informer. Mais les clubs les plus intéressés, c’est Grenoble et Monaco. On va attendre les confirmations.

Avec tout cet environnement qui rythme le début de la saison, comment entrevoyez-vous l’année 2008 ?

Là, je me prépare comme un Sochalien. Mais pour le moment, je suis à 200% Sochalien. Je ne suis pas encore parti, et je ne vais pas crier sur tous les toits que je vais partir. Je poursuis ma préparation avec Sochaux. Je l’ai écourtée lorsque je suis venu au Sénégal pour trois jours, pour un problème d’ordre familial (Ndlr : il a perdu son père). Sinon, je me suis bien préparé. On a fait un stage d’une semaine loin de Sochaux. C’était dans les montagnes. Cela s’est bien passé. Cela fait bientôt deux à trois semaines qu’on se prépare. Il reste encore deux semaines de préparation et après, on attaque le championnat. Donc comme je l’ai dit, je suis toujours Sochalien et je vais me battre pour gagner ma place avant de penser à autre chose. Il faut que je joue au football comme je l’ai toujours fait. A partir de là, il n’y a pas de craintes.

Au-delà de Sochaux, il y aussi l’Equipe nationale. Vous n’avait pas été retenu pour la dernière Can, ni lors des premiers matches des éliminatoires Can-Mondial 2010. Songez-vous toujours à un retour dans la Tanière ?

Tout d’abord, si j’ai manqué la dernière Can, c’est parce que je n’ai pas joué la dernière partie de la saison. A partir de là, cela m’a un tout petit peu foutu les boules. Là, on se dit que c’est du passé. Maintenant, il faut travailler et gagner sa place à Sochaux. J’ai besoin de venir en Equipe nationale comme tout le monde. L’envie est toujours là.

Pour sortir un peu du cadre sportif, on vous reproche souvent de trop faire la fête. Alors Badara Sène est-il un fêtard ?

(D’un ton grave) Je ne vais pas polémiquer par rapport à ce que les gens racontent sur moi, disant que j’aime faire la fête. Mais, il faut savoir que quand je suis en vacances, je sors. Ce qui est tout à fait normal. On me reproche d’être comme certains. Mais ces gens-là, ils sont comme ils sont. Ils sont bien dans leur peau. Je ne suis pas Satan. Je sors quand je suis en vacances. Je sors quand j’ai envie de sortir. Mais, je ne sors pas tous les jours. Sinon ce serait prendre des risques. Car, je ne peux pas sortir onze mois sur onze et vouloir faire de bons matches. Ce n’est pas possible. Il faut que les gens arrêtent de dire des choses qui ne sont pas vraies. Il faut qu’ils arrêtent de dire que je suis un fétard. Non, je ne suis pas un fétard ! (il insiste sur le mot). Et ce n’est pas ce que les gens disent sur moi qui va m’empêcher de jouer au foot. Quand je sors, c’est pour me libérer l’esprit. Me vider la tête. Je reste ici (à Sochaux) onze mois à me concentrer sur le foot. Après, je suis quelqu’un de joyeux qui décompresse quand j’en ai l’occasion. Il y en a qui sortent plus que tout le monde, et personne n’en parle.

Et à Sochaux, il vous arrive de sortir comme vous le faites lorsque vous êtes à Dakar ?

Non ! Ici à Sochaux, on ne sort que quand on a un repos de trois ou quatre jours. C’est tout ! Sinon, chaque dimanche, on a décrassage. Ici à Sochaux, après un match de Ligue 1, tu ne peux pas sortir samedi soir. Car on prépare surtout le décrassage du lendemain. Sinon, tu joues avec la réserve, dimanche après-midi. Quand on est avec l’équipe du Sénégal, c’est après les matches de samedi, qu’on envisage de sortir. Certains, je veux dire. Les autres font comme ils veulent. Je ne me permettrais pas de sortir dans la semaine. Par contre, pendant un mois de vacances, j’ai envie de me changer les idées. Donc là, je sors, cela n’a rien à voir quand on est en regroupement avec Sochaux où l’Equipe nationale. Vous savez, les gens ne peuvent pas savoir ce qu’est la vie d’un footballeur professionnel. C’est pourquoi, ils parlent de choses qu’ils ne maîtrisent pas. Il faut qu’ils arrêtent. Je ne suis pas un fétard.

Source: Le Quotidien

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Jeudi 24 Juillet 2008





1.Posté par claradumacumba le 27/08/2008 23:30
hhey hhey badara!! sisi kan il a locass de samuzer il le f en tout cas! c un mek bien j'en suis sur en tout cas moi jaimerai bien etre ds son pieux.... dommage ke jai pas loccas de le rencontré snif lool

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