Référence multimedia du sénégal
.
Google

[ REPORTAGE ] VIE DE PROSTITUEES A DAKAR: Quand vendre du plaisir tourne à la torture

Article Lu 113472 fois

AFFAIRE DE GOUTS ET DE CATEGORIES: Les dames pour les garçons, les filles pour les papys

Elles exercent le plus vieux métier du monde, mais leur vie est loin d'être une partie de plaisir, ainsi que pourraient le croire certains. Les prostituées ou filles de joie fréquentent les lieux les plus obscurs de Dakar, là où seuls les hommes à la recherche de sensations fortes prennent le risque d'aller les trouver. Pourquoi choisir de donner son corps pour se faire de l'argent ? Où vivent les prostituées ? Comment vivent-elles ce métier ? Eprouvent-elles du plaisir à se donner au plus offrant? Autant de questions peut-être banales, mais dont les réponses pourraient permettre de comprendre davantage ce qu'est la vie d'une péripatéticienne. Walf Grand-Place est allé à la rencontre de certaines d'entre elles.



3 h du matin. A part quelques rares taxis qui passent, la voie est libre. La rue est calme. Même pas l'ombre d'un chat dans le coin. Les habitants de Dieuppeul sont sans doute, plongés dans les bras de Morphée depuis plusieurs heures. La boîte de nuit que nous décidons de visiter à la cinquième intersection après le petit carrefour de Dieuppeul. Tout-à-fait à gauche, un petit dancing abrite les Soirées des jeunes élèves. En fait, si cette boîte de nuit est aussi célèbre, c'est parce qu'elle est la seule sur toute l'étendue, de la commune de Dieuppeul et même de Sicap-Liberté.

Mais à cette heure de la nuit, la rue est presque vide. Personne n'a envie de passer la nuit au commissariat à la suite d’une rafle. Et il est fréquent de tomber sur une ronde des policiers, Toutefois, cette ambiance tranche nettement avec celle qui règne á l'intérieur de la boîte qui se fait très discrète avec deux videurs devant la porte. A l’entrée, une petit enseigne, des voitures et scooters. A côté, un restaurant dont la paroi en paille cache les tables aux passants. C’est, d'ailleurs, la même paroi qui sépare le resto du dancing. Un long couloir avec deux portes mène à l'entrée principale de 1a discothèque. L'extérieur est trahi par l'intérieur, La fumée et l'odeur des cigarettes nous accueillent.

L'architecture est ancienne comparée à celle des nouvelles boîtes de Dakar. Mais, l'intérieur est assez bien aménagé. Chaises et fauteuils par-ci et par-là, laissant ainsi, au milieu, une piste très large. «C'est le gettu bëy (place simple) occupé par la basse classe, nous indique-t-on. Dans cette partie de la boîte, l'âge et le mode d'habillement se distinguent. En effet, de 16 á 40 ans, ils sont tous présents. Des minijupes, sous fesses en passant par des pantalons et hauts décolletés, il y a du tout. Un peu plus à droite se trouve le bar, un vrai, avec toutes sortes de boissons.

L'espace aménagé pour les Vip est équipé de fauteuils confortables dans lesquels se vautrent des dames habillées, pour la plupart, en boubous traditionnels ou en tenues américaines très chics. «Ce sont des prostituées », nous souffle Max. C’est, d’ailleurs, l’endroit qui attire le plus l'attention. Dès l'entrée, on peut voir que les filles qui y sont assises ne sont pas trop âgées. Ces filles sont très raffinées. Belles à mourir pour la majorité, talons hauts, longs greffages, teints alourdis par la dépigmentation, elles ont le visage crispé, têtes baissées, elles n'ont pas l'air de s'amuser. Parce que, explique le barman, «elles n'aiment pas ce qu'elles font». En effet, cigarettes entre les doigts, bouteilles d'alcool sur la table, les prostituées, sans carnet de santé, attendent que la police s'éloigne pour sortir.

Dans cette boîte, les clients augmentent tous les jours. Sans compter les habitués. «C'est comme ça tous les dimanches», renseigne Max, un habitué des lieux. Et de poursuivre: «Si tu viens une fois, tu ne pourras plus t'en passer. C'est comme de la drogue, tu deviens accro á cette boîte de nuit.» L’ambiance est joviale. La musique est bonne. Et les jeunes adorent.

Mais ils n’habitent pas tous dans les parages. Ils viennent d’ailleurs, de tous les coins de la ville et même de la banlieue. «J'habite à Niarry Tally et mes cousins viennent de Pikine, mais on s'arrange toujours pour venir», confirme Habib. Et un tour dans le quartier permet de savoir pourquoi les jeunes des parages ne fréquentent pas «leur» boîte. Car, à côté des nombreuses prostituées, les patrouilles de la police «empêchent de respirer», explique Waly.

Le night-club est bien placé, le lieu est trés bien choisi. Le restaurant est tout à fait á droite de la sortie du night-club. Il a sûrement été conçu pour prendre un pot entre potes ou dîner avec sa petite amie. Il n'est pas trés spacieux ni trés bien équipé. Les chaises et les tables ne datent pas d'hier. Il n'y a pas de tableau pour afficher le menu. Il a dû être rangé, vu l'heure tardive. C'est un bon coin pour vendre les «marchandises », car les gens qui viennent des trois quartiers d’environnants s'en rendent facilement compte. L'augmentation du nombre de jeunes de jour en jour est aussi un facteur d'attraction pour les prostituées. Même si des endroits comme la corniche sont aussi de bons coins pour les filles de nuit, car les automobilistes et motocyclistes y passent tout le long de la nuit. Dans les casinos aussi, elles sont présentes pour «attraper » un blanc ou gnak friqué.

En fait, ces lieux attirent des dizaines de jeunes, surtout pendant les vacances. Les prostituées ne se mettent pas n'importe où. Elles choisissent les endroits qui attirent du monde, surtout des hommes. Et en plus de cela, les feuilles d'arbres se croisent et créent ainsi de l'ombre qui ne laisse pas passer la lumière des lampes publiques. Les filles de joie sont également sur les routes sombres, car les automobilistes qui passent seront sûrement tentés.

AFFAIRE DE GOUTS ET DE CATEGORIES Les dames pour les garçons, les filles pour les papys

En matiére de prostituées, les hommes ont des goûts pour le moins bizarres. D'aprés les confi-dences recueillies auprés de gens du milieu, les jeunes garçons optent généralement pour les grandes dames. «Plus de la moitié des garçons ont fait l'amour, pour la première fois, avec une grande dame», confie un habitué du milieu de la prostitution. Et il arrive même qu'un jeune s'amourache avec une dame prostituée. Mais les exceptions ne manquent pas. «Il y a des garçons qui aiment les jeunes filles à la taille fine», ajoute notre interlocuteur. A l'en croire, les jeunes filles avec une forte corpulence (gros seins et fesses bien arrondies) sont les préférées des vieillards. C'est ce que cette femme justifie: «Les vieux veulent se mesurer aux jeunes, c'est pourquoi ils adorent les petites filles. »

S'agissant du teint, «les hommes ont un faible pour les filles claires», nous chuchote un connaisseur. En effet, d'après nos recoupements, les hommes préférent, dans leur écrasante majorité, les filles de teint clair. D'oú la forte propension des catins qui se dépigmentent la peau. Pour ce qui est du tarif de la passe, il varie entre 2.000 et 20.000 francs Cfa. Et cela dépend des lieux et des personnes. En effet, plus on est jeune, plus c'est «cher». Autrement dit, les «vieilles » sont beaucoup moins chères. «Il est plus facile de se vendre quand la chair est fraîche», soutient Malick. Selon ce client bien introduit, les filles avec des pagnes dans le sac «ne vous demandent que deux mille francs», alors que celles qui fréquentent les hôtels ou qui ont des appartements n'affichent pas moim de 20.000 francs la passe

ENTRE CONNAISSEURS Le langage codé des initiés

Dans ce restaurant sont installées les plus belles et les plus élégantes de la soirée. Mais ce sont aussi des belles de nuit. En cette nuit du dimanche, elles sont toutes ou presque en tenues traditionnelles. «C'est pour camoufler », confie Marie sortie prendre l'air.

En effet, des jeunes dames de diverses nationalités sont assises, cigarettes à la main pour la majorité, avec juste un verre d'eau sur la table. «C'est le langage codé que les connaisseurs pourront facilement décrypter », affirme un habitué des lieux. Un verre d'eau signifie, d'aprés un client, «je n'attends que toi». Les teints et les tailles sont également différents. II y en a pour tous les goûts. Mais l'objectif reste le même : se faire de l'argent.

Du côté de la Corniche, oú nous nous sommes également promenés, les jeunes femmes que nous croisons ont, presque toutes, un sac à main dans lequel, nous confie une d'entre elles, il y a toujours un pagne. En effet, raconte un habitué, «ces prostituée, ne bougent pas. Quand vous tombez d'accord sur le prix, vous vous éloignez dans un coin et le tour est joué. En général, cela dure, moins d'une heure.»

Ndèye Ngoné CISS

Source: Walf Gran Place

Article Lu 113472 fois

Vendredi 10 Juillet 2009





1.Posté par papis ndao ouest foire le 10/07/2009 10:06
jE CONFIRME

Je crains que tout le Senegal ai ete pris dans le piège des opinions d’attitudes.

Des opinions d’attitudes, ce que nous en savons est qu’elles ne renforcent que des traditions préconçues émises la plus part du temps dans des préoccupations d’intérêts partisanes.

Lorsqu’elles sont réduites à leurs simples expressions, ces préconceptions campent toujours sur le « pour » ou le « contre » du sujet en considération.

Cela, fait toujours naître un débat stérile qui peut durer des années pendant lesquelles les deux parties qui s’ignorent mutuellement, n’arrivent jamais à faire valoir leurs raisonnements réciproques.

ce qu’il nous faut ici n’est pas de dialoguer ou pas ;d’enquete ou pas .resistance ou pas changement ou pas encore moins de punir ou de pardonner;les bonnes moeurs et grandes valeurs veritable socle ou pilier de notre societe d'antan ne sont plus que vains et vils mots de nos jours nous avons besoin alors d’une refonte totale de fond en comble d’une societe pourrie de pervers de corrompus de laches de criminels de politichien de pietres faux devots etc...

Le malheur ou le comble ; nous avons un immense vide de leadership pour definir la marche a suivre. Ni ce actuel pouvoir, ni cette "opposition" encore moins les religieux n’y sont de toute facon aptes.

2.Posté par Jules le 10/07/2009 10:52
Quand vendre du plaisir tourne à la torture ?

3.Posté par walabok le 10/07/2009 12:27
c'est terrible cette histoire

4.Posté par badou le 10/07/2009 12:47
faut les emprisonner ces connard

5.Posté par 24 le 10/07/2009 13:40
vraiment c'est pas bon pour notre société

6.Posté par boulettte de porc le 10/07/2009 14:51
mani yene bou lene gniou sonale qoi

KIOUYE sethi thiaga dal mani thiaga gua


life go one

apres bo lenne deme thi god guene rethiou

sene affaire laa

7.Posté par makho le 12/07/2009 14:00
mais li dou dara dèmal casino wala africa star wala galam bok tu croi k ay guenteula affairbou graw ma thi kham dara...........

8.Posté par la mauritanienne le 27/07/2009 18:53
a quand un article sur les thiaga bou goor, il ya des hommes qui ne cherchent que des putes, c'est ça leur fantasme, apres c'est pour aller refiler des saletés à fatou à la maison qui a trimballé sa bosse dans tous les marché de dk pour nourir monsieur et les mioches aux nez pleins de morves avec leur grosses tete comme celle de papa qui prefere donner ses miettes que il a gagner dans la journée aux putes.
excuser moi je suis tiate je parle mal aux gens lol, non mais je vénére troppppppppppppppppppppppppppppp, trop faché, les femmes ont fait ci et ça , mais arreter, c'est à cause des articles comme ça que quand mon cheri m'appelle et que le reseau est defaillant ça y est il pense que ma gui todj dekebi.
ya des mauvais hommes aussi, par contre kan toi tu les appellent et que ça marche pas c'est sur il baise ailleurs tous des bordels ces hommes la , ma ko wakh GASARMARAK

Nouveau commentaire :
Twitter

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State