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RENCONTRE OPPOSITION-CNCR: Le monde rue-râle

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Le monde rural est en détresse. C’est du moins ce qui ressort de la rencontre entre le front « Siggil » Sénégal et le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr) hier, jeudi 9 août, où il a été question des difficultés qui assaillent l’agriculture, l’élevage et la pêche, mais aussi la marche du pays de manière générale. Les responsables du Cncr ont accepté le principe de participer aux assises nationales et ont prôné la concertation et le dialogue pour sortir le pays de cette situation de « crise ».



RENCONTRE OPPOSITION-CNCR: Le monde rue-râle
La marche vers les assises nationales se poursuit pour le Front « Siggil » Sénégal. Après les boulangers, les commerçants, les employeurs et les mécaniciens, les leaders et responsables de l’opposition ont rencontré hier, jeudi 9 août, les responsables du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr).

Leurs discussions ont naturellement porté, pour l’essentiel, sur la situation de l’agriculture, de l’emploi et des institutions du Sénégal. Les représentants des paysans ne se sont pas fait prier pour expliquer les difficultés auxquelles ils sont confrontés et leur sort, présentement. Le président du Cncr, Samba Guèye a indiqué qu’il a constaté qu’on les met chaque fois à l’écart. « Il y a trop de problèmes dans le secteur de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche. D’habitude quand on avait des difficultés de ce genre, on discutait pour trouver des solutions.

Le bétail n’a plus rien à manger. Il y a aussi beaucoup de feux de brousse parce que le matériel d’intervention est vétuste et obsolète », s’est plaint un paysan membre du bureau du Cncr. Un autre déplore la volonté du pouvoir de privilégier l’agriculture au détriment de l’exploitation familiale qui est la plus répandue et celle que les paysans sénégalais appliquent le plus. « L’exploitation familiale n’est pas prise en compte dans le développement de l’agriculture parce que les tracteurs qu’ils ont amené ici, ils l’ont remis à une catégorie de personnes », a-t-il dénoncé. Un autre membre du Cncr de révéler que « dans le classement de l’Uemoa des pays pauvres, le Sénégal est à l’avant dernière place.

Tous les pays le laissent maintenant derrière ». Des allégations que confirme un autre agriculteur qui revient sur la loi d’orientation agro-sylvo-pastoral qui a été voté depuis longtemps mais qui n’est toujours pas encore accompagné de décret d’application. « Les Maliens sont venus s’inspirer de notre loi et actuellement ils sont au stade d’application et ils évoluent », a-t-il souligné avec dépit. Saliou Sarr de préciser davantage par rapport à cette loi : « 18 mesures sont contenues dans la loi et elles devraient être échues 24 mois après la sortie du décret d’application ».

Pour justifier que le pays est dans un véritable pétrin, Saliou Sarr évoque le rapport final de Initiative Prospective Agricole et Rurale (I-Par) qui a été réalisé dans la fourchette 1950-2006 et qui est sorti récemment. « Ces travaux révèlent que deux cent mille jeunes arrivent dans le marché de l’emploi chaque année sans perspectives. Et cela va continuer d’ici 15 ans s’il y a pas de solutions », a prévenu l’étude. Saliou Sarr a estimé que le Sénégal a de l’argent parce que son budget est de 1500 milliards. Pour lui, il y a une iniquité entre le monde rural et le milieu urbain. « Il faut imaginer des politiques qui fixent les populations au terroir. On investi des milliards pour des corniches et des échangeurs alors qu’il n’y a rien dans les campagnes. Les ruraux vont de plus en plus venir dans les zones urbaines et il faudra encore d’autres routes et échangeurs parce que la population urbaine va encore doubler, va connaître une croissance exponentielle », a argumenté l’une des autorités du Cncr. Saliou Sarr a, par ailleurs invité l’opposition à pérenniser ce genre d’initiatives qui, selon lui, est une marque de reconnaissance.

Dans l’exposé des motifs, les leaders et responsables de l’opposition ont pu persuader les responsables du Cncr sur la nécessité d’aller vers des assises nationales. Leur objectif est, selon El Hadji Momar Samb, « que les paysans soient témoins et acteurs. »

Dans leur tour de parole, les chefs de partis du front « Siggil » Sénégal n’ont naturellement pas manqué d’écorcher le pouvoir au niveau de tous les secteurs qui semblent être dans des difficultés. En effet, le Premier secrétaire du Parti socialiste a, sommairement, fait le compte rendu de sa tournée économique à Mbour qui offre de son avis une bonne lecture de la situation agricole ; « Le monde rural a perdu tout espoir d’avoir une bonne récolte cette saison. Les semences disponibles tardivement sont non seulement insuffisantes, mais de qualité douteuse. De plus, le déficit pluviométrique se creuse davantage ».

Source: Sud Quotidien

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Vendredi 10 Août 2007

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