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RELAXE POUR DETENTION ET TRAFIC DE CHANVRE INDIEN : « Bouba Chinois » met son arrestation sur le compte de son passé chargé

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A la suite de l’arrestation d’un individu porteur de chanvre indien chez lui, Boubacar Sy alias « Bouba Chinois » a été arrêté par la police. A la barre, il a tout nié, se mettant dans la posture du parfait bouc émissaire à cause de son passé chargé. Le juge l’a relaxé.

Le célèbre « Bouba Chinois », de son vrai nom Boubacar Sy, serait-il victime de son passé pénal chargé, malgré l’amnistie dont il avait bénéficié. Le bonhomme, qui aime rappeler sa vie antérieure comme un boulet qu’il traîne, s’est présenté encore hier devant la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar pour répondre de la prévention de détention et trafic de chanvre indien. Un délit assez grave pouvant lui coûter quelques années de prison. Mais, « Bouba Chinois », comme d’habitude, a rappelé à qui voulait l’entendre que malgré son passé, il s’est repenti et mène une vie normale en gagnant sa vie dans l’aviculture. Agé aujourd’hui de 54 ans, les cheveux commençant à blanchir, Boubacar Sy, en tenue de sport, a vendu chèrement sa peau. Sous la présence de sa mère dans la salle, malgré le poids de l’âge.

Son fils a beau avoir une réputation d’ancien dur à cuire, mais il a refusé de tremper dans des histoires de drogue comme celle lui ayant valu sa comparution à la barre hier. A les entendre s’exprimer, lui et son co-prévenu, Jean Jacques Benjamin Dupa, on lui en voudrait. Ce jour du 21 mars dernier, les policiers firent une descente suite à une information selon laquelle un trafic de chanvre indien aurait cours chez « Bouba Chinois ». Ils firent rapidement édifiés sur leurs soupçons une fois sur les lieux. Un policier en tenue civile envoyé en précurseur réussit à se faire vendre deux cornets de chanvre indien contre 1000 francs auprès de Jean Jacques Benjamin Dupa qui se trouvait chez les Sy. Les policiers n’avaient plus qu’à entrer en action en passant les menottes au bonhomme. Après une perquisition dans la maison, ils réussirent à mettre la main sur 19 autres cornets. On ne sait trop comment, mais « Bouba Chinois » fut embarqué et traduit devant le juge.

« Faire porter le chapeau à Bouba »

A la barre, son co-prévenu l’a innocenté. Après avoir reconnu la détention de deux cornets achetés à la rue 5 de la Médina auprès d’un inconnu, M. Dupa a déclaré au juge : « les policiers m’ont demandé de faire porter le chapeau à Bouba ». Alors qu’il se limite à fréquenter les frères du célèbre prévenu. Selon M. Dupa, les policiers ont aussi attribué à Boubacar Sy la paternité des autres cornets trouvés lors de la perquisition. Mais pourquoi « Bouba Chinois » s’est-il barricadé dans sa chambre avec son épouse à l’arrivée des policiers ? Se reprochait-il quelque chose ? Selon la police, le bonhomme avait refusé d’ouvrir sa porte. Sur ce point, « Bouba Chinois » laisse entendre que les policiers n’y sont pas allés de main morte avec lui. « Vers 11 heures, j’étais avec mon épouse dans ma chambre lorsque les policiers surgirent et me passèrent les menottes pour ensuite m’accuser d’avoir remis du chanvre indien à Jean Jacques. Au commissariat, j’ai demandé une confrontation avec lui, mais les policiers m’ont répondu que ce n’est pas à moi de leur apprendre leur métier », explique Boubacar Sy. Et celui-ci d’ajouter en guise d’explication à tout cela, sur un ton pathétique : « je porte sur les épaules un lourd passé ». « Bouba Chinois », les yeux cachés derrière des lunettes de soleil pour cacher un problème de vision, va même jusqu’à se présenter sous les traits d’un avertisseur de ses frères à qui il dit avoir fait savoir les dangers à s’activer dans le commerce de la drogue.

Policier en civil

Se fondant sur le fait que de la drogue n’a pas été trouvée sur Boubacar Sy, le procureur de la République a requis dans sa plaidoirie la relaxe au bénéfice du doute de ce dernier. Ce qui n’est pas le cas de Jean Jacques Benjamin Dupa qui, rappelle le parquet, a pris la précaution de regarder à gauche et à droite avant de vendre deux cornets au policier en civil. Cependant, compte tenu de la faible quantité de drogue détenue composée au total de quatre cornets dont les deux vendus au policier, le ministère public a demandé la disqualification du délit. Il a préféré le délit de cession de drogue en vue d’une consommation personnelle à celui de détention et trafic. Et pour la répression, il a requis six mois ferme. Maître Iba Mar Diop, avocat de Boubacar Sy, a préféré solliciter une disqualification en détention en vue d’usage pour M. Dupa. Quant à « Bouba Chinois », l’avocat a demandé sa relaxe pure et simple. « Regardez-le, c’est un type sans force qui ne présente plus de danger et qui ne peut pas s’imposer dans ce milieu » de la drogue, a ajouté l’avocat. Finalement, le tribunal a relaxé « Bouba Chinois » et condamné son co-prévenu à six mois ferme après avoir disqualifié le délit en détention en vue d’usage.

Source: Le Soleil

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Vendredi 28 Mars 2008


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