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RELATIONS SENTIMENTALES: Ces chasseurs de veuves nanties...

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Ils sont généralement des adultes. Ils ont une préoccupation majeure : la quête de veuves qui ne vivent pas dans la précarité . Leur cible est constituée de la caste des veuves nanties. Ce sont pour la plupart des cas, des galants du troisième âge qui cherchent confort matériel et jouissance sexuelle ...



« Je croyais que ma mère ne voulait pas se remarier après la disparition de mon père. Elle hésitait beaucoup pour se lier à un homme. En fin de compte, elle tomba sous le charme d’un ancien pilote. Ce dernier lui faisait croire son amour tout en l’exploitant. Ma mère, enseignante à cinq ans de la retraite vivait une nouvelle idylle. Les poulets bien rôtis et les croissants étaient servis à mon beau-père alors que celui-ci ne sortait pas le moindre sou.
Ce qui a fini par lasser ma mère qui l’a chassé de la maison laissée par notre père ». Et Aïcha, une résidente de la Médina de préciser : « Ma mère était la troisième veuve qu’avait épousé ce retraité de l’aéroport. Parmi ces trois veuves, personne n’est pauvre ». Ce vieux qu’ Aïcha appelait affectueusement « Père » fait partie de cette race d’hommes qui n’ont d’yeux que pour ces femmes que leur regretté époux a laissées dans une situation matérielle et financière aisée.

L’imam du quartier, « un tireur d’élite»

Ces hommes qu’on peut appeler « chasseurs de veuves » usent de différents stratagèmes pour atteindre leur objectif. Le témoignage de Maïmouna qui vit au cœur de Touba est révélateur : « Comme mon mari était diamantaire, mes enfants et moi avons hérité de beaucoup d’argent et des maisons. Durant la période de viduité, des hommes ont même eu le culot de me déclarer leur flamme au moment où mes larmes n’étaient pas encore sèches. Ils défilent chez moi mais je refuse leur offre. Ce sont des gens qui viennent pour m’indisposer et se la couler douce.
J’ai refusé catégoriquement » Et poursuit-elle : « L’imam du quartier est venu m’abreuver d’un torrent de « Hadith » avec en toile de fond un projet de mariage. Ce dernier qui tire sur tout ce qui bouge, a en charge, en tant que chômeur invétéré trois épouses dont deux veuves. Celui-là est incapable de m'entretenir ». Je ne me ruine pas pour un homme. Les hommes m’ont toujours entretenue », s’enorgueillit-elle avant de lâcher crûment : « Dërëm ak dërëm no mëna and » (Qui s'assemble se ressemble ). Une manière singulière pour cette dame à la forme généreuse de demander aux détenteurs de poches trouées de savoir à quoi s’en tenir.

Tabasser l’amant de sa maman

Moussa qui a perdu son père il y a une année en est même venu aux mains pour tabasser l’amant de sa maman. À l’en croire : « Cet homme qui tire le diable par la queue avait réussi à conquérir le cœur de ma mère. Maman faisait tout pour lui.Il lui donnait de l’argent de poche et lui payait des habits. Cela sans compter les mets succulents qu’elle préparait pour lui et qui nous passaient sous le nez. Ce niveau de vie élevé de ma mère avec son amant avait déteint même sur notre scolarité.
Des fois, nous sommes renvoyés pour des retards de paiement. Devant cette situation intenable, j’ai fini par employer la force pour mettre fin à cette union qui nous pénalisait lourdement et déshonorait notre mère ».
Une affaire qui avait défrayé la chronique dans ce quartier populaire non loin de la Sicap. Jusqu’à présent la sœur de la mère de Moussa n’arrive pas à réaliser ce qui est arrivé : « Franchement, je n’avais rien compris à cette relation fondée sur un opportunisme béat. J’ai vécu cela péniblement. Dieu merci , notre fils a été à la hauteur ». Ils sont nombreux ceux qui composent le bataillon des « chasseurs de veuves nanties ». Ce sont dans la plupart des cas des frimeurs. Bien habillés, hâbleurs à souhait, réseaux relationnels intenses, ces Sénégalais qui avancent masqués. Mor Talla , un septuagénaire qui a eu à bourlinguer un peu partout en Afrique et en Europe a sauvé sa nièce d’un piège terrible.

« Ma nièce a failli perdre sa maison »

Notre interlocuteur retrace le film de l’arnaque : «Meïssa a épousé ma nièce deux ans après la disparition de son époux. Pendant six mois, il s’est distingué par ses largesses. Un jour, il a demandé à ma nièce de lui prêter le titre foncier de sa maison. Ma nièce était consentante. Par hasard, je suis passé la voir. Elle m’a soumis la question. Je lui ai déconseillé cela. Face à ce refus, l’homme s’est volatisé par la suite. Il voulait simplement souscrire un prêt en hypothéquant la demeure de Ndèye Marie et ses enfants, située aux Parcelles Assainies. Aux dernières nouvelles, il séjourne présentement à la citadelle du silence ». Sur la question, Mame Fatim, veuve depuis 2000 n’a qu’une seule perception des hommes exceptés certainement feu son mari : « Ils sont tous des traîtres ».
Ce à quoi ne semble pas adhérer la veuve Soukeyna qui vit en Italie : « La femme a besoin de se sentir aimée, protégée et sécurisée. Nous avons besoin de pain mais aussi de nourriture biologique ».
Pour elle, ce que d’autres appellent de l' « opportunisme » ne l’est nullement : « C’est moi qui entretiens mon mari. C’est un jeune qui n’ avait plus d’emploi. C’est lui qui gère mes affaires à Dakar. Je le respecte beaucoup. Je ne fais rien sans le consulter. La grandeur d’une femme réside dans la relation conjugale », soutient-elle. Dans tous les cas, l’armée des chasseurs de veuves riches s’amplifie. Aux veuves, un seul conseil : faites le bon choix. Ce choix ne semble pas facile compte tenu de la situation socio- économique et familiale de la veuve. Le sociologue Malick Diagne que nous avons interpellé nous fait le point sur la condition de veuve. ( Voir encadré).

DOSSER RÉALISÉ PAR MADEMBA RAMATA DIA
Source: Le Matin

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Jeudi 28 Juin 2007

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