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REFORME HOSPITALIERE: Me Wade charge le ministre de la Santé

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Nombre de contraintes pèsent encore sur l'accès des populations aux soins de santé. Outre la crise économique qui rend insuffisantes les ressources destinées à la santé, il faut évoquer comme facteurs,la forte croissance démographique qui favorise l'engorgement des structures, la dégradation des ratios et normes de santé par rapport à la population. Pour mettre un terme, Me Wade exhorte de revoir en profondeur le système de santé publique qui, selon lui, permettra de redéfinir les objectifs et mieux orienter les moyens. Aussi, il invite les partis politiques à se lancer dans la campagne préventive contre la poliomyélite.



Le secteur de la santé constitue lui aussi une des priorités de l'Etat. Cependant, les difficultés persistent encore sur l'accès des populations aux soins de santé. Ainsi, la couverture sanitaire s'est dégradée pendant la dernière décennie, l'augmentation des infrastructures n'ayant pu suivre l'accroissement des besoins. Il y a aussi le déficit en personnel et l'insuffisance du plateau technique. Ainsi, la couverture hospitalière a connu une baisse de 17°/° entre 1993 et 1999.Actuellement,un hôpital pour 515000 habitants alors que la norme de l'OMS est de un hôpital pour 150000 habitants, tandis que le nombre d'habitants par centre de santé est passé de 82.435 à 82845 habitants entre 1996 et 1999, chiffre encore loin de la norme de l'OMS qui est un centre de santé pour 500000 habitants. Seules les couvertures par poste de santé (1 pour 7694 habitants en 1999) et par sage-femme (1 pour 3.371 femmes de 15 à 49 ans en 1999) affichant de réelles performances par rapport aux ratios de l'organisation mondiale pour la santé (1 pour 10000 et 1 pour 5000 respectivement). Le bilan de la politique de santé révèle des progrès certains, mais les contraintes et défis restent considérables pour accéder à une couverture sanitaire satisfaisante, en qualité comme en quantité. La hausse de la mortalité infanto-juvénile (139°/° en 1997 en est un signe révélateur et le taux toujours élevé de la mortalité (510 décès pour 100000 naissances vivantes) demeure une préoccupation. Pour Me Wade, Président de la République du Sénégal, il faut accorder une attention toute particulière à la santé maternelle et infantile, pour une bonne prise en charge effective de la vaccination. Rien n'est plus douloureux que de voir un enfant handicapé par ignorance et par négligence de l'adulte, renchérit Me Wade. Sur ce, le chef de l'Etat lance un appel pour la mobilisation nationale et permanente en faveur de la vaccination. Il invite aussi les jeunes en particulier de s'investir massivement dans cette mobilisation, en jouant le rôle d'avant-garde. Evidemment, la couverture nationale se situe à 42°/°, c'est à dire en deçà de l'objectif national fixé à 80°/° par an (ESIS, 1999). La proportion importante des enfants qui abandonnent les vaccinations avant terme s'explique par la non disponibilité des services. Aussi, le niveau de la mortalité-infanto juvénile demeure-t-il encore élevé.

Ousseynou Ndiaye

Source: L'office

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Lundi 7 Avril 2008

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