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RECAPITALISATION DES ICS: Revoici les indiens

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La délégation indienne est arrivée hier soir à Dakar non pas pour négocier, mais bien pour concrétiser un engagement pris officiellement à Dakar à la veille de la campagne présidentielle du 25 février dernier. Annoncée pour le 11 juillet dernier, c’est aujourd’hui, 16 juillet 2007 que l’accord devant sceller la recapitalisation des Industries chimiques du Sénégal (Ics) devrait être signé entre la partie indienne et le gouvernement sénégalais. L’accouchement n’aura pas été sans douleur tant la gestation aura connu moult et moult péripéties qui ont fait craindre définitivement une fausse couche. Finalement, on y voit plus clair et les Industries chimiques du Sénégal(Ics) devraient rentrer dans un "cycle normal d’exploitation" dès la mise en oeuvre de l’accord et du plan de recapitalisation qui sera officiellement signé, ce jour, par le partenaire indien Iffco et le gouvernement sénégalais.



RECAPITALISATION DES ICS: Revoici les indiens
Une recapitalisation étant une augmentation de capital non pas destinée à lever des fonds mais à améliorer la structure financière d’une société, le plan de recapitalisation des Ics devrait nécessiter la réduction et la restructuration de la dette des Ics et l’injection par les actionnaires d’un minimum de 40 milliards de FCfa en numéraires. Autrement dit, la restructuration du capital à travers cette recapitalisation devrait faciliter les discussions à suivre avec les créanciers de l’entreprise pour rendre supportable l’impact de la dette locale internationale des Ics.

Aussi, cet accord représente une bouffée d’oxygène pour les Ics qui, aux dires des travailleurs de la boîte, ont atteint leurs limites de performance, la mine de phosphate de Taïba aussi bien que l’usine de transformation chimique de Darou étant à l’arrêt, selon eux. Des travailleurs qui ont pu regretter par ailleurs leur "mise à l’écart" durant tout le processus de négociations qui a aboutit à cet accord.

Dur comme Mittal steel

C’est l’actuel ministre de l’Industrie et de Mines qui doit être aux anges. A peine nommé à ce département, il voit intervenir des accords de taille qui vont certainement impacter l’économie du pays. Outre l’accord de recapitalisation des Ics qui sera signé aujourd’hui, le ministre de l’Industrie et des mines devrait lancer, ce mercredi, en présence des représentants des collectivités locales, les travaux d’exploitation par le géant mondial de la sidérurgie Arcelor Mittal, contrôlé par le magnat indien Lakshmir Mittal, du fer de la Falémé dans l’extrême sud-est du Sénégal. Ceci intervient six mois après la signature entre les deux parties d’accords comportant quatre phases d’exploitation du fer de la Falémé, de construction de 750 km de chemin de fer sur l’axe Falémé-Bargny-Sendou, de construction du port minéralier de Bargny et d’une unité sidérurgique pour la production d’acier au Sénégal.

Des projets qui entrent en cohérence avec la première phase d’exploitation du fer de la Falémé et qui annoncent un investissement global de quelque 2,2 milliards de dollars soit plus de 1000 milliards de FCfa et qui devraient générer selon les estimations environ 20 000 emplois directs et indirects. Aussi, il est prévu que la mine entre en production en 2011 et le projet se déroulera en plusieurs phases pour atteindre, à pleine production, une capacité annuelle comprise entre 15 millions et 25 millions de tonnes. Rappelons tout de même que la signature de cet accord qui, comme l’avaient indiqué les responsables de Mittal, entre dans le cadre de la nouvelle stratégie d’approvisionnement d’Arcelor-Mittal, avait suscité une vive inquiétude des Sud-Africains de Kumba Iron Ore (KIO, ex-Kumba Resources), anciens partenaires du gouvernement sénégalais dans ce projet et qui ont fini par porter l’affaire en justice. Plusieurs séances de négociations facilitées par le gouvernement sénégalais, avaient auparavant eu lieu entre responsables de Kumba et ceux de Mittal, mais ceux-ci n’étaient pas parvenus à un accord, aucune des parties n’ayant à l’époque voulu être un actionnaire minoritaire dans l’affaire.

Entre-temps, suite au rachat d’Arcelor qui avait fait beaucoup de bruit à l’époque en Europe, Mittal est devenu le numéro 1 incontesté de la sidérurgie dans le monde. Depuis le groupe s’est lancé dans une vaste offensive sur l’Afrique. Outre le Sénégal, il est déjà présent au Liberia et en Algérie où il détient 70 % de la firme El Haddjar.

Au Libéria le géant indien avait dû renégocier son contrat, après l’arrivée à la tête du pays d’Ellen Johnson-Sirleaf qui estimait que le contrat négocié par son prédécesseur était trop inégal et n’était pas dans l’intérêt des Libériens.

SOMBEL FAYE
Source: Sud Quotidien

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Lundi 16 Juillet 2007

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