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REBONDISSEMENT Dans le scandale sur les communications internationnales: L’Artp traque Tigo pour fraude

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L’Agence de régulation des Télécommunications et des Postes (Artp) est sur un gros, très gros dossier. En effet, la structure dirigée par Daniel Seck vient d’ouvrir une enquête suite à des accusations de fraude sur les communications internationales portées par la Sonatel contre Tigo. Pour le moment, les enquêteurs de l’Artp qui en sont encore au stade des investigations ont néanmoins eu confirmation de l’entente existant entre Tigo et ses complices, en l’occurrence Belgacom de la Belgique et Jvm du Canada. Pour dire que le deuxième opérateur est dans de sales draps.



REBONDISSEMENT Dans le scandale sur les communications internationnales: L’Artp traque Tigo pour fraude
Lorsque L’As avait révélé en août dernier les accusations de fraude sur les communications internationales formulées par la Sonatel contre Tigo, le responsable des relations publiques de Sentel Gsm, Lucien Ndong, avait nié en bloc et accusé des personnes malintentionnées d’être derrière cette « intoxication ». Les faits étant tenaces trois mois après les révélations de votre canard, l’affaire vient de prendre des proportions inquiétantes pour Tigo. Selon des sources très sûres, l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp) vient d’ouvrir une enquête officielle après avoir été saisie par la Sonatel qui dit avoir subi d’énormes préjudices dans cette affaire. Une information confirmée par une source très proche de l’Artp qui renseigne que pour le moment, ils en sont encore au stade des investigations. « Toute une équipe est sur le dossier », précise notre interlocuteur qui ajoute néanmoins qu’au stade actuel de l’enquête, l’entente entre Sentel Gsm, Belgacom de la Belgique et Jvm de Canada a été établie. « De toute façon, nous allons prendre une décision à la fin de l’enquête », affirme cette source très sûre. Les faits pour lesquels Tigo est traqué sont extrêmement graves et relèvent d’une fraude massive. Alors que les textes en vigueur au Sénégal, disent que tout le trafic international, entrant ou sortant, pour le Sénégal doit passer par les centres de transits internationaux à Médina et Thiaroye de la Sonatel, Tigo a contourné cette disposition de la loi en coopérant avec d’autres opérateurs pour échanger du trafic international. Aussi, parallèlement à son centre qui gère un trafic national, la compagnie a ainsi établi des liens satellitaires qui servent de passerelles pour acheminer le trafic international, après avoir établi des contrats de coopération avec deux opérateurs étrangers, notamment Belgacom de la Belgique et Jvm du Canada, afin de contourner le dispositif officiel existant, qui stipule que l’acheminement du trafic international, entrant ou sortant, doit se faire via la Sonatel. Cheikh Mbacké GUISSE

Source: L'AS

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Mercredi 29 Octobre 2008





1.Posté par fara fara le 29/10/2008 20:46

‘Egal accès des langues nationales à la Rts’, ‘Non à la discrimination culturelle et linguistique au Sénégal’, tels sont les slogans scandés par une centaine de Sénégalais qui manifestaient, ce samedi 25 octobre, à Paris. Les manifestants ont marché du Pont d’Alma à l’ambassade du Sénégal à Paris où les responsables de l’Association pour l’égalité et la promotion des langues nationales à la Rts ont remis une lettre de protestation au gendarme sénégalais en faction.

(Correspondant permanent à Paris) - Une marche pour l’égal accès des langues nationales à la Radiotélévision sénégalaise (Rts) a été organisée, le samedi 25 octobre, à Paris. Une centaine de personnes ont marché du Pont Alma jusqu’à l’ambassade du Sénégal à Paris. La procession réclame un égal accès des différentes langues nationales sénégalaises à la Rts. Les marcheurs, encadrés par la police française, scandaient des slogans dénonçant la prédominance, selon eux, de la langue wolof dans les médias officiels. Des slogans parfois violents ont été inscrits sur des pancartes et des banderoles comme : ‘Non à la ségrégation culturelle et linguistique au Sénégal’. Les manifestants ont été parqués derrière l’ambassade du Sénégal, non loin des rives de la Seine. Pendant plus de deux heures, microphones en main, ils ont dénoncé le temps d’antenne ‘insuffisant’ réservé aux autres langues par rapport à celui accordé au wolof par la Rts, sous la surveillance de la police française qui a barré toutes les rues qui mènent aux alentours de la bâtisse diplomatique sénégalaise. Les forces de l’ordre ont mobilisé au moins cinq cars. Et les agents de la Compagnie républicaine de sécurité (Crs) s’étaient apparemment bien préparés, car ils avaient des gilets pare-balles.

L’ambassadeur étant absent, car c’est un jour férié, les manifestants ont remis une lettre de protestation au gendarme en faction, après la médiation de la police française. Dans un passage de la lettre, l’on peut lire : ‘Nous revendiquons l’égal accès aux médias de toutes les langues de notre pays. Nous resterons vigilants et mobilisés car, au-delà de cette revendication, c’est tout le problème de la démocratie et du respect de notre peuple que nous posons.’

Interrogé, le secrétaire général de l’Association pour l’égalité et la promotion des langues nationales, Demba Sow, souligne que ‘cette manifestation fait suite à de nombreux courriers envoyés aux responsables de la Rts pour les alerter sur le fait que nos concitoyens constatent - puisque les médias sénégalais sont accessibles à travers le monde - que beaucoup de langues de notre pays ne sont pas bien représentées dans le paysage audiovisuel sénégalais’. Pour l’illustrer, il estime qu’au niveau de la Rts, ‘quand un responsable sénégalais s’exprime en français, il le fait aussi automatiquement en wolof’. ‘Mais il y a d’autres langues nationales qui s’estiment lésées. Ils sont en droit de savoir ce que disent leurs autorités, leur président de la République, leurs ministres, leurs représentants. Ce n’est pas le cas. C’est pourquoi, nous revendiquons l’égal accès des langues nationales à la Rts’, explique-t-il.

Avant de poursuivre de plus belle : ‘Par rapport à la place du wolof à la Rts, les autres langues - je ne dirai même pas qu’elles ne sont pas représentées - mais elles sont quasi inexistantes. Le pulaar a une émission chaque jeudi. Les autres langues en ont également un jour de la semaine. Mais le wolof, c’est du 1er janvier au 31 décembre ; c’est du lundi au dimanche. C’est chaque jour, chaque heure, chaque mois, c’est chaque semaine. Mais toutes les langues doivent avoir la même programmation’.

Est-ce que cela ne s’explique pas par le fait que la plupart des Sénégalais comprennent wolof ? ‘Je suis d’accord qu’elle est la langue qui est comprise par la majorité des Sénégalais. Ici en France, la majorité des Sénégalais ne comprennent pas majoritairement le wolof. (…). Ils comprennent le français et leurs langues maternelles. Elles ont droit maintenant à la télévision sénégalaise qu’elles regardent tous les jours, alors que 98 % des programmes de la télévision sénégalaise sont en wolof. Elles se demandent ce qui se dit dans cette télévision. Nos enfants nés ici, en France, ne comprennent pas le wolof, mais leur langue maternelle. Ils nous demandent ce que l’on dit à la télévision’, répond Demba Sow, très en verve. Avant de dénoncer : ‘Même si le président Wade ou son ministre vont au fin fond du Fouta, il parle systématiquement en français et en wolof. Si le Peul parle en peul, on lui dit : ‘Wax ko ci wolof’. Mais si le wolof parle à Fatick ou Foundiougne, on ne lui dit pas : ‘Wax ko ci sérère’. C’est un fait. Je n’ai rien inventé. Et nous ne le comprenons pas et ne l’acceptons pas. C’est pourquoi nous demandons l’égal accès des langues nationales à la télévision et à la radio nationales’.

D’autres questions se posent encore à cause de l’écrasante majorité de la communauté peule parmi les manifestants. Cela ne donne-t-il pas l’impression qu’il s’agit d’un combat d’une communauté cotre une autre ? Ou d’une langue contre une autre ? ‘Je ne suis pas ethniciste (…), mais je constate que le wolof a une place quasi impérialiste au niveau des médias du Sénégal. Je n’en veux pas aux Wolofs. Tous ceux qui sont là ne sont pas contre les Wolofs et les Wolofs ne sont pas contre les Peuls. J’ai même des amis wolofs qui sont d’accord avec moi. Ils me disent qu’ils ne comprennent pas pourquoi quand un ministre parle français, on lui dit tout suite de parler wolof’, explique-t-il. Tout étant conscient que c’est un combat ‘difficile parce que cela peut paraître comme un combat ethniciste ou ségrégationniste, une population contre une autre, une langue contre une autre. Je l’admets en tant que démocrate. Je suis pour l’unité de mon peuple. C’est l’unité de mon peuple qui fait la force de mon pays. Nous sommes pour l’unité du peuple sénégalais et l’égal accès de toutes les langues nationales. On ne nous fera pas dévier de ce combat. (…)’, souligne Demba Sow. Pour se dédouaner, il indiquera que toutes les autres communautés sénégalaises en France ont été informées de la manifestation. Il soutient que son association a fait ‘tous les foyers, toutes les maisons et contacté toutes les associations’. Au final ? ‘C’est vrai qu’ici, il y a 98 % de Peuls, admet-il, mais ce n’est pas de notre fait si les autres composantes de la population sénégalaise ne sont pas là. Nous les avons contactées pour mener un combat unitaire. Ce n’est pas un combat entre Wolofs et Peuls, mais un combat pour la démocratie au Sénégal’, insiste le secrétaire général de l’association.

Les protestataires ne se suffisent pas de cette manifestation. Ils envisagent une autre ‘d’une plus grande ampleur’. ‘Nous voulons faire une manifestation concomitante au Sénégal, en France, en Belgique, en Italie, dans les pays d’Afrique’, avance Demba Sow. Et cela ‘même s’il y aura quatre ou dix personnes devant les différentes ambassades du Sénégal dans le monde’. M. Sow estime que son association va au-delà de la France parce qu’elle est représentée dans tous les pays d’immigration des Sénégalais. ‘Puisque la télévision sénégalaise est présente dans ces pays-là, cela fait que les gens se disent : ‘Je regarde cette télévision, mais je ne m’y reconnais pas parce que je n’y suis pas représenté. Il n’y a que le français et le wolof’. Cette manifestation sera organisée dans deux mois. ‘Parce qu’une manifestation se prépare. Il faut avoir l’autorisation de la préfecture. Il faut que les gens soient disponibles puisque ce sont des travailleurs. Il faut s’organiser pour être libre le jour de la manifestation’, se justifie-t-il.

2.Posté par SEYD le 30/10/2008 11:43
REFUSER DE FAIRE CONDAMNER LE « REVE » AU NAUFRAGE OU EMPECHER LA REACTIVATION DES DEMONS DE LA DIVISION NATIONALE

Par M’backé N’diaye

Nous extirper du « rêve » Ou pire faire couler « le rêve sénégalais »

Tel est le défi à nous lancé par les tenants nouveaux De l’« ethnicisme »et du nihilisme politiques Distillés en catimini au sein de notre société Par le truchement d’un pouvoir médiatique Englué dans des causes et des combats De caractères partisans ou sectaires.

« Sénégaal, 1 bopp’la ; kenn meun’u ko xarr 2. » : Ce rêve est aujourd’hui de plus en plus sérieusement menacé.

CETTE REFLEXION EST CELLE D’UN ESPRIT QUI SE VEUT LIBRE ET PATRIOTIQUE. ELLE VISE A ATTIRER L’ATTENTION SUR LES DEUX NOUVEAUX PERILS RAMPANTS QUI ASSAILLENT LES FONDEMENTS DE NOTRE SOCIETE SENEGALAISE AINSI QUE LE SOCLE DE VALEUR QUI CONSTITUE LE SOUBASSEMENT DE NOTRE COMMUNE VOLONTE DE VIVRE EN COMMUN.

LES VERTUS CARDINALES QUI ONT CONTRIBUE A FABRIQUER LONGUEMENT ET PATIEMMENT NOTRE SPECIFICITE CULTURELLE, PLUS EXACTEMENT, NOTRE IDENTITE CULTURELLE NATIONALE SONT A PRESENT MENACEES D’UNE PART PAR L’ACTION NIHILISTE DE L’OPPOSITION POLITIQUE (DEUXIEME PARTIE) ET D’AUTRE PART PAR L’ETHNICISATION LANCINANTE DE L’ESPACE POLITIQUE NATIONAL. CE SERA L’OBJET DE LA PREMIERE PARTIE DE NOTRE REFLEXION.

Ière PARTIE

FAIRE ECHEC A L’ « ETHNICISME » POLITIQUE

GENN A SIIW NIEUP (eup bayré) TAX’UL NGE GENN KENN dixit Wolof njaay

Il existe dans l’histoire et dans la marche des peuples et des nations, des opérations ou actions d’éclats, parfois aussi, hélas, des camouflets dont le but ultime est de faire évader nos rêves (valeurs individuelles, ethniques, communautaires ou nationales) des repoussantes geôles de la barbarie, du musèlement et de l’oppression. Ce sont, dans le temps, de belles pages d’histoires écrites et paraphées du sang et de la sueur des hommes et des femmes qui se sont donnés comme belle conduite à suivre celle d’être les protagonistes centraux et essentiels de leur propre histoire dans le tumulte de la Destinée humaine.

La sueur et le sang sont les symboles du sacrifice et de l’effort nécessaires pour se dresser contre l’immobilisme et le statu quo. C’est un dépassement de soi qui se traduit par cette prédisposition au martyr, par l’accomplissement d’un acte d’offrande : un don de soi consenti pour empêcher le ravalement ou la déchéance de l’homme, de ses intérêts à la condition de sous homme, de sous intérêts voire même d’homme ou de chose sans intérêt tout simplement. C’est une attitude d’une grande dignité que nous louons à sa juste valeur et apprécions comme telle.

Cependant, si l’aspiration à l’existence culturelle est une chose défendable par ce qu’elle nous parait, à tous points de vue, très légitime, autre chose est la volonté de puissance et d’hégémonie d’individus ou de groupes donnés qui aspireraient à faire triompher égoïstement leurs intérêts « claniques » par un détournement du Pouvoir Politique à eux temporairement confié par le peuple dans le but précis de servir les intérêts de la communauté nationale dans son ensemble.

L’Autorité étant ici considérée comme une « res publica » c’est-à-dire « le bien » de tous ; par conséquent elle ne pourrait souffrir d’aucun accaparement ou népotisme ethnique. La référence au pouvoir nous fait dériver infailliblement sur la question politique et sur la problématique de l’occupation de l’espace publique. En effet il existe une différence radicale entre la volonté d’une affirmation de soi qui est une question culturelle et la quête de podestat faisant intervenir la question politique dans un objectif qui ne satisferait que quelques intérêts sectaires ou groupusculaires.

Pour une plus grande clarté de l’exposé, l’équation qui nous est soumise pourrait être retranscrite de la manière suivante : volonté d’affirmation de soi (culturel, ethnique, religieux) + détournement de moyens étatiques = clash des intérêts ou lutte politique. La conséquence logique est l’« ethnicisation » croissante de la compétition politique. Le champ politique se définirait ainsi non plus par son objet et par son essence mais s’appréhenderait plutôt suivant l’appartenance ethnique des principaux acteurs en concurrence. Par suite imposerait que les citoyens privilégient dans les critères de « sélection » de leurs « représentants » non plus les intérêts de la cité, comme l’indique logiquement le terme citoyen (qui est un dérivé du mot cité) et tels que formulés dans les différents projets de sociétés proposés par les partis politiques engagés dans la conquête ou la conservation du pouvoir mais le choix des électeurs, si telle était la situation, serait désormais déterminé en fonction exclusivement de l’appartenance de tel ou tel candidat à telle ou telle ethnie ou groupe social.

Toute question culturelle qui se règlerait ou se débattrait au moyen de l’outil étatique grâce à l’occupation d’une « station élective ou de faveur républicaine » se muerait ipso-facto en une question politique et par conséquent deviendrait passible d’une contestation, d’un rejet ou d’une condamnation de la part des tenants du « statu quo » ou bien des tenants d’autres « intérêts privés » débattus de la même façon au sein de « l’espace publique ». Cette manière de procéder constitue à nos yeux le plus rapide et le plus sûr moyen de réactiver les démons du tribalisme, de l’« ethnicisme », de la ségrégation bref, en un concept plus vaste, de la discrimination. (Nous ne citerons pas le racisme pour des raisons évidentes de contexte et de société).

User de la question ethnique au sein du débat politique pour conserver des avantages, conforter des positions ou renverser une hiérarchie dans l’objectif de concrétiser un projet sectaire inscrit ou non dans un possible et très probable agenda secret avec des visées transnationales constitue à notre sens et pour notre Sénégal une dérive et une forme de contestation vindicative par rapport à l’establishment social (la théorie de l’existant) et c’est aussi un manquement grave à la volonté commune librement exprimée au fil du temps d’opter, de privilégier ou d’enraciner dans l’existant commun (national), telle ou telle pratique ou expression culturelle provenant de tel ou tel groupe social.

C’est ainsi qu’il faut « considérer » tout raidissement politique d’origine ethnique de quelque bord qu’il provienne comme une attaque au socle commun de valeurs partagées qui se sont lentement et profondément enracinées dans le substrat de vertus utilitaires et légales qui, à leurs tour, se sont superposées dans le subconscient du peuple sans aucune intervention de nature dictatoriale ou insidieuse et se sont de même et par-dessus tout, installées en conformité avec les règles du jeu politique, de l’interaction et du dialogue social régissant les sociétés démocratiques modernes.

La prépondérance de la langue WOLOF, ses apports dans la consolidation de la nation sénégalaise ainsi que le pétrissage puis moulage de l’homo-sénégalensis par exemple est « un cas typique » de ce que peut être une vertu de nature utilitaire profondément et confortablement installée dans ce qu’il conviendrait d’appeler le réceptacle ou la sédimentation de valeurs et de matériaux qui soutiennent et entretiennent la si précieuse « unité et stabilité » nationale sénégalaise. Cette langue a permis et permet toujours, partant de l’homme politique le plus en vue jusqu’au plus fruste paysan ou éleveur sénégalais habitant un village situé dans les confins les plus reculés du pays, de partager les espoirs et doléances, joies et peines, réussites et échecs avec l’ensemble de la communauté nationale sans avoir, de leurs parts, dépensé le moindre franc et sans avoir coûté à l’Etat l’investissement le plus dérisoire. C’est tout le contraire du « Français » et autres langues importées et pratiquées dans notre pays. (Voir tout le système éducatif, infrastructurel et humain mis en place par l’Etat pour assurer l’éducation et l’instruction des citoyens) N’oublions en aucun cas que nous ne parlons de « langues nationales » que par « abus de langage » en ce qui concerne les autres langues du pays. Elles sont, bien entendu, toutes sénégalaises mais une seule possède réellement la « dimension nationale » requise pour bénéficier légitimement de cette qualité. Nous savons tous que « le Wolof » a cessé, depuis belle lurette, d’être seulement une langue ethnique ou celle du groupe majoritaire du Sénégal. Il est le « véhicule » le plus usité dans tous les domaines : que ce soit dans les expressions culturelles, politiques, médiatique, religieuse ainsi que dans les transactions juridiques, commerciales, communicationnelles quotidiennes de tous genres, il est le fondement et le ciment le plus caractéristique de notre identité culturelle africaine. On ne dit plus, du reste, « le Wolof » mais « le sénégalais » comme « le Français » pour la langue originellement parlée par « l’ethnie ou tribu des Francs » dans « le moyen-âge » européen. Tout comme les français parlent « le Français », les anglais, « l’Anglais », les chinois : « le Chinois » les sénégalais parlent « le Sénégalais ».

Voilà pourquoi nous les Sénégalais de tous bords et de toutes appartenances sans exception aucune, avions tous, d’une seule voix, protesté devant « les propos excessifs et provocateurs » du très burlesque et hâbleur président directeur général de la 2STV Mr El hadj Ndiaye lorsqu’il s’emportât devant des journalistes décidés à l’interroger en langue Wolof, lors de sa « brouille » avec le PDG de la RTS à propos de l’exclusivité des droits de retransmission des matches de la CAN 2008 au Ghana. Heureusement qu’il comprit très vite l’étourderie, la maladresse et la bêtise de sa réaction. Dire : « su ma waxxé Wolof, damay lakk Toucouleur » ne relève pas, au Sénégal, d’une revendication culturelle, elle est d’ordre politique. C’est pourquoi elle constitue, aux yeux de tous les Sénégalais, un acte de sécession, de révolte et de sédition contre « l’existant sénégalais » (le socle commun de valeur) ; par ce que justement « le toucouleur » n’a pas la vertu pratique et « praxiologique » ( utilitaire) avérée dont « le Wolof » à fait preuve depuis le « get go » de la nation sénégalaise jusqu’aux temps présents. Cette comparaison faite par ce « très chauvin » patron de presse est dérisoire, ridicule et sans raison d’être. Elle renferme de surcroît et c’est là « le danger véritable », les germes d’une « revendication ethniciste » excessive et injustifiée (Evitons de transposer dans notre pays ce qu’il est désormais convenu d’appeler « le syndrome Pulaar ». Ceux qui maitrisent l’histoire (politique et sociologique) tourmentée et sanglante de ce grand voisin du nord savent en mesurer la nocivité et les ravages de tous ordres (politiques, économiques et humains) dont ledit « syndrome » est quasi généralement porteur chez nos voisins)

Et pour nous, « les Domy djolof » de toutes parts, c’est tout simplement une affirmation et une attitude que nous qualifierons de « politiquement incorrectes » ou si vous préférez de « sénégalaisement incorrectes »

C’est le « portrait en Toucouleur » que j’ai tenu à peindre dans la première partie de cette réflexion, intéressons-nous à présent si vous le voulez bien à l’action nihilistes des hommes politiques de l’opposition au régime Libéral. Ce sera l’objet de la seconde partie de cette réflexion. /

A suivre…

M’backé N’diaye (Bruxelles)


3.Posté par nou avon la pensee noir com notr peau le 30/10/2008 12:44
Vous deux la (fara fara et Seyd) pouvez arreter de nous innonder avec vos messages kilometriques et sans importances.
Nous avons d'autres préoccupations.
shit on you...

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