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REACTIONS DE LA CLASSE POLITIQUE APRES LE DISCOURS DE WADE: 'Le président a fait dans le fétichisme des mots et des chiffres'

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« Le président Wade a dû enregistrer une partie de son discours en wolof en raison de la circonstance consécutive à la disparition du Khalife général des mourides, mais force est de constater que le chef de l’Etat a tenté un exercice communicationnel tant dans la gestuelle que dans la maîtrise de son texte. Il a essayé d’impressionner, il a aussi fait dans le fétichisme des mots et des chiffres. Mais par rapport aux attentes réelles sur le plan politique, économique, social, culturel, de l’état moral du pays, Wade a été décevant. En effet, sur des questions telles que les prix des denrées de première nécessité et sur d’autres questions, il a voulu montrer une bonne volonté. Je puis vous dire que dans les jours à venir, le régime libéral qu’il incarne est compromettant parce que Wade est incapable et incapacitant.



Son exercice sémantique pour bluffer sur la question des assises sectorielles consacrées à l’éducation, comme le silence sur l’urgence et l’impérieuse nécessité d’aller à un dialogue national sincère, loyal mais surtout global et inclusif, sur la question de l’énergie, de la Casamance, sur la question des jeunes émigrés rapatriés, sur le secteur de la Santé avec le blocage des hôpitaux de Fatick, Kolda et Ziguinchor, montrent que Wade verse dans un activisme fébrile sur fond d’auto amusement intellectuel. Tout cela est synonyme d’échec et de diversion. Il a aussi essayé de faire de la question des Ape et de l’Oci une idéologie d’Etat.

Par rapport ses promesses, en a-t-il les moyens et le temps de les réaliser ? Les Sénégalais ont-ils encore la patience d’attendre ? »

DOUDOU WADE, président du groupe parlementaire libéral : “Le discours du président ne pouvait pas être un bilan”

« Le contexte du discours a peut-être expliqué sa forme. Il y a également ce que représentait le défunt saint-homme. Le Sénégal vient de perdre un de ses fils les plus illustres, un homme d’une générosité extraordinaire, d’une humilité sans faille.

Revenant dans le discours, le président a préféré aussi montrer les quelques difficultés que nous avons traversées pendant l’année 2007 et montré aux Sénégalais la vision du futur immédiat en 2008. Futur dans lequel les difficultés rencontrées seront solutionnées. Le chef de l’Etat a également articulé son discours autour de deux difficultés principales : les difficultés agricoles compte tenu de l’arrivée tardive des pluies et de leur interruption et de la situation énergétique de notre pays. Sur ces deux points, le président a montré que nous allons vers un Sénégal meilleur.

« Par exemple, sur le problème de l’agriculture, non seulement nous avons soutenu les prix de l’arachide mais nous avons aussi, ces dernières années, assisté les paysans en semences, nous avons renouvelé le matériel agricole qui était vieux de plus de vingt ans et fourni de l’engrais aux paysans. Le tout soutenu par une politique de diversification des cultures.

Concernant l’énergie, depuis 2005 nous avons mis en place un programme d’investissement pour prendre en charge d’abord la production parce qu’on a eu un retard d’investissement extrêmement important.

Aujourd’hui, nous avons eu la centrale de Belle-Air, du Cap des Biches, des privés qui sont sur place. Nous avons également un programme de construction de tribunes à vapeur qui nous permettra d’avoir une plus grande production et nous investissons dans le transport énergétique. Nous allons par conséquent en voie de règlement de notre indépendance énergétique.

Le 31 décembre 2007, l’Assemblée nationale a adopté la Loi-programme sur la stratégie de croissance accélérée. C’est dire que les difficultés sont là, mais nous allons vers des lendemains meilleurs parce que nous avons des objectifs clairs, un programme et une stratégie pour y arriver.

Au niveau de l’Enseignement et la Santé, il faut reconnaître que des efforts consentis depuis 2000. Cela n’empêche qu’il y a des troubles. C’est pour cette raison que les assises nationales sur l’Education sont d’une importance capitale, pour qu’on puisse aller vers une maîtrise des problèmes, leurs solutions et pourquoi pas, aller vers l’armistice social, en déposant les armes pendant un certain temps. A ce niveau, il faut avoir confiance au Sénégal. Notre pays va droit vers l’émergence si nous maîtrisons ces petits problèmes ».

Pr MADIOR DIOUF, Sg du Rnd : “ Les Sénégalais attendaient des décisions plus sérieuses ”

« Le président de la République s’est adressé à la Nation à une période où on attendait de lui des décisions sur des questions concernant le coût de la vie, le train de vie de l’Etat. Les Sénégalais attendaient du président qu’il prenne des décisions plus sérieuses que ce qu’il considère comme une réduction de la taille du gouvernement. Il aurait dû prendre des décisions sur dix points.

Concernant les Ape, avant son discours, il avait fait trop de bruits sur son intention de ne pas signer ces accords. En réalité dans notre pays, les partis d’opposition, la Société civile avaient critiqué l’organisation des rapports économique entre l’Afrique et l’Union européenne et s’occupaient de rechercher des solutions.

Ce qu’il conviendrait de faire, c’est que les chefs d’Etat africains ne divorcent pas d’avec le multilatéralisme mais fassent bloc pour amener l’Union européenne à discuter de solutions acceptables. Cela vaut mieux que de se présenter comme chef d’une croisade alors que les chefs d’Etat africains ne l’ont pas choisi comme tel. Cela amène toujours des malentendus avec eux et nuit à l’efficacité de leur démarche. »

S’agissant de l’agriculture, le président affirme que le monde rural est encadré. En réalité, c’est lui qui a beaucoup nui à la production agricole, parce qu’il ne s’est jamais soucié de la carte variétale, de la qualité des semences, les engrais ne sont pas mis à temps à la disposition des paysans ».

HELENE TINE, Porte-parole de l’Afp : “ Il est heureux que Me Wade reconnaisse les difficultés ”

« Nous convenons avec lui que compte tenu du rappel à Dieu du Khalife général des mourides, son discours ne pouvait commencer que par cette douloureuse nouvelle. Nous renouvelons nos condoléances à la famille du khalife, à la communauté mouride, à tous les musulmans du Sénégal et du monde entier. Sur cette partie du discours, nous sommes en phase avec le président. Sur les infrastructures à Touba et sur le programme qu’il envisage d’élargir aux autres villes saintes, nous disons que c’est une bonne chose dans le cadre de la politique d’aménagement du territoire à élaborer. Seulement, nous voulons que l’Etat élabore une politique d’aménagement du territoire cohérente et efficace, qui prendra en charge toutes les priorités et préoccupations de toutes les localités du Sénégal. Cela nous éviterait les dérives que nous avons constaté ces derniers temps avec les tentatives de récupération des trois hectares des cimetières chrétiens. Si nous avions une bonne politique d’aménagement du territoire, l’Etat n’aurait pas besoin de venir squatter un site sacré. Sur la question de l’agriculture, nous reconnaissons avec le président que ce secteur est en crise. Il est heureux qu’il reconnaisse aujourd’hui qu‘il y a des difficultés. Il les impute à des aléas climatiques, ce qui est en partie juste. Mais au-delà de cet élément, il y a le pilotage à vue que l’Etat n’a cessé de faire depuis l’alternance en ce qui concerne les politiques agricoles ».

Le Bureau politique du Front populaire s’incline devant la mémoire du défunt khalife

La direction du Front populaire (Fp), réuni le 1er janvier 2008, sous la présidence du Dr Bacar Dia, a adressé ses condoléances les plus attristées au peuple sénégalais et à toute la Oumah islamique suite au rappel à Dieu du vénéré Serigne Saliou Mbacké. Dans un communiqué de presse, le Bureau politique du Fp a présenté ses vœux les meilleurs de bonheur, de réussite et de prospérité à toute la Nation sénégalaise.

Analysant le discours du chef de l’Etat, le Bureau politique se félicite des performances exceptionnelles réalisées par le Sénégal, dans le domaine de l’Education avec 500 collèges réalisés, 3 Universités fonctionnelles, 1.273 Case des Tous-petits et des infrastructures de dernière génération construites au Sénégal, avec le démarrage de la route Matam-Linguère et la réception du navire "Aline Sitoë Diatta".

Le Front populaire engage par ailleurs tous les militants à participer activement à la marche contre les Ape prévue à Dakar le 7 janvier 2008 et celle de Bruxelles du 11 janvier 2008.


Recueillis par Mamadou GUEYE

Source: Le Soleil

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Mercredi 2 Janvier 2008

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