Référence multimedia du sénégal
.
Google

RAPPORT D’ACTIONAID : Les quartiers défavorisés de Dakar et la région de Kolda enfer des filles

Article Lu 11796 fois

Le rapport de l’Ong ActionAid sur les violences faites aux filles en milieu scolaire (Vfms) vient encore confirmer l’importance inquiétante du phénomène dans les quartiers défavorisés de Dakar, mais aussi dans des zones rurales de la région naturelle de Casamance (Kolda, Vélingara).



RAPPORT D’ACTIONAID : Les quartiers défavorisés de Dakar et la région de Kolda enfer des filles
Les articles de cinq quotidiens (Le Soleil, L’Observateur, Le Quotidien, Sud Quotidien et Wal Fadjri) sont compilés et analysés dans un rapport de l’Ong ActionAid relatif aux violences faites aux filles en milieu scolaire (Vfms). Ces articles vont de juillet à octobre 2009. Ce n’est pas la matière qui a manqué, 167 cas de violences ont été répertoriés dont 47 médiatisés dans lesdits journaux, nous apprend-on. En juillet, ces quotidiens ont fait état de 15 cas répartis en 11 cas de viols dont un suivi de grossesse de la victime et deux cas de viols en bande. On a aussi noté deux incestes dont un suivi de grossesse et d’enlèvement. Une seule affaire d’attentat à la pudeur avec violence physique et un autre cas de mariage forcé ont été répertoriés. Les viols en bande sont au nombre de sept et ont comme victimes les jumelles de Grand Yoff qui avaient subi les assauts de quatre personnes.

En août dernier, ActionAid a noté 16 cas de violences traités dans les cinq journaux, soit un cas de plus qu’au mois de juillet. Sur les 11 cas de viols, deux ont débouché sur des grossesses tandis que les trois histoires d’inceste ont produit deux grossesses. L’attentat à la pudeur et le détournement de mineur ont fait chacun une victime. En septembre, le nombre de cas ne bouge pas de 16, mais cette fois, sur les 13 cas de viol, un seul a occasionné une grossesse. Une seule personne vulnérable a été violée et un autre cas a entraîné le décès de la victime.

Une forme de « virilisme » des hommes

Les cas d’inceste sont au nombre de trois. Quant aux auteurs des violences faites aux filles, leur profil montre que ces individus sont souvent membres de la famille de la victime (parents) ou bien ils « vivent ou travaillent à proximité de la victime (colocataire, voisin, épicier, infirmier, petit ami). Les violences sont courantes dans les maisons en colocation dans les quartiers populaires. Mais, aussi, dans les habitations comportant des commerces ou ateliers (épicerie, tailleur, menuisier) ».

A Dakar, ces violences sont plus fréquentes dans la banlieue, les quartiers populaires et défavorisés (Bargny, Thiaroye, Malika, Bambilor, Guédiawaye, Rufisque, Grand Dakar, Gueule Tapée, Ouakam, Yeumbeul, Cambérène, Yoff, Colobane, Pikine, Hlm, Cité Arafat, Centre ville et Cité Gadaye), indique le rapport. Ces zones populaires et défavorisées « sont caractérisées par un bas niveau de revenu et une forte promiscuité. Les enfants sont souvent laissés à eux-mêmes pendant que les mères travaillent à l’extérieur du quartier ou s’occupent du foyer. Ce fait augmente le risque de violence sur les jeunes filles », avertit le rapport. Et d’ajouter : « cette promiscuité peut réveiller des tentations qui pourraient faciliter des cas d’abus sexuel.

La pauvreté est aussi un facteur explicatif. Les violences sur les filles pourraient être une forme de « virilisme » des hommes pour pallier la pauvreté, le chômage et la souffrance de ne pas pouvoir prouver sa « domination masculine ». La région de Kolda, « comme celle de Dakar, est très affectée par les violences faites aux filles », constate le rapport qui fait état de neuf cas dans cette zone sur un total de 31, au mois de juillet. Les autres localités citées sont Ngallèle (région de Saint-Louis, deux cas), Mangouroungou et Mandani (deux cas, Casamance), etc. Quant au traitement sous forme de faits divers que les médias font des violences faites aux filles, le rapport fait ce constat : « elles sont souvent analysées sous l’angle d’un phénomène de société (perversion des mœurs) avec une tonalité souvent très crue. La titraille est en général très longue et familière ».

Malick CISS
Source Le Soleil

Article Lu 11796 fois

Mardi 22 Décembre 2009





1.Posté par abou le 22/12/2009 13:56
En tous cas sa marque a vie d'être violer, de plus depression qui suivre la personne a vie. on doit appliquer peine de mort les gens qui viole des jeunes filles point final

Nouveau commentaire :
Twitter


Dans la même rubrique :
< >

Mercredi 7 Décembre 2016 - 13:10 L’adultère est-il devenu une banalité ?

Mercredi 7 Décembre 2016 - 12:16 NDIGUEUL DU KHALIFE DES MOURIDES: 500F par personne

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State