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RAMADAN EN BANLIEUE: Les boulangeries prises d'assaut à 18 heures

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Durant le ramadan, le pain est très prisé par les populations pour la coupure du jeûne communément appelée "Ndogou". Vers les coups de 18 heures, les abords des boulangeries sont pris d'assaut par les consommateurs. Tout le monde veut à tout prix sa baguette de pain. Et c'est parti pour des disputes sans fin.



Il est 17 heures passées de quelques minutes, les boulangeries commencent à accueillir du monde à Guédiawaye. Les gens font la queue pour acheter du pain pour la rupture du jeûne. Plus l'heure de la rupture s'approche, plus la foule augmente. Certains retardataires, trouvent toujours le moyen de créer des remous dans les rangs pour pouvoir s'infiltrer. "Tous les jours, àprès la prière de 17 heures, je viens à la boulangerie pour acheter du pain. À cette heure, la boulangerie est prise d'assaut par les gens qui viennent de partout pour acheter du pain. Cependant, les garçons viennent toujours les derniers et ils veulent s'imposer par la force, pour occuper les premières lignes" fulmine Ndèye Niang.
Au niveau de la corniche à Guédiawaye, les boulangeries sont côte à côte et chacune d'entre elles a sa propre clientèle. De temps en temps, on note des tensions entre ceux qui font la queue. Les plus faibles perdent souvent leur place. Tous les moyens sont bons pour être dans les rangs, l'essentiel, c'est de tout faire pour avoir sa baguette avant la rupture. Certaines filles en viennent aux mains et c'est parti pour des disputes sans fin. "Parfois, nous sommes obligées de nous battre parce qu'il y a certaines filles qui restent chez elles jusqu'au dernier moment pour ensuite venir prétendre les premières places. Et nous sommes venues là très tôt. Certains garçons gardent des places pour leur copine. Une fois que ces dernières arrivent, ils les imposent par la force dans les rangs. c'est cette situation qui crée le désordre dans les rangs. Les garçons utilisent la force pour être devant. Hier, un garçon m'avait menacée parce que je refusais qu'il mette une fille devant moi", soutient Arame.
Certaines personnes ont des connaissances qui travaillent dans les boulangeries. Elles empruntent des voies détournées pour se procurer du pain. L’un d’eux se laisse aller à des confidences : "Moi, je ne me pose pas trop de soucis. L’ ami de mon frère travaille dans la boulangerie. Chaque jour, je passe par une porte dérobée pour venir récupérer les quatre miches de pain pour la rupture. Nous lui donnons l'argent la veille. Maintenant, tous ceux qui travaillent ici me connaissent. Je n'ai plus besoin de suivre la queue. Beaucoup de gens qui sont dans les rangs me regardent avec mépris", précise Ndèye Sangharé. Même scénario à Pikine, les abords des boulangeries sont pris d'assaut par les populations qui tiennent à leur pain pour la rupture. A l'approche de ce moment fatidique, les lieux sont presque vides. Seuls, quelques rares retardataires viennent pour acheter du pain. Les gérants des boulangeries, pour leur part, se frottent les mains. Même si ces lieux de fabrication de pain n’offrent pas toutes les garanties, toutes les conditions d'hygiène ne sont pas réunies.

Massaër DIA
Source: Le Matin

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Samedi 29 Septembre 2007

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