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Que (nous) veut Wade ?

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Que (nous) veut Wade ?
Quelle est la personnalité la plus célèbre de notre pays ? La réponse coule de source : Me Abdoulaye Wade. En effet, qu’on l’aime ou pas, Goorgi ne laisse personne indifférent. Pour la simple et bonne raison, que le personnage est insaisissable. Tant il excelle dans l’art de brouiller les pistes et les cartes. A ce niveau, il faut convenir qu’il n’a pas son pareil. C’est pourquoi, à la lumière des actes qu’on le suspecte de poser ou de vouloir poser, l’on ne peut que se demander ce que (nous) veut Wade ? Du moins, la plupart de nos compatriotes s’interrogent, tant ils s’expliquent difficilement, certaines initiatives prises ou qui seraient envisagées par le maître du jeu, en l’occurrence, Me Wade. Qui serait passé maître dans l’art de narguer tout son monde ou de cacher son jeu. De ce point de vue, deux faits majeurs reviennent, de plus en plus. Il s’agit, entre autres, du « cas Karim » et de la « dubaïsation », à outrance, du Sénégal. Bien évidemment et par la force des choses, Karim Meissa Wade est devenu, peut être à son corps défendant, un « cas ». Suscité par lui-même, par son père Président ou, par des activistes, sinon par des opportunistes qui mettraient les bouchées doubles pour « vendre » et ancrer dans la mentalité de nos compatriotes, le Président de l’Anoci ? Une chose est sûre. Laquelle ? Il est prêté, à tort ou à raison, au Président Abdoulaye Wade, l’intention de mettre en réserve de la République, le leader de la « Génération du concret ». Même si Wade avait déjà tranché le débat, en disant haut et fort, qu’il était hors de question, pour lui, de procéder ou d’encourager quelque « Kabilisation » que ce soit du pouvoir au Sénégal, le doute semble persister. Car selon ses « détracteurs », entre ce qu’il dit et ce qu’il fait, il y a un...océan. Et pour étayer leur argumentaire, ils donnent comme exemple, la résurrection du Sénat, dont il fut, alors opposant, l’un de ses plus farouches contempteurs. En tout cas, jusqu’au jour d’aujourd’hui, Karim, qui occupe depuis, quelques temps, la Une des journaux ou les devants de l’actualité, s’est emmuré dans un silence assourdissant au sujet des ambitions présidentielles qu’on lui prête. Est-ce que la stratégie du silence serait payante, dans l’immédiat ou dans le futur proche, pour que Karim s’en serve, pour mieux « tisser sa toile » ? C’est fort possible. Ce qui doit être davantage pris en compte, c’est que Karim, autant qu’il est fils du Président, autant il est sénégalais comme et moi. Dés lors, si le cœur lui en dit, s’il se découvre un « destin national », il a le plein droit d’afficher ses ambitions. Et clairement, Un peu pour dire, que Wade-père, ne saurait en aucune manière, constituer un facteur de blocage pour Wade-fils. Seulement compte tenu des avancées significatives de la démocratie sénégalaise, tout acte devant être posé aujourd’hui et demain, se doit d’obéir à la même logique, à la même dynamique. C’est-à-dire, que la dévolution du pouvoir se fasse dans le respect de l’éthique, de la démocratie et de la transparence. D’autant que le Sénégal des « Bourbas », des « Damels », des « Tégnes » et des « Bracks » a été rangé au musée de l’histoire, depuis 1960. Certes, aucune œuvre humaine n’est parfaite, mais cela ne doit pas être une raison pour « tordre le cou » à certains principes qui permettraient, ainsi, à la bêtise humaine de pouvoir prospérer. Au demeurant, nul ne sait avec exactitude ce qui (se) trotte dans la tête d’un Chef d’Etat, surtout, s’il s’appelle Abdoulaye Wade. C’est d’ailleurs cette attitude « énigmatique » qui amène les uns et les autres à se demander ce que (nous) veut Wade ? Quid, maintenant de la « Dubaïsation »du Sénégal ? Là, il faut faire remarquer que c’est à peine si Me Wade n’est pas suspecté de vouloir « vendre aux enchères » le Sénégal. Evidemment, sous ce rapport, nul n’a le monopole des analyses et des grilles de lectures. A la fois objectives, mais surtout subjectives. Pour l’essentiel, nous sommes de ceux-là croyant, en tout cas, jusqu’à preuve du contraire, que si Me Abdoulaye Wade a été réélu, à la tête de la magistrature suprême de notre pays, ce n’est nullement pour mettre le Sénégal sous hypothèque. Malheureusement, c’est ce refrain nous voudrions dire, cette rengaine-là que l’opposition sert à chaque occasion. Parce que certainement, elle y trouverait son compte. Quoi qu’il en soit, le niveau de maturité de notre peuple est tel que, selon nous, il serait « suicidaire » de mettre en œuvre des stratégies de nature à remettre en cause la cohésion et l’unité nationales. Car, en dépit des vicissitudes de la vie, le peuple sénégalais reste toujours debout, résolu à assumer, de façon responsable, son destin. Et ce, en veillant au respect strict de nos si importants acquis démocratiques. De tout cela, le Président Abdoulaye Wade est conscient, se doit d’en être conscient, afin de poser des jalons qui rassurent, au lieu d’inquiéter. Comme c’est, présentement, le cas, notamment quand les uns et les autres se demandent ce que (nous) veut Wade.

Mame Ongué Ndiaye
Source: L'actuel

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Lundi 9 Juillet 2007

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