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QUAND LE « ÑAAM JOODO » LE « DOTT » OU LE « NAWTAL » FONT FUREUR DANS LE FULADU Moyen efficace pour « ferrer » ou « chasser » un homme des mains d’une femme

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Elles sont belles ces perles du Fouladou qui ne manquent pas d’attirer les âmes qui sillonnent cette contrée sud du pays. Et c’est avec la méthode très efficace dite « ñaam joodo » en pùlar ou « Dott » en langue wolof que les filles arrivent à « fixer » leurs petits copains venus d’ailleurs. Souvent les hommes qui tombent entre les mailles de filles et femmes libres en quête d’époux sont ceux-là qui sont bien servis de plats copieux mais « empoisonnés ». C’est la version souvent servie de quelques femmes du Fouladou.



QUAND LE « ÑAAM JOODO » LE « DOTT » OU LE « NAWTAL » FONT FUREUR DANS LE FULADU Moyen efficace pour « ferrer » ou « chasser » un homme des mains d’une femme
Le Fouladou, cette localité différente des autres au Sénégal par ses coutumes garde jalousement ses traditions ancestrales qui continuent de faire la fierté de ses populations. Parmi ces us et coutumes nous avons le « dott » qui signifie en langue wolof « fixer » une personne dans un lieu indéfiniment. Ce pouvoir est bien connu des différentes ethnies qui peuplent cette contrée frontalière de trois pays et les étrangers qui viennent de partout vérifient ce savoir à leurs dépens. Généralement, ce sont les femmes et filles qui s’adonnent à cette pratique aussi ancienne que le monde pour maîtriser les hommes étrangers qui désirent repartir au bercail. Mbaye Gallass Wagane Faye, sérère bon teint ne croit pas jusqu’à présent à ce qui lui est arrivé depuis des années. « Je suis venu à Vélingara pour des raisons de service. Je comptais faire une seule saison et me rapprocher de ma famille où se trouvent ma femme et mes trois enfants. Mais je projette toujours mon voyage. Et voilà 6 ans que je ne parviens même plus à songer à repartir », s’alarme notre interlocuteur qui n’arrive plus à voir sa progéniture. Et on les compte à la pelle ces hommes d’origine gambienne, guinéenne, malienne et même des Européens qui finissent par devenir des « sédentaires» parce que ne pouvant plus repartir de leur propre gré. « Beaucoup ne croient pas au pouvoir du « ñaam joodo » qui veut dire en langue pùlar; « mange pour être fixé ». Pour eux, ce ne sont que des sornettes. Non. Chez moi, ce sont les jeunes filles qui cherchent à appâter leurs petits amis ou copains qui viennent me voir pour détourner l’esprit de leur amoureux venus d’ailleurs. Ainsi si je termine mon travail, l’homme malheureux sera définitivement fixé dans la localité. Il ne pensera même pas à retourner pour voir sa famille parce qu’il a déjà une autre ici au Fouladou. C’est la réalité chez nous », nous a confié Thierno Dembo Baldé, marabout célèbre de la zone. Les femmes et filles à la quête d’un mari qui se fait de plus en plus désirer utilisent toutes sortes de médicaments pour maintenir leur « proie ». « J'ai captivé mon amoureux à partir d’un repas copieux que je lui ai servi. Mon marabout m’avait donné de l’eau bénite et de la poudre que j’ai versée dans la sauce. Ensuite, à chaque fois que je lui ai donné de quoi manger, je versais la potion dedans», a révélé une femme sous le couvert de l’anonymat. Aussi il y a de ces points d’eau qu’il faut éviter. « Si les filles veulent fixer un homme dans notre village, elles donnent de l’eau de puits aux étrangers. Ils sont nombreux qui sont restés dans ce village à cause du pouvoir du « Dott » ou « ñaam joodo ». Si des marabouts s’illustrent par leur savoir et pouvoir dans le domaine du « Dott » ou du « ñaam joodo », il existe d’autres qui font le « Nawtal » qui consiste à renvoyer, à chasser un étranger ou autochtone. « Mon frère consanguin a été « renvoyé » de chez moi par le mari de sa copine par la voie de Nawtal. Lui aussi, au lieu d’être fixé dans le village, il est parti pour de bon », raconte Ousmane. H .Kandé. Cette pratique dont se targue le Fouladou a ses effets et inconvénients connus des étrangers qui sont en service dans le département ou d’autres qui sont de passage pour des jours déterminés.

Source: L'observateur

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Samedi 8 Décembre 2007


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