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Processus de paix en Casamance : La Gambie freine la relance du dialogue

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La volonté de dialogue affichée de part et d’autre par les protagonistes de la crise en Casamance se heurte aujourd’hui à un obstacle : l’emprisonnement en Gambie de responsables du Mouvement des forces démocratique de la Casamance. La libération de ces derniers semble désormais être la principale difficulté sur le chemin des négociations, et donc de la paix dans cette partie méridionale du Sénégal. Seulement voilà : Banjul est resté insensible aux appels à la libération de Magne Diémé et compagnie.



Processus de paix en Casamance : La Gambie freine la relance du dialogue
(Correspondance) - Il y a plus de vingt-quatre ans que la crise casamançaise a vu le jour. Et depuis, des actes sont posés pour essayer d’éteindre le feu. Certes, toutes les tentatives sont restées vaines, pour le moment en tout cas, mais aujourd’hui, on semble plus proche d’un dénouement. Car, tous les protagonistes ont fini de montrer de bonnes dispositions au dialogue.
D’ailleurs, on a rarement été aussi proche de la paix en Casamance.

Présentement, même le maquis qui a toujours été à l’écart du processus, ne semble pas opposé à des pourparlers avec le gouvernement.

Mais cette volonté de dialogue notée de part et d’autre se heurte aujourd’hui à un obstacle : l’emprisonnement en Gambie de responsables du Mouvement des forces démocratique de la Casamance. La libération de ces derniers semble désormais être la principale difficulté sur le chemin des négociations, et donc de la paix dans cette partie méridionale du Sénégal. Si le mouvement rebelle se dit prêt à s‘engager sur la voie du dialogue, cet accord reste cependant suspendu au sort de certains de ses responsables, aujourd’hui, en séjour carcéral au pays de Yaya Jammeh. Pour le Mfdc, l’Etat du Sénégal doit intervenir auprès des autorités gambiennes pour obtenir la libération d’Ismaïla Magne Diémé, commandant en chef du front nord, d’Alexandre Djiba, ex-porte-parole du mouvement rebelle, d’Abdoulaye Diédhiou, ancien secrétaire à l’aile intérieure dudit mouvement, de Souhaïbou Kamougué Diatta, ex-homme fort du front nord parmi les plus célèbres.

En demandant une telle faveur, posée cependant en termes de condition, le Mfdc, semble-t-il, veut donner une chance aux éventuels accords qui seront signés avec le gouvernement. ‘Nous voulons réunir tout le monde avant toute négociation’, parce que sinon, poursuit ce chef de guerre qui a préféré garder l’anonymat, ‘si on signe des accords sans les autres, ils pourraient être demain remis en cause’. Ce que le mouvement séparatiste veut éviter, c’est que les prochains accords de paix soient remis en cause comme ce fut le cas avec les précédents qui n’ont jamais survécu à leur signature, ‘parce que tout le monde n’était pas impliqué’, justifie ce combattant. Pour lui, ‘il est temps d’ouvrir avec l’Etat de véritables négociations’. Parce que, selon lui, ‘il n’y a jamais eu de négociations sérieuses devant déboucher sur une paix réelle en Casamance’. Pour arriver à cette paix, notre interlocuteur estime que ‘le gouvernement doit les aider à sceller l’unité au sein du Mfdc’. Ce qui passe, selon lui, par la libération des responsables du Mfdc emprisonnés à Banjul.

Sous ce rapport, le processus de paix semble être un objet entre les mains de la Gambie qui semble se plaire dans cette situation de ni paix ni guerre qui règne en Casamance. Car, jusque-là, Banjul est resté insensible aux appels à la libération de Magne Diémé et compagnie. Pour quelles raisons ? Seules les autorités gambiennes peuvent donner des éléments de réponse à cette question que les populations du Sud notamment ne cessent de se poser. En adoptant cette attitude des plus ambiguës, Banjul prive le Sénégal, un pays pourtant frère, d’une belle occasion de ramener la paix sur son flanc sud. Une belle occasion, puisque cette volonté de paix est maintenant portée par les combattants eux-mêmes, disposés désormais à s’engager dans cette dynamique de dialogue, pour qu’enfin, la Casamance retrouve la sérénité, synonyme de paix.

A Ziguinchor en tout cas, on s’indigne de la position de Yahya Jammeh, accusé même d’entretenir la rébellion. Pour les populations du Sud, ce refus de libérer des responsables du Mfdc pour relancer le dialogue s’inscrit dans cette logique du président gambien de semer la confusion au sud du Sénégal. Un sentiment largement partagé au sein du mouvement séparatiste qui dénonce ce qu’il considère comme un acharnement. En tout état de cause, on serait tenté de se poser la question suivante : la Gambie est-elle consciente de la souffrance des populations casamançaises ?

Mamadou Papo MANE
Source: Walfadji

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Vendredi 20 Juillet 2007

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