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Procès Bougane Guèye Dany contre l’Observateur : Ça s’est joué en semi-nocturne !

Ça a été dur pour les responsables de Futurs médias qui ont passé la journée d’hier au tribunal. Dans cette affaire qui les oppose à Bougane Guèye Dany, le procès se résume ainsi : les prévenus nient la diffamation, la partie civile réclame 500 millions, la défense parle de citation abusive. Le juge les départagera le 5 mars 2013.



Procès Bougane Guèye Dany contre l’Observateur : Ça s’est joué en semi-nocturne !
Journée de labeur pour les responsables du groupe de presse de Youssou Ndour ! Il aura fallu passer une journée entière au palais de justice de Dakar pour que le dossier soit évoqué. Cinq journalistes du groupe Futurs médias ont été les hôtes du tribunal correctionnel de Dakar, hier mardi. Les uns sont poursuivis comme auteurs principaux, les autres, en tant que complices. Ils ont comparu libres sur plainte de Bougane Guèye Dany. Le patron de Sen-Tv s’est estimé diffamé à travers la diffusion d’un article (dans l’édition 2661 du 02 août 2012) de presse titré : «Ces dossiers qui ont perdu les deux anciens responsables de la Lonase». Soulignons, pour mémoire, que Bougane Guèye Dany n’a pas apprécié les écrits du journal L’Observateur l’accusant d’avoir bénéficié, de la Lonase, des marchés publicitaires à hauteur de deux milliards de francs, sous le manteau de son agence spécialisée dans la publicité. Le «papier» qu’il juge diffamatoire à tout point de vue survient dans un contexte marqué par l’emprisonnement de l’ex-Dg de la Lonase, Baïla Wane et l’ancien Pca de la boîte, Ibrahima Condetto Niang. Ils ont été placés sous mandat de dépôt par le doyen des juges d’instruction de Dakar pour détournement et autres chefs d’inculpation.

Les choses sont allées très vite lors de ce procès qui s’est joué en semi-nocturne. A l’unanimité, nos confrères ont nié les faits à eux reprochés. Aussi bien Alassane Samba Diop, Mamadou Mouhamed Ndiaye que les autres prévenus. Le directeur de publication de L’Observateur, Pape Samba Diarra, dégage, également, en touche : «Jamais, dans l’article, il n’a été dit que Bougane Guèye Dany a bénéficié de deux milliards.» Les avocats de Bougane réclament 500 millions de francs aux prévenus. Ils estiment que de telles allégations ne correspondent pas à la réalité. L’expression «a eu sa part du gâteau» est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. «C’est une connotation méprisante qui laisse croire que Bougane s’est impliqué dans une conspiration en vue de soustraire une partie du patrimoine de la Lonase à travers la perception d’un paiement indu», plaide Me Alassane Cissé.

Me Boubacar Dramé qui parle de «citation abusive» réclame, en retour, 250 millions à la partie civile, en cas de relaxe. «Il n’a jamais été écrit que les deux milliards décaissés ont été remis à Bougane. Même si cela était le cas, si le marché a été régulier, il n’y a pas péril en la demeure. Il y a une volonté manifeste de noyer une télévision et une radio bien placées dans le paysage médiatique», plaide l’avocat. «L’expression +sa part du gâteau+, selon le français classique, n’a rien d’offensant. Il y a un problème de compréhension du niveau de français. Les journalistes n’ont jamais dit que Bougane a reçu deux milliards. Bougane a mal compris l’article», renchérit Me Bamba Cissé. Qui déplore l’absence de Bougane au procès : «Quand on prend la décision de porter plainte contre des gens, il faut avoir le courage de venir à la barre pour l’assumer. Si les journalistes étaient animés par une intention de nuire, la photo de Bougane allait accompagner l’article. C’est un combat par personne interposée par procuration. L’article ne l’a pas visé». Me Baboucar Cissé conclut la plaidoirie des avocats de la défense en estimant que c’est une aberration de parler de diffamation. Délibéré, le 05 mars 2013 !

INCIDENTS D’AUDIENCE - PROCES WALF CONTRE GROUPE EXCAF : Une passe d’armes entre avocats à l’origine du report

La surprise a été générale ! Il aura fallu passer toute la journée au Tribunal pour que les deux dossiers fassent l’objet de renvoi. Pas de confrontation dans ce procès opposant le Groupe Excaf Télécom à Wal Fadjri prévu hier mardi. Premier motif du renvoi : l’avocat de Walf, Me Massokhna Kane, constitué dans les deux causes a fait faux-bond. En tout cas, il ne s’est pas manifesté lorsque le dossier a été évoqué en début de soirée. Dans le premier dossier, Ben Bass a porté plainte pour diffamation. Il s’est estimé diffamé à travers des articles parus dans le défunt quotidien Walf Grand-Place où nos ex-voisins de palier faisaient état de ce que les produits aphrodisiaques Ngora-Keng et Mbir-mi, commercialisés par son entreprise, sont fabriqués à base de reins de chien et de graisse de porc et de rhinocéros. Dans la seconde affaire, l’arroseur a été arrosé : Ben Bass s’est vu servir une citation pour dénonciation calomnieuse. Second motif du report : une prise de gueule entre Me Abdou Dialy Kane (avocat de Ben Bass) et son confrère Me Ndéné Ndiaye, conseil de Walf. Le premier dénonce la procédure contre son client qu’il accuse d’«aller trop vite en besogne». Le second s’indigne des «attaques répétées» de la partie adverse. «Vous n’avez pas le droit de faire ces imputations. C’est la énième fois et il faut que ça s’arrête», réplique l’avocat de Walf sur un ton ferme. Au finish, le juge invite les parties au calme et reporte le duel au 19 mars 2013.

Walfadjri Pape NDIAYE

Mercredi 16 Janvier 2013



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