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Prise d'otage à l'Université : Les étudiants séquestrent le secrétaire général de l’Ucad de 9h 30 à 17h 30

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Le secrétaire général de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Assane Cissé, a passé une matinée mouvementée hier, entre les mains des délégués des amicales des étudiants. En effet, ces derniers qui réclamaient 20 millions de francs de ristournes devant servir au fonctionnement des amicales, n’ont trouvé rien de mieux que de le prendre en otage. Il n’a dû son salut qu’à la médiation de Boubacar Diop, l’Ombudsman de l’Ucad, et à un prêt de six millions de la Caisse d’épargne et de crédit de l’Université.



Prise d'otage à l'Université : Les étudiants séquestrent le secrétaire général de l’Ucad de 9h 30 à 17h 30
Le déficit budgétaire de l’Université a accédé au rang d’évidence. C’est un secret de Polichinelle. Et chaque jour en administre la preuve. Après les vacataires dont le paiement des arriérés de salaire est prévu ce matin même, hier, c’était au tour des délégués des étudiants d’exiger leur argent à l’institution universitaire. Signe des temps, c’est avec beaucoup de contorsions que les fonds réclamés sont mobilisés, souvent dans le tintamarre et la violence. En l’absence de l’agent comptable particulier et du recteur Abdou Salam Sall, qui n’a toujours pas jugé utile d’écourter ses vacances hors du territoire national malgré tous les soubresauts qu’a connus l’institution depuis le mois d’août, le bureau du secrétaire général de l’Ucad Assane Cissé est devenu, par la force des choses, le siège de toutes les revendications.
C’est ainsi qu’hier les délégués des étudiants qui ont eu vent de l’existence de l’argent au niveau de l’agence comptable, ont exigé ici et maintenant qu’on leur paie les 20 millions de ristournes tirées des frais d’inscriptions. A cause d’un déficit abyssal de 4 milliards dans son budget, alors que l’année universitaire n’est pas encore terminée, l’Université ne pouvait pas faire face à cette dépense. Conséquence : les esprits se sont échauffés très vite. C’est ce qui est arrivé, hier.

Les délégués des amicales des étudiants n’ont trouvé rien de mieux que de prendre en otage Assane Cissé, le secrétaire général de l’université. Par ce geste, les délégués des étudiants entendaient exiger, de gré ou de force, le paiement de leurs 20 millions. ‘C’est un droit que l’administration a signé avec les étudiants. Aujourd’hui, ils se sont trouvés dans une situation conflictuelle, mais toute cette semaine, il y avait des difficultés. On voyait venir les choses. Mais on n’a rien fait pour qu’on aille vers des solutions internes’, renseigne Boubacar Diop dit Bouba, médiateur de l’Université. Grâce à sa médiation et à celle d’autres bonnes volontés comme le chargé de mission du recteur, M. Diattara, ainsi que le président de la Caisse d’épargne et de crédit de l’Université que préside l’ancien doyen de la faculté de Droit, Isaac Yankhoba Ndiaye, l’irréparable a été invité. ‘La situation aurait pu devenir grave. Car le secrétaire général n’avait pas de possibilité de paiement. Et du côté des forces de police, il y avait des mouvements discrets’, soupire Boubacar Diop. Selon lui, si la méthode n’est pas nouvelle à l’Université qui n’a jamais, cependant, atteint ce niveau de violence.

Ainsi, après avoir tiré le secrétaire général de son bureau, les étudiants l’ont conduit sous bonne escorte à l’ex-cité Claudel pour l’y enfermer à clef à quatre tours. Mais selon la version des étudiants, il ne s’agissait pas d’un ‘enlèvement’. Le secrétaire général les aurait suivis volontairement ‘pour soulager ses employés’. Le concerné dément en soutenant mordicus le contraire. Informé de la situation, le médiateur de l’Université a tenté de raisonner les étudiants pour laisser le secrétaire général retourner à son bureau.

Dans tous les cas, les délégués des étudiants n’ont accepté de le libérer qu’à 17 h 30 et cela, après d’âpres négociations suivies d’un versement de six millions de francs en liquide aux étudiants et la signature d’un protocole d’accord pour le paiement du restant dans les prochains jours.

Joint par téléphone, hier, le médiateur qui ne veut pas trop s’appesantir sur ce ‘regrettable incident’, constate pour le déplorer qu’’on a l’impression que dans ce pays comme à l’université, les problèmes se règlent par la violence et par la ruse’.

Conscient que des difficultés vont encore surgir d’ici la rentrée, avec les professeurs titulaires qui souhaitent percevoir leurs heures complémentaires ainsi que leurs primes de recherches, avec le Personnel administratif technique et de service (Pats) et les fournisseurs qui réclament leur argent, le médiateur prône la compréhension. ‘On doit faire des efforts à tous les niveaux et privilégier le dialogue comme meilleur mode de règlement des conflits’, suggère-t-il, non sans proposer un débat de fond sur la question des amicales et leur mode d’élection.

Mamadou SARR
Source: Walfadjri

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Jeudi 20 Septembre 2007


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