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Présidentielle : tentative de lynchage et menaces à Libreville

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La tension était vive à Libreville pour la présidentielle de ce dimanche. Un Ghanéen a notamment manqué d'être lynché, car soupçonné de voler un vote aux Gabonais.



Présidentielle : tentative de lynchage et menaces à Libreville
Un électeur accusé par la foule d'être ghanéen a failli se faire lyncher dans un bureau de vote du quartier populaire de Nkembo à Libreville, alors que la tension était vive pour ce scrutin, a constaté un journaliste de l'AFP.

Paul Osei Bonsu dispose d'une carte d'électeur et d'une carte d'identité gabonaise avec la mention né à Kumasi (Ghana) qui ont été qualifiées de fausses par la foule et un policier. L'AFP n'a pu vérifier si cette personne avait légalement le droit de voter.

En tout cas, il a été arrêté par la police mais les Gabonais qui faisaient la queue pour voter dans la cour de l'école Saint-Michel, a commencé à l'invectiver et à le frapper.

"Il faut le brûler", "On va le tuer"

D'autres lui ont jeté des pierres, tandis que certains criaient: "Il faut le brûler"; "On va le tuer"; "A mort".

Les policiers ont dû donner des coups pour se dégager et ont ensuite dû faire barrière de leur corps pour empêcher la foule de s'emparer de lui. A l'arrivée du fourgon pour l'emmener, l'homme, qui avait une plaie au crâne, a encore reçu de nombreux coups et insultes.

"Nous, on souffre. Des Gabonais n'arrivent pas à voter et lui il vient pour voter alors qu'il n'est pas Gabonais. C'est un réseau. Il faut la justice populaire. Comme ça, les autres vont voir et ne recommenceront pas", a affirmé à l'AFP Marius Trésor Obiang, 24 ans.

Dans un bureau du centre de vote, le président Pierre Zomo a été menacé de mort face à une foule inquiète de la régularité des premiers votes.

Irrégularités dénoncées

"Je vais te brûler, je vais te tuer", lui a lancé un jeune homme, qui n'a pas voulu s'identifier devant l'AFP. Certains électeurs avaient forcé leur chemin dans le bureau pour protester: "l'urne n'est pas codifiée et les bulletins de vote n'ont pas été signés par le président et les assesseurs", a affirmé à l'AFP un électeur, Tobi Ndonguema.

"Ils peuvent ensuite changer les urnes et on aura voté pour rien".

Le président, resté sans réponse à une question de l'AFP sur ces absences de signatures pour les premiers bulletins, est ensuite parvenu à un accord avec Alain Nzé Ondo, représentant du candidat André Mba Obame, un favori du scrutin: tous les nouveaux bulletins devraient être signés et, au dépouillement, le président et les assesseurs devraient signer ceux qui ne l'étaient pas.

Source AFP/ Jeune Afrique

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Lundi 31 Août 2009





1.Posté par sy le 01/09/2009 04:04
si je comprends bien un gabonnais ne peut etre né ailleurs?

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