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Présidence de la République : Karim Wade a-t-il les moyens de prendre le pouvoir ?

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Idrissa Seck a battu sa coulpe alors que Macky Sall est rentré dans le rang après une reddition spectaculaire. Ce qui laisse, pour le moment en tout cas, la voie libre à Karim Wade. Mais, le fils du chef de l’Etat a-t-il réellement les moyens de prendre le pouvoir ?

Le choc des ambitions entre Karim Wade et les deux anciens Premiers ministres (Idrissa Seck et Macky Sall) s’était soldé par la disgrâce des seconds. En décidant de rentrer dans les rangs, ces derniers diffèrent leur différend avec le fils du président de la République. Ils ouvrent ainsi un boulevard à Karim Wade qui roule désormais en roue libre… vers le sommet de l’Etat. Mais, les choses ne seront pas aussi faciles pour le président du Conseil de surveillance de l’Anoci qu’il n’y paraît.
Nul ne peut reprocher à Karim Wade d’avoir une ambition présidentielle. Et ce n’est pas un crime que d’arriver au pouvoir après qu’un proche parent a occupé le fauteuil présidentiel. En tout cas, tant que les règles démocratiques n’en souffrent pas. Cela s’est déjà fait ailleurs comme aux Etats-Unis par exemple où Georges W. Bush a été élu président de la République alors que son père a occupé la Maison blanche. Même s’il y a eu Bill Clinton entre les magistères du père et du fils. Et, actuellement, on voit Hillary Clinton se lancer dans la course à la candidature démocrate en vue de l’élection présidentielle américaine. Mais le cas de l’Argentine est plus remarquable. En octobre 2007, Cristina Fernández de Kirchner succède à son mari, Nestor Kirchner, à la présidence de la République.

Ce qu’il faut noter, c’est que toutes ces personnalités ont eu une carrière politique qui leur est propre avant d’accéder au pouvoir. Membre du Parti républicain, Georges W. Bush a été élu deux fois gouverneur de l’Etat du Texas entre 1994 et 1998 puis entre 1998 et 2000, date à laquelle il abandonne ce poste à la suite de sa victoire à l'élection présidentielle. Pour sa part, Hillary Clinton a été la première femme élue sénateur dans l'histoire de l'Etat de New York et première épouse d'un président américain à se lancer en son nom propre en politique. Cristina Fernández Kirchner, quant à elle, a commencé sa carrière politique dans la faction de la Tendencia Revolucionaria du parti justicialiste dans les années 1970. Elle sera élue en tant que représentante provinciale de Santa Cruz en 1989 puis réélue en 1993. Et, en 1995, elle représente la même province au parlement puis, en 1997, à la Chambre des députés. En 2001 elle gagne de nouveau un siège au Sénat avant d’être élu en 2007 présidente de l’Etat d’Argentine.

Tout le contraire de Karim Wade qui hésite encore à se jeter ouvertement dans la politique. Et sur ce plan, le temps joue contre lui puisqu’une carrière politique se construit dans la durée. Pour le moment, il n’a que les chantiers de l’Anoci à son actif. Il lui en faudra beaucoup plus pour convaincre les Sénégalais.

En effet, le Sénégal n’est pas la Syrie et le pays a dépassé l’époque où par une manipulation d’un article de la Constitution, on pouvait installer la personne de son choix au pouvoir. L’alternance est passée par là et a fini de faire comprendre aux Sénégalais qu’ils sont les véritables dépositaires de la légitimité. Pour accéder au pouvoir, Karim Wade devra alors passer par les urnes. Et pour cela, il lui faudra plus que les chantiers de l’Anoci comme argument. Il devra s’appuyer sur un électorat consistant que seul son mouvement dit ‘Génération du concret’ ne pourra lui procurer. Le Pds, non plus, n’est pas un électorat acquis pour Karim Wade. Il y puise certes l’essentiel de son personnel politique, mais il est loin de faire l’unanimité autour de lui. Comme personne d’ailleurs, à part Me Wade, au Pds.

Mais, pour le moment, Karim Wade a les coudées franches. Cependant rien ne prouve qu’Idrissa Seck et Macky Sall, et peut-être bien d’autres, ne vont pas se signaler à l’heure de l’ultime combat pour la succession du président de la République. Leur reddition est peut-être stratégique pour échapper à une mise à mort politique.

Par ailleurs, Karim Wade reste un mystère pour les Sénégalais. Des zones d’ombre entourent sa personne et ses activités et suscitent la curiosité de ses compatriotes. Le fils du président de la République traîne, en effet, l’image d’un homme d’affaire froid et il est cité dans plusieurs dossiers troubles tels que les Ics, la Sonacos, le Terminal à container du port de Dakar… Karim Wade gagnerait à tirer tout cela au clair au lieu de se satisfaire d’ajouter Meïssa (pour faire plus sénégalais qu’il ne l’est déjà) entre son prénom et son nom.

Source: Walfadjri

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Lundi 14 Janvier 2008





1.Posté par dra le 14/01/2008 21:10
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