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Poursuivie pour avoir assassiné son mari : Adji Kâ échappe à la perpétuité et écope 10 ans de travaux forcés

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Il ressort clairement des aveux de l’accusée une intention manifeste de donner la mort. C’est fort de ce constat que l’avocat général, Salobé Gning, avait requis l’emprisonnement à perpétuité de la dame Adji Kâ. Cette dernière a mis fin à la vie de son époux Amadou Wane, en 2005, à coups de pilons.



La dame Adji Kâ, âgée de 31 ans, a échappé hier à un emprisonnement à perpétuité. Une peine qu’avait requise l’avocat général, Salobé Gning, qui représentait le ministère public. Ménagère domiciliée à Mbacké, plus précisément au quartier Mbacké Khéwar, Adji Kâ comparaissait hier devant la cour pour répondre du délit d’assassinat sur la personne de son époux Amadou Wane. Lequel a été commis le19 mars 2005 dans la ville de Mbacké où vivait le couple. C’est, en effet, à cette date et aux environs de 7 heures que le commissariat de Mbacké a été informé de la mort, au cours de son évacuation au centre de santé de la ville, d’un individu répondant au nom d’Amadou Wane. Ce dernier venait, toujours selon les informations, d’être victime d’un violent coup que sa dame lui avait porté au niveau de la tête. La mise en cause sera ainsi interpellée par la police chez sa mère. Et sur place, les enquêteurs découvriront l’arme du crime, un pilon, caché derrière la palissade.

Devant les enquêteurs, Adji Kâ ne cherchera pas à nier les faits. C’est ainsi qu’elle fera savoir que le drame s’est produit suite à un différend l’opposant à son mari. Ce dernier l’a battue pendant qu’elle portait dans ses bras son enfant, âgé d’un mois. Aussi, ne pouvant plus supporter le supplice auquel Amadou Wane le soumettait, elle déclare avoir profité de son sommeil pour lui administrer des coups de pilons. Ces coups seront fatals à son conjoint puisque le certificat de genre de mort, établi le jour même par le médecin Boubacar Guèye fera état d’une plaie profonde de deux millimètres faite par un objet contondant. Il notera également un traumatisme fermé du crâne avec éclatement des os du côté droit suite à une série de coups. Lesquels constats conduiront le médecin à la conclusion que ce traumatisme est la cause probable du décès d’Amadou Wane.

Durant l’instruction, la mise en cause ne variera pas dans ses déclarations soutenant s’être toujours plainte des sévices répétés que lui infligeait son mari avant d’expliquer son geste par une volonté de mettre un terme à son calvaire. Des aveux qui fonderont la conviction du magistrat instructeur sur le fait que la mise en cause n’a fait qu’exécuter, de sang froid, le projet qu’elle avait mûri d’écourter la vie de son époux. Et que ce dialogue, que l’accusée a eu avec sa conscience, assoit irréfutablement la préméditation. Surtout que l’examen psychiatrique auquel elle a été soumise n’a révélé aucune pathologie sinon qu’elle semblait exaspérée par le comportement violent de son mari qu’elle a du reste toujours voulu quitter mais en vain.

Hier, pendant que la Cour statuait sur cette affaire, l’avocat général Salobé Gning se fondant sur la constance des faits n’hésitera pas à requérir un emprisonnement à perpétuité. Car, dira-t-il, ne fait l’ombre d’aucun doute que la mise en cause a agi avec préméditation. Pour lui, il ressort clairement des aveux de l’accusée une intention manifeste de donner la mort. La violence des coups répétés témoigne aussi assez éloquemment de cette intention.

La défense, assurée par maître Jacques Baudin, voguera à contre courant de l’avocat général pour rejeter toute préméditation ou intention de donner la mort. Elle a soutenu que sa cliente, persécutée par un mari très violent, a réagi simplement pour mettre un terme à son calvaire. Aussi, demandera-t-elle à la Cour de requalifier les faits en coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

La Cour après en avoir délibéré jugera Adji Kâ coupable des faits qui lui sont reprochés mais sa main sera moins lourde que celle de l’avocat général ; puisqu’elle condamnera l’accusée à une peine de 10 ans de travaux forcés.

Sidy DIENG

Source: Walfadjri

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Mardi 10 Novembre 2009





1.Posté par b52 le 10/11/2009 15:38
thieye yalla doyena ware

2.Posté par didi le 10/11/2009 16:52
c'est dans ces cas que l'avis de sociologue/psychologue doit éclairer le peuple !
Quel douleur peut pousser à attenter à la vie au lieu de quitter tout simplement son bourreau ?
L'accusée dit qu'elle était 'exaspérée' (ça se dit comment en wolof d'ailleurs ?) , elle rajoute qu'elle a essayé plusieurs fois de le quitter mais en vain !!

Je suis désolée mais de plus en plus sur bien des domaines j'ai l'impression qu'au Sénégal nous avons une nouvelle culture incohérente qui véhicule beaucoup de contre valeurs

3.Posté par sare le 10/11/2009 17:25
mes freres peuls sont un peu violents..tjrs les memes.

4.Posté par lifou le 13/11/2009 21:53
doyena war si setait un homme qui a fait se truc tout le monde va en parler ,

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