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Pourquoi Vieira a été égorgé sous les yeux de son épouse

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- REVELATIONS SUR UN SANGLANT REGLEMENT DE COMPTES A BISSAU

Jusqu’à hier soir, ce n’était pas un coup d’Etat mais un « règlement de comptes » entre deux camps : celui favorable au défunt chef d’Etat major des armées et les « aguentas », ces soldats sans formation gâtés par le défunt chef de l’Etat, Nino Vieira. Révélations sur ce qui s’est passé entre dimanche soir et lundi matin. Le Sénégal, sensible à la situation à sa frontière sud, y envoie aujourd’hui son ministre des Affaires étrangères Cheikh Tidiane Gadio.



Pourquoi Vieira a été égorgé sous les yeux de son épouse
Vieira et les « aguentas » : l’histoire d’un amour: Lorsqu’il avait été chassé du pouvoir le 28 décembre 1999, Nino Vieira, dans son exil au Portugal n’avait été suivi que par ses hommes de confiance : 400 « aguentas » ou « sauveurs ». Ils ne sont pas des militaires de formation. Tout juste savent-ils se servir d’une arme, sont-ils prêts à donner leur vie au « frère » Nino, cet électricien devenu général. C’est donc tout normalement, lorsqu’il revient au pouvoir en 2005, que le défunt Président guinéen intègre ses « aguentas » devenus des éléments de la garde présidentielle, dans l’armée. Il les place sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, pour leur garantir une certaine autonomie vis-à-vis du commandement militaire dirigé par le général Tagmé Na Way. Détail important : Tagmé faisait pourtant partie des militaires qui avaient participé, le 28 décembre 1999, au coup d’Etat qui a renversé Vieira. Au fil des années, les relations entre les « aguentas » et les militaires de carrière deviennent exécrables. La situation monte d’un cran lorsque le 23 novembre dernier, le chef d’Etat major des armées est victime d’une tentative d’assassinat. Il accuse Vieira et les « aguentas » qui se disculpent en indexant les lobbies de la drogue. Réponse du berger à la bergère ? Quelques semaines plus tard, la résidence de Vieira est attaquée. Vieira pense que son Cemga est dans le coup. Malgré cela, il hésite à le limoger d’autant que Tagmé avait plusieurs hommes dans les casernes qui lui étaient favorables.

Le bureau de Tagmé piégé pendant qu’il était chez…Nino

Début janvier, les graines de ce qui s’est déroulé avant-hier et hier sont semées. Sans informer Vieira ou demander son avis, Tagmé convoque à l’état-major tous les « aguentas » pour retirer leurs armes et leurs tenues. « Rentrez chez vous. Vous serez payés à la fin du mois, mais restez chez vous ». Mis au courant après acte, Vieira pique une colère noire et menace d’en finir avec le Cemga. En réponse aux vociférations du chef de l’Etat, Tagmé lâche cette phrase rapportée au Président : « Si je suis tué à l’aube, le Président sera enterré en fin de matinée ». Macabre prémonition. Le jour fatidique arrive. Dimanche à 8 heures du matin, révèlent des sources autorisées, le Président Vieira convoque son Cemga dans sa résidence pour, dit-il, discuter. Simple coïncidence ? Au même moment, des « aguentas » ouvrent la porte du bureau du Cemga et minent la première marche des escaliers. Revenu dans son local vers 20 heures, le Cemga ouvre la porte de son bureau, entre, pose un pied sur la marche et…c’est l’explosion. Dans un premier temps, renseignent nos sources, les militaires croyaient à un accident. Mais quelques minutes après l’attentat, ils réalisent sans peine, qu’une mine artisanale avait été soigneusement posée sur la marche de l’escalier. Après une petite enquête au sein de l’état-major, ces militaires, pour la plupart proches du défunt Cemga mort avec cinq officiers, sont informés que des « aguentas » ont été aperçus près du bureau dans l’après-midi, alors que le Cemga était sorti.

Les militaires « entendent » le Président, partent et reviennent avec un RPG7

Dans un premier temps, renseignent des sources autorisées, les militaires se rendent chez le Premier ministre pour lui demander des explications. Ce dernier leur indique qu’il n’a « rien compris » de ce qui était arrivé. Seulement, ils lui révèlent que le Cemga avait été convoqué dans la matinée par le chef de l’Etat. Les militaires se sont fait une religion : pour eux, le Président a prétexté une discussion pour faire sortir Tagmé de l’état-major afin que ses proches « minent » son bureau. C’est ainsi que les militaires se sont rendus vers les coups de 23 heures chez le Président pour « l’entendre ». Bombardé de questions, Vieira bute et panique. Après l’avoir écouté, les militaires rebroussent chemin. Entre temps, des diplomates angolais, informés des « bruits » de vengeance qui courent dans la caserne, se rendent discrètement chez Vieira pour lui proposer de se réfugier, avec son épouse Isabelle, dans leur représentation diplomatique. Nino dit niet ». Mais vers 4 heures du matin, les mêmes militaires qui étaient venus l’entendre tirent un RPG7 sur le portail de sa résidence. Surpris, Nino tente de fuir avec son épouse. Cette dernière est ligotée, son mari tenu en respect. Hier, les militaires soutenaient que le chef de l’Etat Bissau Guinée a été criblé de balles « parce qu’il tentait de fuir ». Une source proche des enfants du couple qui vivent à Londres dément : « Ils l’ont égorgé devant Isabelle. C’était une vengeance ». Une version soutenue par un officier sénégalais proche du dossier : « C’était une vengeance ». Blessée mais laissée en vie, l’épouse du défunt Président a été accueillie à l’ambassade d’Angola à Bissau avant d’être discrètement transférée au siège des Nations Unies. « Là au moins, on est sûr qu’elle ne sera pas touchée » confie une source diplomatique sûre.

Wade ferme la frontière à 00 heure, Gadio à Bissau aujourd’hui

Les autorités sénégalaises, qui suivaient de près les événements, via leurs services de renseignements, ont fermé la frontière depuis lundi à 00 heure. Même si la communauté internationale a condamné l’assassinat de Nino, il n’en demeure pas moins que les Bissau Guinéens ne désespèrent pas et pour cause. Jusqu’à hier, le gouvernement exerçait son autorité, même si la résidence de Nino a été vidée aux environs de 14 heures. N’empêche, le ministre de la Justice a saisi le parquet pour l’ouverture d’une information judiciaire pour tirer au clair les deux meurtres et demander la mise en place d’une commission d’enquête ! Le Président Wade, qui suit le dossier de près, va poser un grand pas aujourd’hui : son ministre des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio sera à Bissau aujourd’hui pour discuter avec toutes les parties. Jusqu’à hier soir, le mot « coup d’Etat » était banni du lexique des militaires. De même, personne n’a fait une déclaration pour s’auto proclamer « chef ». Des raisons d’espérer…

Cheikh Mbacké GUISSE

Source: L'as

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Mardi 3 Mars 2009





1.Posté par adolphe le 03/03/2009 21:14
GOOD JOB PLUS D IMPUNITE .
QUI REGNE PAR LES ARMES ET LA TERREURE PERRIRA PAR LES ARMES DANS LA TERREURE

2.Posté par Ali le 03/03/2009 21:26
Wade devrait faire attention et arrete de jouer avec le feu...Cette histoire de gangster finit toujours mal...Allalou adouna diaroko de......

3.Posté par lemzo le 03/03/2009 22:19
La soif du pouvoir finit toujours dans le sang. Pourquoi après avoir quitté le pouvoir Nino a voulu coûte que coûte y revenir ? (Comme ATT, Sassou Guesso et d'autres) Pourquoi en Afrique les gens ne comprennent pas qu'il existe une vie en dehors ou après le pouvoir ? En plus c'est toujours les plus nuls, les plus corrompus, les plus sanguinaires, les plus pervers qui s'accrochent ! La politique n'est pas un métier et diriger un pays n'est pas une mission divine. L'Afrique commencera à s'en sortir quand les politiciens et les populations banaliseront le pouvoir et comprendront qu'on peut bien et mieux vivre sans faire de la politique. Salam.

4.Posté par professeur le 03/03/2009 22:37
Il écrit: "En plus c'est toujours les plus nuls, les plus corrompus, les plus sanguinaires, les plus pervers qui s'accrochent ! La politique n'est pas un métier et diriger un pays n'est pas une mission divine. "
Mais c'est ça la politique.
Il ya des voyous et des politiciens.
C'est le même boulot.
Regarde ce qui se passe au sénégal, ou avez-vous vu un vieux se comporter de cette sorte: en politique nulle part ailleurs.

5.Posté par boydkr le 03/03/2009 23:00
moooon dieuuuu!!!

6.Posté par amy le 03/03/2009 23:09
quelqu'un peut resumer, da fa goud troooppp

7.Posté par sadio le 03/03/2009 23:13
ale senegal n'est pas la guinee et arretez de comparer.la meilleure solution c'est plutot de rassembler que de desunir.vous parlez tjrs de wade dites-moi quel prisonnier politique y a au senegal apres que lui wade est ete emprisonne par diouf et senghor

8.Posté par peukheu le 03/03/2009 23:54
oeil pour eil ! dent pour dent ! souvenons nous de la lois du talion ! "qui vivra par les armes périra par les armes " !......../

9.Posté par go le 04/03/2009 00:15
cette histoire ressemble bien aux membres du PDS - calots bleus- qui sont dans la police. Cette force occulte de Wade pour faire des missions secretes. On se rappelle de la tentative d'assassinat de Talla Sylla et sans compter les autres perpetres par cette garde rapprochee de Wade.
J'ai bien peur que Wade perisse de la meme maniere.

10.Posté par DEUGUE WOOR le 04/03/2009 00:15
ET ! SI SARKOZY AVAIT RAISON SUR SES PROPOS KE L'AFRIQUE NE VEUT PAS SE DEVELOPPEE

11.Posté par Tel le 04/03/2009 00:15
cette histoire ressemble bien aux membres du PDS - calots bleus- qui sont dans la police. Cette force occulte de Wade pour faire des missions secretes. On se rappelle de la tentative d'assassinat de Talla Sylla et sans compter les autres perpetres par cette garde rapprochee de Wade.
J'ai bien peur que Wade perisse de la meme maniere.

12.Posté par Tel le 04/03/2009 00:16
cette histoire ressemble bien aux membres du PDS - calots bleus- qui sont dans la police. Cette force occulte de Wade pour faire des missions secretes. On se rappelle de la tentative d'assassinat de Talla Sylla et sans compter les autres perpetres par cette garde rapprochee de Wade.
J'ai bien peur que Wade perisse de la meme maniere.

13.Posté par a.karim le 04/03/2009 00:26
amy bayil tayel lireul mane mi bagne lecture sax j ai tout lu

14.Posté par a.karim le 04/03/2009 00:30
Amy bayil tayel lireul mane mi bagne lecture sah j ai tout lu

15.Posté par a.karim le 04/03/2009 00:31
Amy bayil tayel lireul mane mi bagne lecture sah j ai tout lu

16.Posté par kills le 04/03/2009 06:35
wase se pren pr 1 messi alor que il a mis le pays a genou. tais toi tu nai pa ecouter par tes compére

17.Posté par kills le 04/03/2009 06:38
ouvr bien les yeu sur ce ki se passe en afrik si tu ne fai pa atention tu finira com les autr chef " Nino,conté,kabila......."

18.Posté par bechirwade le 04/03/2009 08:07
le meme sort sera reservè à tous ces vieux demons de presidents qui pillent l'afrique ,apres le mali le bourkina fasso,la guinnee,la mauritanie et la guinee bissau,les militaires plus serieux de nos jours au pouvoir vont elergir leur espace d'influence car tous ces anciens militaires coordonnent leur actions peut etre ce sera le tour du senegal

19.Posté par calot bleu le 04/03/2009 09:23
Attention avec les calots bleu de Wade

20.Posté par joe sylla le 04/03/2009 09:24
pfff le developpement est encore a des années lumieres en afrik on vit com en europe et amerik des années 1800 esk c sur kon est en 2009 en afrik .... la revolution thianta en marche ...

21.Posté par raicha le 04/03/2009 11:37
Afrique mon Afrique
Thiey yalla,ma warou
wa bissau dagn pauvre ba wessou pauvre,lou gnouy histoire?
téy gno liguéye,out avancema
Wade mom dafa wané,dou lidianti sougnou blém you baré yi,ak campagnes locales yi commencé avec tant de violences,mo gueun mouy yak khaliss di envoyé Gadio guinée,nga khamné ay sauvages lagn,réndi nite si kanamou diabaram,des barbares ki nous désespérent;je ne sais pas ou va t on?
yalla nagnou yalla diapalé


22.Posté par dikha le 04/03/2009 11:59
ETATS UNIS D'AFRIQUE VA AU DIABLE PARCEQUE IL YA DES ASSASSINS DE VRAIS ASSASSINS EN AFRIQUE CELA NE PEUT PAS ETRE

23.Posté par questionnement le 04/03/2009 13:03
Le problème c'est que nos dirigeants ne réfléchissent pas assez ; ils campent eux-mêmes le scénario de leur propre élimination : comment on peut mettre dos à dos des soldats sans formation qu iseraient proches de vous et des militaires de carrière qui vous regardent avec haine tous les jours ? COmment on peut laisser comme général tout puissant un homme qui vous hait et qu vous avait chassé du pouvoir ? Nos dirigeants ne savent pas désamorcer les bombes ; ils laissent les sitguations pourrir des anénes sous leur nez. L'important, c'est qu'ils "investissent" dans leur famille, le reste, on s'en fout, tant que la panse est remplie. Cette situation était epxlosive à tout point de vue, c'était prévisible que ça pète un jour ou l'autre. On ne peut pas mettre plusieurs crocodiles dans une même mare. Les militaires doivent avoir un background intellectuel avec une culture républicaire, de service au peuple et à la nation, et pas le sang et la bêtise comme seule formation. Ensuite ils ne doivent rendre c ompte qu'au seul M nistre de l'INtérieur. On ne odit pas avoir dans un pays plusieurs corps de généraux qui gravitent comme ça indépendamment autour du Président, qu font et défont l'histoire po litico-militaire dune Nation. Bien sûr, sans contrôle, ni hiérarchie précise, ils deviennent aussi dangereux que Satan.

24.Posté par footrwe le 05/03/2009 01:04
Ou' étaient les gardes de Nino? Compte tenu de la situation électrique, ils devaient être sur le qui vive!

25.Posté par nadine dominicus le 15/03/2009 08:29
HOMMAGE au Président J.B. VIEIRA de la Guinée-Bissau

Nous avons rencontré Nino Vieira pour la première fois, en 1970, lors de l’arrivée à Rome d’une délégation du PAIGC dirigée par Amilcar Cabral, dans le cadre d’une visite de la CONCP au Pape.

Nino Vieira avait la trentaine et sa tête avait été mise à pris par la PIDE (police politique) du régime colonial. On le disait être le « Che Guevarra » de l’Afrique. Avec cette différence, que « Nino » était d’abord un nationaliste profondément attaché à son pays, même s’il intégrait cela dans une vision de solidarité régionale et internationale. Pour lui chacun avait d’abord à défendre son pays, certes avec des alliés mais sans ingérence dans la voie de développement pour laquelle ils optaient.

« Por amor da terra », (par amour de la terre) disait-il en parlant des choix de sa vie. Il était attaché à cette terre Bissau-Guinéenne, sentimentalement et si physiquement qu’il ne se détachait de la politique et de ses lourdes charges, qu’en allant travailler sa plantation et d’y faire de ses propres mains des expériences agricoles. En rentrant, boueux dans son humble demeure, il ne cessait de s’émerveiller en constatant combien sur cette terre tropicale on pouvait tout faire pousser.

Il nous avait raconté comment Amilcar Cabral l’avait envoyé pour commencer la mobilisation dans le Sud du pays. Combien ce fut dur, mais qu’encouragé par Amilcar, il tint bon. Encore jusqu’à ce jour, il recherchait force et encouragements en se recueillant sur la tombe de ce dernier. Lorsqu’il fut lui-même assassiné, les fleurs qu’il venait de déposées au Monument Amilcar Cabral séchaient à peine.

C’est donc dans le Sud où les Pepels de Bissau venaient faire la cueillette auprès des fermiers Balantes, qu’il commença en 1960, la mobilisation avec pour guide un ami Balante de la famille na Fatchamna. « Nino » apprit à parler Balante. Il conquit les cœurs par sa simplicité, son courage et son respect des gens. Les Fatchamna réunirent les Anciens et au cours d’une cérémonie religieuse traditionnelle visant à le protéger jusqu’à ce qu’il termine sa mission de libération du pays, ils le baptisèrent « Kabi na Fatchamna ».

Il gardera toute sa vie d’être un rassembleur d’hommes, refusant et jugeant absurde toute dérive ethnique dans un pays où il y a une vingtaine d’ethnies et qui dépasse à peine le million d’habitants.

Les divisions internes le préoccupaient comme autant d’entraves au projet commun qu’il soit celui de la lutte pour l’Indépendance Nationale, ou plus tard celui de la lutte pour le développement. Il ne refusait pas la controverse mais pour lui, il fallait aboutir à un accord pour réaliser l’objectif commun.

Lorsque, dans une ultime tentative d’empêcher la Guinée-Bissau de devenir indépendante, le régime colonial portugais fit assassiner Amilcar Cabral, intoxications et suspicions faillirent faire éclater le mouvement. Nino Vieira, Kabi na Fatchamna, comprenant que cela compromettait l’avenir réunit ses militants et lança « l’Opération Amilcar Cabral » qui marqua la défaite du régime colonial à Guiledge, malgré le renfort de troupes coloniales retirées d’Angola et de Mozambique.

A partir de là, s’enchaînèrent désertions portugaises, refus de combattre et le soulèvement au Portugal avec la Révolution des Œillets. Ainsi, est-ce une juste reconnaissance d’admettre que c’est sur le sol Bissau-Guinéen que se joua la fin de l’Empire colonial portugais et qu’il fut donné à l’Europe de se libérer d’un de ses derniers bastion fasciste.

Pourtant fondamentalement allergique à la violence, il la jugeait n’être qu’un triste et ultime recours défensif comme l’avait dit Cabral lorsqu’il décida que la lutte de Libération était devenu le seul moyen d’obtenir l’Indépendance, il rêvait d’une société civile et pacifique, rappelant qu’il était devenu Général, par la force des circonstances, en tant que patriote et militant armé.

En 1998, avec ses capacités de Général, il aurait pu facilement abattre la junte, mais celle-ci ayant utilisé la population civile comme bouclier humain, il voulait d’abord l’évacuer et cela malgré la pression de son entourage. « J’ai lutté toute ma vie pour le peuple, je ne peux pas bombarder mon propre peuple »

Ces jours-ci après son contrôle médical à Paris, son entourage l’exhorta en vain à demeurer plus longtemps en Europe pour se reposer et attendre la mise en place de mesures sécuritaires pour sa protection. Il refusa considérant que sa sécurité n’était pas une priorité si la situation au pays exigeait sa présence.

Le Palais présidentiel étant détruit, il accepta de vivre dans une maison modeste, bien plus modeste que celle de ses ministres, la Guinée Bissau étant devenu le seul pays au monde où un Chef d’Etat reste sans Palais et sans villa. Avec sa famille et ses proches, il prenait ses repas dans sa cuisine.

Ceux qui ont cru qu’il était leur ennemi, se rendront compte, demain, que si ç’avait été le cas, il aurait été le meilleur ennemi dont ils puissent rêver. Car jamais, il ne se positionnait en ennemi personnel et son opposition ne portait que sur des prises de positions. Dès qu’un accord était atteint, pour lui l’affaire était close et il acceptait la réconciliation et l’amitié. Il croyait qu’il était toujours possible de tourner la page et de construire l’avenir ensemble.

Un jour où il lui fut demandé quelle avait été la plus grande souffrance politique de sa vie, il répondit que le plus difficile avait été quand les partenaires ne pensaient pas en visionnaires, quand pour des dissensions internes et parfois privées, certains oubliant l’objectif principal, cédaient à des pulsions de règlement de compte sans mesurer les conséquences de leurs actes.

Ceux qui, aujourd’hui ont incité au meurtre de leur Chef d’Etat sont ceux-là, qui pour avoir cédé à de telles pulsions, sont certainement loin d’être capables de mesurer les conséquences de leurs actes et de ce que cela signifie pour la Guinée Bissau de montrer au monde qu’un tel acte de barbarie pouvait être perpétré dans un pays où le peuple est si aimable.
En ses dernières heures de souffrance, comme toujours fidèle à lui-même, leur Président, cet Homme de grandeur qu’ils sont venu assassiner, n’a pas voulu de sacrifice inutile et a continué à se comporter jusqu’à sa fin, en dirigeant qui protège les siens. Son ascendant était resté tel qu’il a pu encore convaincre ses bourreaux, ses meurtriers, de ne s’attaquer qu’à lui-même et de laisser son entourage partir « puisque c’était lui qu’ils cherchaient et que maintenant ils l’avaient ».

Aujourd’hui, nous ne pouvons nous résoudre à dire « Adieu » à ce Cher « Nino », ami bien-aimé, à ce généreux et courageux militant de l’Indépendance, Kabi na Fatchamna, à Son Excellence Nino Vieira, Président de la Guinée Bissau et figure incontournable de l’Histoire de son pays. Nous craignons de ne pas encore pouvoir lui dire de reposer en paix, car nous sommes persuadés que pour longtemps encore, il préfèrera, même défunt, errer toujours soucieux et préoccupé de ce que l’avenir pourra réserver à son peuple.

Nous remercions le ciel et la vie d’avoir pu faire partie de l’entourage d’une personne de cette qualité.

10 mars 2009
Dra.Nadine Dominicus van den Bussche
nadinedominicus@hotmail.com

26.Posté par Muskuta Syte djubuku Patcypatchy le 22/05/2009 19:44
Oui ,c'est vrais que il y a les dictateures en afrique qui veulent pas quitèr le pouvoir et en mentant tous les jours que il veulent crèer ètats-unie de l'afrique ! Donc c'est ça qui'ils mèritent

Puis que ètre president n'est pas etre pere d'un enfant nè ! Nino il voulais pas revenir en guinè-bissau mais il avais les complices que voulais qu'il soit mort
il sont instigueè nègocier avec l'argent maintenant il sont vu ! et eux aussi ils mèritent aussi comme nino ils doivent etre liquidèes pour qu'on puis etre en paix

27.Posté par bingui le 07/02/2011 20:35
c'est triste, c'est désolent. mais que ceci nous serve également de leçon.

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