Référence multimedia du sénégal
.
Google

Pour une prime de transport et la hausse des salaires : Les travailleurs du Petit train de banlieue en ordre de bataille

Article Lu 11815 fois

Les travailleurs du Petit train de la banlieue menacent de paralyser le système ferroviaire. Un courroux provenant de l’octroi des primes de transport et la hausse des salaires que la direction de l’entreprise leur a refusés. Cette dernière maintient sa position et estime ne pouvoir payer une augmentation pour laquelle il ne dispose pas de décret d’application.



Le Petit train de la banlieue risque de s’immobiliser dans les jours à venir au grand dam des populations. La menace a été proférée, hier à la gare de Dakar par les cheminots. Remontés, qu’ils sont contre leur direction, ces travailleurs promettent d’user de tous les recours possibles pour contraindre les autorités à prêter une oreille attentive aux revendications derrière lesquelles ils courent depuis octobre 2003. Il s’agit de la prime de transport et de l’augmentation des salaires décrétée par l’Etat depuis 2004. Pourtant, cette prime leur avait été restituée par la direction du Ptb en 2003 avant d’être suspendue deux mois plus tard. Un acquis aussitôt perdu sur lequel le ministre des Transports, mis au parfum, avait décidé d’interpeller la direction du Ptb. Farba Senghor aurait soutenu, selon les travailleurs, qu’un acquis doit être conservé. Malgré cela, la direction du Ptb campe toujours sur sa décision : on ne peut pas bénéficier en même temps d’un logement et d’une prime de transport. Seulement, à la place du logement, les cheminots préfèrent parler de ‘dortoir’ car ce sont des chambres dans lesquelles ils dorment à quatre parfois. ‘Un logement suppose contenir les membres d’une famille et dans une même chambre on ne peut le faire. Les chambres sont individuelles et l’on y rentre que le soir, les week-ends, chacun rentre chez soi. Ce ne sont que des dortoirs pour dire les choses telles qu’elles sont ‘, fulmine le secrétaire général du Syndicat national des travailleurs du Petit train de banlieue (Sntptb), Momar Sall.
Pour ce qui est de l’augmentation des salaires, les cheminots fustigent l’attitude du directeur général du Ptb qui, de leur avis, refuse sciemment de s’exécuter après que le chef de l’Etat a pris la décision de hausser les salaires dans la Fonction publique. ‘Nous dépendons du ministère des Transports terrestres. A ce titre, nous sommes des agents de la fonction publique. Donc, c’est de droit que nous réclamons cette augmentation des salaires’, clame le secrétaire général adjoint du Sntptb, Adama Dia. Le secrétaire général adjoint d’ajouter que la prime de transport ne fait plus l’objet de débat au Sénégal, elle a été octroyée par l’Etat depuis belle lurette.

Aussitôt informé de la situation qui prévaut dans la boîte, le directeur général, Abdoulaye Lô s’est empressé d’apporter des éléments de réponse. C’est ainsi qu’il explique que le dortoir a été construit pour aider les travailleurs afin qu’ils n’aillent pas louer des maisons. Pour le Dg, il était possible d’octroyer la prime de transport aux travailleurs et leur demander de se débrouiller à trouver des maisons. Aussi soutient-il qu’à son arrivée à la direction du Ptb, il a soumis le problème de la prime au conseil d’administration. Ce dernier aurait soutenu que la direction ne pouvait pas octroyer des logements, subventionner le restaurant, acheter des véhicules de transport et payer en même temps une prime de transport. M. Lô de donner l’assurance que ‘si les cheminots acceptent de se passer des dortoirs, la prime de transport leur sera octroyée sans problème’.

Réagissant sur l’augmentation des salaires, le Directeur général s’est étonné des accusations, portées sur sa personne car Abdoulaye Lô avoue ne détenir aucun pouvoir de refuser une augmentation de salaires dictée par l’Etat. ‘J’ai soutenu que je ne peux pas payer une augmentation pour laquelle je ne dispose pas de décret d’application. Un décret que j’ai cherché au niveau du ministère de tutelle et du secrétariat général du gouvernement en vain. Les travailleurs également l’ont cherché sans succès. Donc si je devais appliquer cette augmentation je me baserai sur quels taux et je l’appliquerai à qui ?’ s’est-il interrogé. ‘Un bâtiment de 400 millions de francs est en train d’être construit à Rufisque pour servir de logement aux cheminots’ informe-t-il.

Avant de donner l’assurance que le ministre de tutelle va les recevoir pour trouver solution à ce problème.

Toutefois, les travailleurs maintiennent le pied sur l’accélérateur et envisagent de battre le macadam ce mardi.

Amadou NDIAYE
Source: Walfadji

Article Lu 11815 fois

Samedi 11 Août 2007

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State