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Pour une dispute autour d'une somme de 50 francs: Des coxeurs écopent d'une peine de 2 ans ferme

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Le coxeur qui réclamait son mandat, une somme de 50 francs, à l'apprenti chauffeur de car rapide, a procédé à une soustraction frauduleuse avec violence pour rentrer dans ses « droits », avec d'autres complices dont certains n'ont pas été appréhendés. Ils sont donc poursuivis pour le délit d'association de malfaiteurs. Le procureur a requis la stricte application de la loi pénale. Ils ont été jugés coupables des faits qui leur sont reprochés, et le tribunal les a condamnés à 2 ans ferme.



Pour une dispute autour d'une somme de 50 francs: Des coxeurs écopent d'une peine de 2 ans ferme
Les faits se sont passés à l'arrêt dit des cars rapides de Castors. Ce jour-là, dans la deuxième quinzaine du mois de mai, le nommé Cheikh Ngom, coxeur de son état, s'y trouvait comme à l'accoutumée, à la recherche de la clientèle, pour les véhicules de transport en commun, notamment les cars rapides. C'est dans ce contexte que le véhicule d'un certain Pape, apprenti, arrive et attend les clients. Cheikh Ngom, 27 ans, s'est mis à appeler les passagers. Le car rapide rempli, le coxeur demande sa part du gain, communément appelée « mandat », à l'apprenti chauffeur. C'est à ce moment précis que commencent les problèmes. Car pour l'apprenti, Cheikh Ngom n'avait introduit aucun client dans le véhicule. Ce que conteste naturellement le sieur Ngom. La discussion éclate, et dégénère. Hier à la barre, Cheikh Ngom a soutenu qu'il était même parti avertir le chauffeur, afin qu'il puisse intervenir auprès de son apprenti, en vain. « A Castors, tout le monde me connaît, je suis à cet arrêt depuis sept ans, sans jamais créer d'histoires », a martelé Cheikh Ngom. Avant d'ajouter que, devant la position inflexible de l'apprenti, « nous nous sommes empoignés. Quand je suis parti revoir le chauffeur, l'apprenti ne m'a pas laissé le temps d'expliquer les choses à son patron. Il m'a frappé avec une barre de fer », a déclaré le prévenu. « Vous aviez fait main basse sur son porte-monnaie. Face à sa résistance, une lutte s'est engagée, et vous êtes tombés sur l'étable à café d'un Peulh Fouta, puis vous avez détruit toute sa marchandise. D'ailleurs, c'est l'un de vos complices du nom de Ameth Ndao, ici présent à la barre, qui vous a assisté », lui rappelle le président. Mais le mis en cause n'a pas directement répondu à cette interpellation. « Mais non, on n'a rien cassé, et les intervenants m'ont taxé de voleur, et on nous a conduit au commissariat de Dieupeul », a rétorqué Cheikh Ngom. Mais le magistrat a du mal à comprendre qu'en réclamant son mandat d'un montant de 50 francs, qu'il en est arrivé à entrer en possession du porte-monnaie ». Pour le magistrat, être coxeur n'est pas vraiment une profession. Quant à l'autre prévenu, le nommé Ameth Ndao, qualifié d'acolyte, il n'a pas eu d'arguments lui permettant de se tirer d'affaire. Le représentant du ministère public a requis une stricte application de la loi pénale. Au délibéré, le coxeur et son complice ont écopé d'une lourde peine de 2 ans ferme, pour un mandat de 50 francs seulement.

Lassana Sidibé
Source: L'office

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Vendredi 1 Juin 2007

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