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Pour tout retour au gouvernement : Landing SAVANE pose ses conditions

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Depuis quelques jours, le secrétaire général d'Aj/Pads s'est retiré à Paris pour se reposer. Nous l'avons rencontré par hasard aux environs de la Tour Montparnasse, attendant que le feu passe au vert pour permettre aux piétons de traverser l'avenue. C'est à ce moment précis que nous l'avons aperçu. Et cette occasion a été mise à profit pour converser avec le patron d'Aj sur l'actualité politique sénégalaise. Après quelques hésitations, il cède. Landing Savané reconnaît que son parti est en contact avec le Pds. Des contacts qui n'excluent pas une éventuelle entrée dans le gouvernement de Wade. Mais ce contact est aussi entretenu avec l'opposition qui raidit de plus en plus ses positions. Et Landing se proclame ‘facilitateur national’. Il s'est aussi prononcé sur la succession du président Wade, sur les leçons à tirer des dernières élections et les raisons de sa visite à Paris.



Pour tout retour au gouvernement : Landing SAVANE pose ses conditions
(Correspondant permanent à Paris) - Trouvé, par hasard, arrêté au niveau d'un passage piéton d'une rue de la capitale française par les correspondants de la presse sénégalaise venant d'un point de presse que devait tenir le président du Craes, Mbaye Jacques Diop, en visite de travail en France, le secrétaire général d’And Jëf/Pads, Landing Savané, a été amené à donner son point de vue sur l'actualité politique sénégalaise. Et le premier point abordé, ce sont les révélations sur les négociations en cours entre son parti et le Pds du président Wade. Le patron d'Aj confirme qu'il y a bel et bien des ‘contacts’ - pour ne pas dire des négociations - entre son parti et celui du président de la république. Ce qui confirme les informations données par Walf dans son édition d'avant-hier. D'autres questions ont été également éclaircies comme celles qui concernent les plénipotentiaires d'Aj. Selon Landing Savané, si l'on cite régulièrement le nom de Mamadou Diop ‘Decroix’ comme jouant ce rôle d'intermédiaire entre les deux partis, c'est parce que c'est lui qui est au-devant de la scène, notamment médiatique. Laissant croire que d'autres peuvent jouer ce rôle. Dans la pénombre. Mais il précise que c'est Aj même qui est porteur du projet de négociations.
Formation d’un gouvernement d’union nationale

Ces négociations peuvent-elles aboutir à la formation d'un gouvernement d'union nationale ? Le patron d'Aj, en vacances à Paris, estime que rien n'est exclu d'autant plus qu'il y a une nécessité de tout faire pour stabiliser la situation politico-sociale du Sénégal. Pour lui, tout dépendra du président de la République, Me Abdoulaye Wade, qui a le dernier mot.

Mais le patron d'Aj veut être clair quant à la formation d'un gouvernement d'union nationale. Ce qui semble être ses conditions, c'est le dialogue qui doit aboutir sur un minimum de consensus préalable à la formation d'un quelconque gouvernement. Ce qui veut dire que même si Me Wade reste maître de la décision, un programme minimum semble être exigé. D'ailleurs, contrairement à ce qui a été dit sur son refus d'entrer dans un gouvernement de l'ancien président Abdou Diouf, le vacancier de luxe d'Aj précise que c'est parce que le Ps avait refusé, en son temps, tout dialogue préalable à l'entrée dans un gouvernement. Il révèle que le président Abdou Diouf avait fait appel à lui à plusieurs reprises, mais il a refusé à cause de ce refus de dialogue. Pour lui, ‘un gouvernement, ce n'est pas un bordel où l'on passe pour tirer un coup et partir, mais c'est quelque chose de sérieux qui nécessite un minimum de consensus programmatique’. Est-il en contact avec le chef de l'Etat ? Landing répond par l'affirmative. Même si c'est un ‘contact indirect’, reconnaît-il. Et quand on lui dit que l'on soupçonne que ce soit ‘Decroix’ qui joue ce rôle indirect, il acquiesce tout faisant remarquer qu'il peut passer également par d'autres.

Dialogue pouvoir-opposition

Les négociations en cours ne concernent pas seulement Aj et le Pds. Les partis de l'opposition, notamment ceux qui sont regroupés dans le Front Siggil Sénégal, sont concernés. Et Landing Savané s’est autoproclamé, à plusieurs reprises durant la conversation avec la presse sur cette question, comme ‘facilitateur national’. Facilitateur national parce qu'il dit avoir la chance d'être en contact avec tout le landernau politique sénégalais. Il parle à l'opposition comme à la mouvance présidentielle, particulièrement au chef de l'Etat. Il se dit à l'aise dans son rôle dans la mesure où il n'a jamais tenu de ‘propros malveillants ni contre le président Wade et ses alliés et ni contre l'opposition’, notamment regroupée au sein du Front Siggil Sénégal où il compte beaucoup d'amis. En plus, si le patron d'Aj se donne le rôle de facilitateur, c'est parce que du côté de l'opposition comme du pouvoir (Wade), il est connu pour quelqu'un de ‘franc’, qui dit ce qu'il pense ‘honnêtement’, et qui fait ce qu'il dit. Toutes choses qui lui permettent de jouer un rôle de médiateur pour rapprocher les protagonistes.

Si Landing pense à la formation d'un gouvernement d'union nationale, c'est parce que c'est le contexte politique du pays qui le commande, justifie-t-il. Il avance que le Sénégal est à la fin d'un cycle où le président est appelé à partir. En plus, les positions de l'opposition et de certains militants du Pds se radicalisent de plus en plus. Et le dialogue pourrait ramener la sérénité au sein de la classe politique. En plus dans ce contexte décrit plus haut, pense-t-il fermement, il ne faut pas permettre à des gens tapis dans l'ombre de s'emparer du pouvoir comme ça au cas échéant.

Succession à la tête de l’Etat

D'ailleurs, sur la question de la succession du président Wade et de la refondation du parti présidentiel, Landing a sa petite idée : ‘C'est une affaire du Pds’, clame-t-il. Même la succession du président Wade ?, lui rétorque-t-on. Il se ravise et soutient que la Constitution et les lois règlent la question de la succession au sommet de l'Etat. Pour lui, si Karim Wade, puisque c'est son nom qui est de plus en plus cité, remplit les conditions d'être candidat, il ne voit pas d'inconvénient. Même soutenu par le Pds, renchérit le patron d'Aj. Pour lui, il revient au peuple sénégalais de décider de la succession du président de la République. Et tout successeur doit se soumettre au suffrage universel. Dans ce cas, si le peuple sénégalais décide que c'est Karim Wade qui doit être le successeur du président Wade, dans la transparence et la démocratie, Landing Savané soutient qu'il se conformera aux résultats électoraux. Comme il s'est conformé à ceux du 25 février dernier. Des élections qui ont été ‘transparentes’, clame-t-il. Avant de nous prendre en témoin : ‘N'est-ce pas qu'au centre de vote de Paris, vous n'avez pas remarqué de fraude, ce fut le cas aussi dans chacun de nos villages. Puisque c'est la somme de ces résultats qui constitue les résultats nationaux, il n'y a donc pas eu de fraude. Wade nous a battus dans la démocratie et la transparence’, reconnaît Landing Savané qui explique, ainsi, sa reconnaissance des résultats et ses félicitations adressées au président Wade au lendemain des élections présidentielles. Avant de tempérer : ‘En tout cas, visiblement le scrutin a été transparent.’

Si le secrétaire général de Aj laisse une marge de manœuvre critique, c'est parce qu'il estime que beaucoup d'argent a été distribué lors de cette élection présidentielle par le parti gagnant. Sans pour autant préciser le montant exact dépensé. Mais cela n'est pas nouveau dans la scène politique sénégalaise puisque le Ps en a fait aussi, même si cela a été d'une moindre ampleur, confie-t-il. Pour lui, l'argent s'est définitivement installé dans les mœurs politiques sénégalaises. A l'en croire, la plupart des citoyens sénégalais ne votent plus par ‘conviction politique et idéologique’, mais selon le montant des espèces sonnantes et trébuchantes. C'est pourquoi il considère sa défaite à la présidentielle comme une ‘belle défaite’ puisqu'elle lui a permis de jauger la capacité de frappe de l'argent, mais aussi il a pu être en contact avec les populations et leurs réalités. Si Landing Savané a tiré une leçon de ces présidentielles, c'est au niveau de la représentativité des uns et des autres à la base. Pour lui, le critère principal pour être responsable à la base, c'est la qualité de contact avec les populations du terroir. Selon Landing Savané, les gens votent non pas parce que tel ou tel porte les meilleures idées, mais parce qu'ils entretiennent avec lui des relations particulières.

Fusion entre And Jëf et le Pds

Quant aux informations sur la fusion de Aj et le Pds, l'ancien maoïste ne veut pas se lancer dans la polémique. Il promet, tout de même, qu'il donnera son point de vue, une fois à Dakar. Mais par anticipation et d'après tout ce qu'il vient de dire, tout laisse croire que l'Aj ne va se fondre dans le Pds, comme le soutiennent certains de ses militants dans l'édition du Walf d'hier. A cause du rôle que se donne Landing Savané dans la médiation entre l'opposition et le président de la République. En plus, le leader d'Aj se postionne déjà comme candidat à la succession de Wade quand on a évoqué cette question avec lui, concernant le cas de Karim Wade dont le nom est régulièrement cité dans la presse.

Par rapport à la cherté du coût de la vie, Landing Savané a invité ses compatriotes à assumer leurs responsabilités. En clair, puisqu'ils ont élu Wade qui est à l'origine de l'augmentation des produits de première nécessité (ils ont subi une baisse hier, Ndlr), ils doivent en assumer les conséquences. C'est aussi simple que cela, fait-il remarquer.

Revenant sur les raisons de sa présence à Paris, l'ancien ministre d'Etat de Wade a dit qu'il est venu se reposer après sept ans passés aux affaires. Pour cela, il fallait un peu s'éloigner du Sénégal pour mieux en profiter. Mais c'est un repos studieux puisque le vacancier de luxe est en train de rédiger un livre qui réfléchit sur les grandes questions du XXIe siècle. Sans autre forme de précision. Sauf qu'il ne s'agit pas de ses mémoires, même s'il y pense tous les jours. Il a aussi informé qu'il est venu faire le vide, s'éloigner un peu de la gestion quotidienne de la politique. Mais aussi, et dans l'humour bien sûr, se cacher des journalistes. Mais le voilà découvert en pleine rue, à Paris, aux environs de la Tour Montparnasse, par des journalistes sénégalais, en plus. Comme quoi, le monde est petit !

Moustapha BARRY
Source: Walfadji

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Jeudi 19 Juillet 2007


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