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Pour contrôler le conseil régional de Thiès : La coalition Sopi va faire alliance avec Idrissa Seck

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Comme plusieurs responsables libéraux, le député Alé Lô, par ailleurs tête de liste dans la communauté rurale de Taïba Ndiaye et mandataire dans le département de Tivaouane, reconnaît que les mauvaises investitures ont été à l’origine de la débâcle de la coalition Sopi au soir du 22 mars. Le président des élus locaux qui a réussi à gagner dans sa localité, annonce de grandes manœuvres entre la coalition Sopi et And Liguey Sénégaal de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck pour ne pas que le conseil régional de Thiès tombe entre les mains de l’opposition.



Pour contrôler le conseil régional de Thiès : La coalition Sopi va faire alliance avec Idrissa Seck
Wal Fadjri : Quelle lecture faites-vous du scrutin du 22 mars en tant que tête de liste de la coalition Sopi dans la communauté rurale de Taïba Ndiaye ?
Alé Lô : Je voudrais d’abord profiter de cette occasion pour donner mon appréciation sur les résultats de ces élections qui font l’objet de beaucoup de commentaires. J’ai remarqué qu’on a trop mis l’accent sur les points faibles, à savoir les localités où la coalition Sopi a perdu. En termes d’appréciation, les élections locales se gagnent essentiellement sur trois éléments. D’abord sur le bilan de l’élu : le maire, le président du conseil rural ou le président du conseil régional doit battre campagne à partir de son bilan. Il a été élu pour cinq ans et doit pouvoir présenter à ses mandats, les réalisations qu’il a eu à faire. C’est l’élément le plus important pour un élu qui a déjà exercé et qui prétend pouvoir se représenter. A la différence de ceux-là qui cherchent le pouvoir, ils n’ont pas de bilan à présenter, donc c’est à eux de faire des promesses.

Le deuxième élément, c’est la qualité des listes. C’est-à-dire le choix des investis. De ce point de vue, on a constaté que partout où ces listes ont été contestées, la coalition Sopi a fait l‘objet de votes-sanction. Même si je dois féliciter l’opposition pour les résultats obtenus, il faut reconnaître que dans beaucoup de collectivités, c’est les frustrations, les votes-sanction qui ont permis à l’opposition de gagner. Et on peut en citer plusieurs. Dans plusieurs localités, des frustrés sont partis battre campagne, présenter des listes et gagner sans entrer dans la coalition Sopi 2009. Cela a beaucoup affaibli cette coalition.

Le troisième élément pour un parti, c’est bilan du gouvernement, en termes de réalisations pour répondre aux préoccupations des populations. Il y a enfin la conjoncture économique et la politique de façon générale.

La campagne électorale d’un élu commence le jour même où il a été élu. Il a donc cinq ans pour préparer sa campagne. Ce qui fait qu’au moment où les gens se mettent à parler, lui, il présente son bilan. Je suis bien placé pour le dire pour avoir exercé quatre mandats à la tête d’une collectivité locale. Pour l’essentiel, j’avais déjà mes objectifs. Avant les élections, j’étais assuré de gagner l’ensemble de mes bureaux de vote. Le défi, c’était surtout le niveau de participation et le résultat. Mais en ce qui concerne le bilan, j’étais persuadé de gagner compte tenu du fait que j’avais pu réaliser 95 % de mes objectifs. Par exemple, en termes d’adduction d’eau, les populations sont, dans leur quasi-totalité, servies en eau potable, 75 % des populations bénéficient de l’électricité, de nombreux villages sont désenclavés en pistes de production, sans compter les postes de santé, les écoles et surtout un lycée. Ce qui fait qu’en termes de satisfaction des besoins, nous avons pu réaliser l’essentiel de nos promesses électorales.

Wal Fadjri : Pourtant, avant les élections, le front Siggil Senegaal de votre localité exigeait votre départ de la tête du conseil rural pour mauvaise gestion.

Alé Lô : J’attendais ce moment pour répondre à ces gens parce que je me disais que la date du 22 mars était la mieux indiquée pour apporter la réplique. Aujourd’hui, la réponse est là. Nous avons eu un résultat global de 82 % à Taïba Ndiaye, soit 42 conseillers sur 46. Nous avons gagné tous nos bureaux de vote et tous nos centres de vote. C’est dire que la population a bel et bien adhéré à ma politique, contrairement à ce que faisaient croire les gens du front Siggil Senegaal. Depuis 1990 que je suis en politique, je suis tout à fait en phase avec les populations en ce qui concerne les élections locales.

Wal Fadjri : Mais votre coalition Sopi a quand même perdu de grandes villes et de grandes régions comme Dakar, Kaolack, Fatick, etc…

Alé Lô : Avant d’en arriver aux régions, je voudrais d’abord commencer par le niveau départemental. J’étais le mandataire de la coalition Sopi dans le département de Tivaouane et je suis surpris quand on met l’accent sur les résultats du département de Mbour que l’opposition a gagné. Et on omet de dire que la Coalition Sopi a largement gagné à Tivaouane de plus de 18 000 voix par rapport à la Coalition Benno Siggil Senegaal. Ce qui nous a mis en tête au conseil régional avec 24 conseillers. Nous avons également gagné dix communautés rurales dans le département de Tivaouane, Benno Siggil Senegaal n’a gagné que deux, tout comme la coalition And Liguey Senegaal. Une seule commune a été gagnée par Siggil Senegaal et c’est Mboro. Tivaouane et Méké ont été remportées par la coalition Sopi. Donc, globalement, au niveau de notre département, les résultats sont largement positifs en faveur de la coalition Sopi. Ce qui nous a permis de contre balancer les mauvais résultats obtenus dans le département de Mbour.

Nous allons vers des combinaisons en ce qui concerne le conseil régional, mais si on prend en compte les voix de la coalition Sopi et celles de And Liguey Senegaal (la coalition d’Idrissa Seck, Ndlr), nous contrôlons 70 % du conseil régional de Thiès. Et la coalition Sopi a gagné 11 régions sur les 14 que compte le Sénégal. Par conséquent, le bilan n’est pas si mauvais que ça.

En ce qui concerne les communautés rurales, il nous reste encore les derniers chiffres, mais aujourd’hui nous sommes persuadés de gagner les deux tiers. Si on a perdu les grandes villes, pour l’essentiel, force est de reconnaître que le monde rural a encore voté pour la coalition Sopi.

Wal Fadjri : Pourtant, il se dit que la coalition Sopi a perdu une ville comme Kaolack du fait de la mauvaise politique agricole du gouvernement de l’alternance avec des échecs répétés des campagnes de commercialisation des arachides.

Alé Lô : Mais ce n’est pas le seul facteur. Il est vrai qu’on a eu des distorsions au niveau de la campagne agricole, mais cela n’est pas le seul facteur de notre défaite à Kaolack. C’est certes un des facteurs, mais il y a surtout la qualité des listes et le choix des hommes investis sur ces listes. Cela a fait qu’on a eu beaucoup de votes-sanction aussi bien dans la commune de Kaolack que dans la région. Mais il n’est pas exclu que l’opposition ait profité de la situation de la campagne agricole pour engranger quelques voix.

Parlant de la qualité des listes, des voix s’élèvent de plus en plus pour accuser Ablaye Faye et Ousmane Masseck Ndiaye d’être les principaux responsables de la débâcle de votre coalition. Qu’en est-il au juste ?

C’est vrai que quand il y a des résultats de cette nature, il faut nécessairement que l’on cherche à trouver les responsables. Mais le premier problème qu’on a eu à déplorer, c’est le fait que les renouvellements ne sont pas déroulés à temps. Si depuis 2000, on s’était investi à procéder aux renouvellements, on aurait pu savoir qui pèse combien dans chaque localité. Malheureusement, les structures n’ont pas été renouvelées et on a eu beaucoup de difficultés à départager les responsables. D’un côté, nous avons d’anciens secrétaires généraux de fédérations qui étaient là, qui n’ont pas été renouvelés et, de l’autre côté, il y a les élus qui étaient au pouvoir et, très souvent, il y a eu des querelles internes entre ces deux, plus les nouveaux venus qu’on a appelés les transhumants. Ce qui fait que, l’un dans l’autre, il était difficile à la direction du parti d’arbitrer.

Malheureusement, on n’a pas, non plus, utilisé toutes les compétences qui étaient en notre sein. En ma qualité de président des élus locaux, je suis persuadé qu’il y a beaucoup de choses que j’aurais pu apporter à la direction du parti si j’étais consulté au moins en ce qui concerne les communautés rurales. Mais, le résultat est là, il faut l’analyser et surtout apporter les correctifs nécessaires.

Wal Fadjri : Votre secrétaire général national a promis de décoder le message des urnes. En quoi consistera sa réaction selon vous ?

Alé Lô : Il y a là un message très fort et le président de la République va en tirer les conséquences. En politique, les erreurs se paient cash. Et de ce point de vue, il est tout à fait normal que l’on puisse tirer les conséquences qui s’imposent de manière à ce que nous puissions faire les bons choix pour nous projeter sur 2012. Il nous reste trois ans pour rectifier le tir. C’est maintenant au secrétaire général national de réagir d’abord au niveau des structures du parti, au niveau du choix des hommes. Cela est inévitable pour nous aider à nous mettre au travail. Les élections sont derrière nous, il nous faut apporter des correctifs et des réponses adéquates aux populations qui nous attendent.

Wal Fadjri : Etes-vous sûr de pouvoir inverser la nouvelle tendance qui n’est plus favorable à votre parti ?

Alé Lô : Je pense que oui. Surtout au vu des statistiques que je viens de vous communiquer. Les gens sont allés trop vite en besogne en affirmant que les Sénégalais avait vomi le régime. Les grandes villes que nous avons perdues, ce n’est pas seulement ça le Sénégal. Les deux tiers des voix sont encore entre les mains de la coalition Sopi. Et en termes de majorité, on ne peut pas dire que le Pds est vomi. Il a des problèmes. C’est un parti de masse qui a des problèmes, mais aussi les ressources nécessaires pour relever le défi. Il faut maintenant que nous sachions taire les querelles, faire les bons choix au niveau des hommes de manière à ce que nous puissions rassurer en ce qui concerne la maîtrise et la gestion des affaires.

C’est vrai qu’il y a la conjoncture économique internationale, mais cela ne suffit pas. Il faut des signaux forts de manière à rassurer. Il faut qu’il y ait des mesures de nature à susciter l’espoir. Cela est très important et je pense que le président de la République ne tardera pas à réagir.

‘L’opposition a tort de demander la démission du chef de l’Etat. Il ne faut pas donner à ces élections locales, un sens qu’elles n’ont pas’

Wal Fadjri : Vous attendez-vous à ce que le président de la République prenne des mesures allant dans le sens de la réduction du train de vie de l’Etat ?

Alé Lô : Je pense que cela fera partie des mesures, mais ce ne sera pas tout. C’est un ensemble de facteurs. Les signaux sont assez clairs et il appartiendra au président de la République de les décrypter pour répondre aux attentes des populations aussi bien dans les zones urbaines que dans les zones rurales. C’est un choix difficile, mais qu’il va falloir opérer.

Wal Fadjri : Et que pensez-vous de l’opposition qui indique la voie de la démission au chef de l’Etat en réponse au désaveu infligé à sa coalition ?

Alé Lô : Pourquoi démissionner ? Le président a été élu par une majorité des Sénégalais. N’oublions pas que ce n’était pas des élections nationales. Nous étions à des élections locales et le président n’était pas candidat. Ce sont les élus locaux qui ont été sanctionnés pour la plupart. Il appartient maintenant au président, en tant que chef de parti, d’apporter les réponses par rapport à ces choix et de préparer 2012. Mais si ces populations continuent à avoir le même comportement, cela voudra dire que les réponses adéquates n’auront pas été apportées. Mais à mon avis, l’opposition a tort de réclamer la démission du président ou la dissolution de l’Assemblée nationale ou du Sénat. Parce que cette opposition a boycotté les législatives et les sénatoriales. Il faut donc qu’elle respecte quand même les suffrages des Sénégalais. Nous avons librement établi les règles du jeu et il faut qu’elles soient respectées.

Considérer ces élections locales comme un référendum ou autre chose, c’est une grave erreur d’appréciation. L’opposition se justifie en disant que le président s’est impliqué dans cette campagne. Mais ce n’est pas une raison. L’élection présidentielle est prévue en 2012 et l’opposition comme le pouvoir, du reste, n’ont qu’à se préparer. Il ne faut pas donner à ces élections locales un sens qu’elles n’ont pas.

Wal Fadjri : Le chef de l’Etat a dissous beaucoup de collectivités locales, mais on ne vous a jamais entendu prendre la défense de vos collègues en tant que président des élus locaux.

Alé Lô : Cette question me donne l’occasion de clarifier le rôle des associations des élus locaux. En fait, bien que composées d’élus locaux appartenant à des partis politiques, nos associations n’ont pas à prendre des positions politiques. C’est d’ailleurs interdit par nos statuts. Ce qui fait qu’au sein de nos associations, que ce soit l’Association nationale des conseils ruraux (Ancs), l’Association des maires ou l’Union des associations des élus locaux, on a aucune distinction en ce qui concerne l’appartenance politique. Nous avons regroupé l’ensemble des élus à travers ces associations.

Nous souhaitons, à l’occasion des prochains renouvellements qui se projettent, que nous puissions continuer à travailler dans cette même dynamique. Parce que nous avons de grands chantiers de dialogue politique sur lesquels je souhaite que tous les élus puissent se retrouver. Ces grands chantiers ont pour noms réforme de la fiscalité locale, coopération décentralisée, gestion du foncier, état civil, etc. Nous devons nous retrouver de manière à ce que ces associations d’élus locaux puissent jouer un rôle plus important en tant que leviers, mais aussi intermédiaires entre l’Etat et nos partenaires au développement. Je souhaite que les élus, et en particulier ceux de l’opposition, comprennent bien cela de manière qu’on ne puisse pas utiliser nos associations à des fins politiques. Ce serait malheureux.

Propos recueillis par Georges Nesta DIOP

Source: Walfadjri

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Lundi 30 Mars 2009





1.Posté par joe sylla le 30/03/2009 16:08
je voudrais porter lainte contre abdoulaye a la cpi comment faire

2.Posté par kékendo le 30/03/2009 16:14
Toi tu n'as jamais connu l'opposition.
Transumeur maison

3.Posté par nabou le 30/03/2009 16:41
Oui...oui...oui,cette alliance ne surprend personne.Tout ce que NDAMAL KADIOR peut faire pour ne pas nous dire où est ce qu'il a mit nos milliards, il n'esitera pas à le faire.

4.Posté par TEUSS le 30/03/2009 18:45
Voilà un grand traite dont nous senegalais devons nous méfier des gens comme alé lô
Cet homme ne vaut rien du tout meme un pot de crétin est plus valeureux k lui

5.Posté par capa le 31/03/2009 20:50
Mes chers amis,

J'ai le plaisir de vous annoncer la création de l'association nationale "les amis de Moussa Sy" pour le Sénégal en abrégé: ANAMSY.

Cette association a pour objectif principal de rassembler, au delà des appartenances politiques, tous ceux et toutes celles qui partagent ses valeurs et le soutiennent dans son combat pour la promotion de la Jeunesse sénégalaise, fer de lance d'un Sénégal émergent.

Je vous invite à faire passer ce mail à tous ceux que vous connaissez et qui souhaiteraient le soutenir en adhérant à cette association.

Merci d'avance pour votre acceptation et votre disponibilité.
Contact Email: anamsy.sn@gmail.com

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