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Pour avoir écourté la vie de l'époux de sa maîtresse : Bassirou Diamé ramasse douze ans de travaux forcés

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Pour la première affaire inscrite au rôle de sa seconde session, la cour d’assises de Ziguinchor a eu la main lourde en condamnant Bassirou Diamé à douze ans de travaux forcés. Ce jeune soldat au moment des faits était poursuivi pour sa responsabilité supposée dans l’assassinat qui a visé Mamadou Sy. Il s’agissait en fait d’une histoire d’amour qui a viré au drame et dans laquelle l’épouse du défunt, également poursuivie pour complicité aurait joué un rôle.
C’est dans la nuit du 3 au 4 août 2001 que les faits qui ont valu à Bassirou Diamé et à Tabara Ndiaye une présence à la barre de la cour d’assises de Ziguinchor ont eu lieu. Cette nuit-là, une patrouille chargée de sécuriser la ville de Bignona a été alertée par des coups de feu en provenance du quartier Madina Plateau. Sur place, le corps sans vie du nommé Mamadou Sy sera retrouvé, gisant dans une marre de sang, une grenade décarpillée placée sous son nombril. L’enquête menée révélera selon l’arrêt de renvoi, que la victime a été tuée par une balle et à deux cents mètres du corps seront découvertes deux grenades lacrymogènes. Selon toujours l’arrêt de renvoi, toutes les armes trouvées sur les lieux du crime appartiennent à l’armée. Un constat qui oriente dès lors l’enquête vers les hommes de tenue. Surtout que l’épouse du défunt désignera le soldat Alioune Badara Sow comme étant l’auteur du crime qui a visé son mari. Mais, c’est sans compter avec les enquêteurs qui parviendront à découvrir derrière les propos de Tabara Ndiaye, un mensonge visant à orienter l’enquête et à protéger son amant de longue date. C’est ce dernier qui sera finalement désigné comme l’auteur du meurtre.

Soumis à un interrogatoire serré, Bassirou Diamé qui entretenait des relations adultérines avec la femme de sa victime reconnaîtra les faits en invoquant cependant la légitime défense. Vrai ou faux, les faits sont suffisamment graves pour valoir à ce militaire en service au 25e Bra à Bignona une comparution devant la cour d’assises de Ziguinchor. Une juridiction spéciale devant la barre où était également Tabara Ndiaye, trahie par ses agissements qui assoient la complicité d’assassinat à elle imputée. Le reste sera une affaire d’avocats. Et dans ce registre, la défense peinera à sauver son client, tant ce dernier a fait preuve d’inconstances dans ses déclarations, surtout sur les raisons qui l’ont poussé à balancer des grenades offensives. Un geste qu’il aurait fait pour faire croire à une attaque rebelle au cours de laquelle Mamadou Sy aurait été tué. Cette attitude est qualifiée par l’accusation de tentative maladroite de sauvetage d’un homme dont la culpabilité ne fait aucun doute mais, qui veut bâtir sa défense autour d’un tissu de mensonges.

Lors de son audition, Bassirou Diamé reconnaîtra les faits qui lui sont reprochés. Seulement, le soldat a avancé la légitime défense pour justifier l’acte qui lui a valu cette présence à la barre de cette juridiction spéciale. Un argument défendu par ses conseils, mais qui n’a pas convaincu la partie civile qui, tout au long du procès a tenté de donner du crédit à la thèse de la préméditation. Surtout que les deux accusés entretenaient des relations adultérines depuis Sindian où servaient les deux hommes jusqu’à Bignona, lieu du drame. Finalement, Bassirou Diamé sera reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés. Pour cela, la cour a prononcé douze ans de travaux forcés à son encontre. Il devra encore rester en prison pendant six ans. Sa co-accusée, Tabara Ndiaye, quant à elle a eu plus de chance, acquittée qu’elle a été par les jurés qui n’ont pas réussi à établir sa responsabilité dans l’assassinat qui a visé son époux.

Pour la seconde affaire qui devait être vidée hier, la cour a renvoyé le procès à la prochaine session. Un cas qui concerne l’affaire Awa Baldé, une femme de 43 ans poursuivie pour avoir, le 9 novembre 2001 à Kambona dans la communauté rurale de Salikénié, dans le Kolda, tué le fils de sa co-épouse par empoisonnement.

Source: Walfadjri

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Mercredi 16 Janvier 2008

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