Référence multimedia du sénégal
.
Google

Poids de l'argent dans le dossier casamançais : Le business de la rébellion dégarnit les rangs du Mfdc

Article Lu 1927 fois

Il est utilisé pour tenter de calmer la rébellion. Mais aujourd’hui, l’argent est en train de devenir une bombe pour la Casamance et ses populations. Des billets mortels autour desquels se développe une véritable mafia.



Poids de l'argent dans le dossier casamançais : Le business de la rébellion dégarnit les rangs du Mfdc
Mercredi dernier, le chef rebelle Youssouf Sambou Alias ‘Rambo’ tombait avec trois de ses lieutenants sous des balles ennemies. Un événement malheureux qui a certes ému toute la population, mais qui renseigne sur la profondeur des divergences entre les combattants du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc). Une situation dans laquelle l’argent a fini de jouer sa partition. Car, aujourd’hui, la question casamançaise est devenue un moyen de promotion sociale. Certains l’ont tellement bien compris qu’ils n’hésitent pas à manœuvrer pour hériter du dossier casamançais. C’est même quelquefois une lutte à mort pour se faire confier cette responsabilité au parfum d’argent. Que n’a-t-on fait pour dessaisir le duo Latif Aïdara/Général Fall ?
L’on se rappelle cette fameuse rencontre à Kattack au cours de laquelle la presse a été instrumentalisée sans le savoir. On était en 2006. Des hommes qui se font appeler ‘Sages du Fogny’ avaient convié les journalistes de Ziguinchor à un point de presse en présence d’éléments armés, appartenant au maquis du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance. Avaient également pris part à la réunion des personnalités déjà connues comme Chérif Samsidine Dino Néma Aïdara et Lamine Cissé, actuel président du comité des Sages du Fogny. A ce rendez-vous, qui devait servir de tribune pour lancer un message de paix, conformément aux termes de l’invitation, Il s’est agi en fait de dénoncer l’attitude de Latif Aïdara, qui, selon les orateurs, s’enrichissait au détriment des combattants.

Ce jour-là, un des orateurs avait même lié l’assassinat du sous-préfet de Diouloulou, Gorgui Mbaye, tué par des hommes armés qui voulaient ainsi manifester leur colère à ce mouvement d’humeur. ‘Si les combattants ne reçoivent rien, nous ne pouvons pas les empêcher de commettre des forfaits’, avait prévenu un sage, devant les journalistes chargés de transmettre le message. En fait, le but de la manœuvre, c’était d’arriver à faire retirer le dossier casamançais avec sa manne financière des mains de Latif Aïdara et de le confier aux Sages du Fogny. C’était d’ailleurs la principale recommandation de la rencontre de Kattack et qui sera largement relayée le lendemain dans la presse.

Quelques jours après, les Sages du Fogny seront reçus en grande pompe au palais de la République. Le chef de l’Etat, devant lequel le discours de Kattack sera tenu, invitera ses hôtes à choisir une personnalité à qui il confiera le dossier. Le nom de Chérif Samsidine Dino Néma Aïdara, proche du comité des Sages du Fogny, sera retenu. Me Abdoulaye Wade dessaisit alors Latif Aïdara pour confier la responsabilité de la gestion de ce dossier au protégé de la bande à Lamine Cissé. Chérif Samsidine Dino Néma Aïdara devenait ainsi le nouveau ‘Monsieur Casamance’. Une décision qui est le fruit d’une grande manœuvre qui se poursuivra même après la mort de ce dernier. Car, la manne financière qui parfume le dossier, beaucoup de gens ne voudraient pour rien au monde la laisser à d’autres. D’où les multiples agissements notés de part et d’autres. Dans ce jeu aux enjeux financiers, la palme est revenue au Beuk Nég (valet) du défunt chargé de mission. S’appuyant sur l’outil de communication qu’est la presse, Moustapha Bassène s’imposera comme le successeur de Chérif Samsidine Dino Néma Aïdara, avec la bénédiction du ministre Farba Senghor.

Pour masquer ses lacunes intellectuelles et son passé judiciaire, le protégé de l’ex-ministre des Transports aériens se réfugiera derrière un arsenal de symboles coutumiers qu’il s’est lui-même fabriqué : Tenue traditionnelle qui renvoie à l’accoutrement des rois du département d’Oussouye, une multitude de cornes qui impressionnent dans une société sénégalaise toujours encrée dans la tradition. Bref, une apparence qui ne laisse personne indifférent. Parce qu’en fait, il fallait impressionner pour donner l’impression d’être détenteur d’un pouvoir mystique. Dans ce cas, en fait, il s’agit ni plus ni moins d’un moyen d’intimidation et de mystification dans le but de capter la manne financière et de changer la situation sociale d’un homme qui n’a jamais travaillé dans sa vie. Seulement, la mayonnaise a pris, Car, l’homme qui se fait appeler Seydina Mouhamadou Moustapha Bassène est devenu l’interlocuteur de l’Etat. Sauf que tous ceux qui maîtrisent réellement la situation s’en émeuvent. Comment peut-on confier un dossier aussi sensible et aussi important pour l’avenir de la Casamance et des Casamançais à des hommes qui inspirent désolation et indignation ? Cette question, qui ne se la pose pas en ce moment en Casamance. De toute façon, pour le contrôle de tout l’argent mobilisé pour la gestion du dossier, tout est possible, et certains sont prêts, même à user de moyens illégaux qui heurtent même la conscience humaine. Combien de personnes sont-elles mortes à cause de ces ‘billets mortels’ de l’Etat ?

CIBLES PRINCIPALES DES COMBATTANTS DU MFDC : Les ‘Monsieurs Casamance’ !

Pour dénoncer ce qu’ils appellent la ‘mauvaise gestion’ de Latif Aïdara des hommes armés ne sont-ils pas allés jusqu’à tuer le sous-préfet de Diouloulou ? Quelques années après, le chargé de mission à la présidence de la République et chargé du dossier casamançais sera tué à Mahmouda par des inconnus. La liste des victimes s’allongera avec le double meurtre des chefs rebelles Mohamed Makhary Diatta et Maurice Adiokane Diatta.

Il y a quelques jours, Youssouf Rambo Sambou Alias ‘Rambo’ a été abattu par des rebelles armés. On ignore pour le moment les raisons de ce crime, mais, la mort de ce combattant proche de Farba Senghor intervient quelques jours après l’audience accordée par le chef de l’Etat à une délégation des sages qui ont d’ailleurs reçu 20 millions après cette rencontre. La seule certitude aujourd’hui, c’est que tous ceux qui sont impliqués dans la gestion du dossier casamançais deviennent de facto des cibles pour les combattants du Mfdc. Une menace qui n’empêche pas le développement de cette activité illicite liée à la force de l’argent.

Mamadou Papo MANE

Source: Walfadjri

Article Lu 1927 fois

Jeudi 18 Juin 2009





1.Posté par mamadou le 18/06/2009 19:59
Bravo M. Mané.
Juste une question: comment est-ce que Farba Senghor peut-il être proche d'un combattant, quels rapports avait-il avec ce Rambo?
Ha Sunugal!!!!!!!

2.Posté par ngagne.. le 18/06/2009 19:59
9
GUESSABO : CRIMINALITE 10 hommes armés de Kalachnikovs assiègent plusieurs domiciles
Actualites General — Ivorian.Net

Fratmat-17/6/2009

Un mort, des femmes violées, des blessés et de fortes sommes d’argents volées
Un mort, des femmes violées, des blessés et de fortes sommes d’argents emportées, tel est le triste constat fait par la population de la sous-préfecture de Guessabo dans le département de Zoukougbeu. Un commando de 10 criminels armés de kalachnikovs, doublés de pervers, est l’auteur de ces crimes, perpétrés dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 Juin 2009. Selon les informations recueillies sur place, ce sont plusieurs domiciles qui ont été attaqués. Et c’est celui de M.S, Agent à l’Ocpv, qui le premier est visé par les malfaiteurs. De fait, aux environs de 2h du matin, les criminels qui fracturent les portes et accèdent audit domicile, tirent le chef de famille de son sommeil. Ce dernier va aux nouvelles. Les bandits, qui ne sont pas là pour une visite de courtoisie, ouvrent le feu sur l’agent de l’Ocpv. Hureusement, sans effet. Décidés à faire du mal, les sinistres garçons poignardent également leur principale victime. Mais une fois de plus, ils n’obtiennent pas satisfaction. Vu qu’il est invulnérable, les malfrats assomment M.S avec un gourdin. Les criminels bien informés sur cette famille demandent à voir ses deux filles que sont, B.S et sa grande sœur, T.S, âgée de 28 ans. B.S absente, c’est T.S, vendeuse de poisson, qui essuie le courroux des gangsters qui la poignardent à l’épaule. C’est dans un état lamentable que les criminels abandonnent leurs victimes, non sans avoir emporté des bien, mal acquis. Les bandits, pas totalement satisfaits de ce butin, se retrouvent au domicile du sieur O.C en procédant de la même manière que chez l’agent de l’Ocpv. Ici encore, ils se montrent violents et blessent. Pire, ils violent trois dames et quittent les lieux les mains chargées de divers biens dont des bijoux, des portables cellulaires et des numéraires. Dans le troisième domicile où elle atterrit, la bande des 10 criminels violent la maîtresse des lieux, sous le regard impuissant de son mari. Une autre dame de cette cour a également subi le même sort que la maîtresse des lieux. Les bandits qui lèvent le voile après avoir volé des biens, sont suivis par le maître des lieux qui finit par dominer sa peur, afin de laver l’affront qu’il vient de subir en assistant au viol de sa femme. Ainsi, à pas feutrés, le pauvre, muni d’une machette, tente de donner une leçon au dernier malfrat qui a souillé l’intimité de sa femme. Mal lui en prit. En effet, l’un des criminels qui suivait son geste, tire à bout portant sur lui, à l’aide de sa kalachnikov. Solo, c’est à ce nom qu’il répondait, est tué sur le champ. C’est la détresse dans ce domicile, où des appels de secours fusent de partout. Sans succès. Les bandits, eux, en profitent pour s’évanouir dans la nature avec les biens honteusement acquis. Abandonnant derrière eux, des familles, endeuillées, traumatisées et dépouillées de tous leurs biens. Informés, le dimanche matin 14 Juin 2009, les gendarmes se sont rendus sur les différents lieux du drame pour procéder au constat d’usage. Il est bon de savoir que depuis la suppression du barrage des Fds à Guessabo la population vit un calvaire à cause de l’insécurité qui y règne. Des autorités compétentes doivent prendre des mesures afin de sécuriser cette zone.

Nouveau commentaire :
Twitter


Dans la même rubrique :
< >

Lundi 5 Décembre 2016 - 11:48 Le Gamou célébré le Dimanche 11 Décembre

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State