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Petits métiers : Baisse de productivité chez les ouvriers

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En cette période de Ramadan, la plupart des ateliers artisanaux tournent au ralenti. En plus de cette réduction du temps de travail, les patrons sont obligés de rémunérer davantage les ouvriers pour les motiver, ont constaté deux reporters de l'Aps.
‘En dehors du mois de Ramadan, nous travaillons de 8 à 18 heures, alors qu'avec le jeûne, on arrête le travail au plus tard à 16 heures’, explique Issa Ndione, responsable d'un atelier de forgerons à Rebeuss.

‘En plus de cela, nous devons faire avec l'augmentation des frais. Nous sommes obligés de rémunérer plus les apprentis pour les motiver’, soutient-il.

‘C'est, selon lui, normal et également compréhensif. Le jeûne épuise l’énergie du corps. On ne peut pas se donner à fond comme cela se fait en dehors du Ramadan. On produit peu quand on a faim’.

‘C'est naturellement que cela influe sur la production. Des travaux qu'on achevait en une demi-journée et qu'on parvenait à écouler l'après-midi peuvent maintenant nous prendre une journée entière’, explique le chef d'atelier qui déplore ainsi la perte de gain.

A côté, chez les fondeurs d'aluminium de Rebeuss, le Ramadan a fait ses effets. La canicule est aggravée par l'utilisation du feu à l'intérieur des ateliers.

Assis à côté d'un feu, le corps dégoulinant de sueur, en cette période de jeûne et de forte canicule, Célé Kanté, forgeron à Rebeuss, abonde dans le même sens de la baisse du rythme de travail depuis le début du mois de Ramadan.

Mais à côté de la baisse du rythme de travail dû à la fatigue liée à la faim et à la soif, lui indexe la baisse de son chiffre d'affaires.

‘En 2003, quand je venais de m'installer, ça marchait très bien. Actuellement, les acheteurs ne viennent plus. Ce qui fait que la marchandise est toujours là stockée sur place. C'est un travail fatigant et qui demande beaucoup de moyens’.

Djiga Ngom, rencontré à son atelier installé sur l'avenue Sénégal de Rebeuss, renseigne que ‘le gros du travail se fait le matin de 8 heures à 13 heures. Au-delà de 13 heures, on arrête le travail parce qu'on ne tient plus’.

‘Je peux faire quatre à cinq marmites par jour selon la quantité d'aluminium dont je dispose’, a-t-il dit, soulignant que ‘beaucoup d'entre nous se sont habitués à la chaleur. Même pendant le Ramadan, on fait avec’, a-t-il dit évoquant même des cas d'évanouissement dus à la chaleur.

Toutefois, il s'empresse d'ajouter que ‘celui qui est habitué à ce métier et le pratique pendant plusieurs années, ne peut avoir de problèmes de ce genre’. ‘Celui qui n'est pas habitué à la matière peut être victime d'évanouissement. Mais ce sont des cas rares’, a-t-il insisté comme pour se faire pardonner de sa révélation.

La trentaine, Mor Ndiaye qui revendique une vingtaine d'années dans la maçonnerie, avance, lui aussi, que le jeûne influe relativement sur son rythme de travail.

‘Il n'y a pas assez de changement notoire dans mon travail. Je fais les 200 briques habituelles, mais avec la faim due au jeûne, c'est très difficile’, reconnaît le maçon qui quitte Thiès tous les jours pour venir travailler à Dakar.

‘C'est une obligation qui nous est faite par Dieu. Mais il ne doit pas nous empêcher de travailler et on doit faire preuve de compréhension envers les apprentis’, ajoute-t-il.

(Aps)
Source: Walfadjri

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Vendredi 21 Septembre 2007

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