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Pédicure-Manucure chez les Haoussas Le danger au meilleur prix

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La beauté n’a pas de prix et ce ne sont pas les jeunes filles dakaroises qui diront le contraire. Ces dernières années, on remarque une forte présence d’étrangers pratiquant des activités qui, pour la plupart du temps sont risquées. Ils envahissent le marché et veulent par tous les moyens s’imposer au détriment des populations. Aussi, ces étrangers exercent dans des conditions déplorables et sans aucun contrôle d’hygiène.



On est à la rue 11 de la Médina. L’ambiance est à son comble. Les klaxons de voitures se mêlent aux va-et-vient incessants de clients venus faire des achats au marché Tilène. À quelques pas à la rue 13, les Haoussas ont installé leur quartier. Ces derniers proposent des services aux jeunes filles ou bien aux grandes dames qui souhaitent faire la pédicure ou la manucure, c’est-à-dire le soin des ongles. Ce qui fait la particularité de ces habitants de la rue 13, c’est qu’ils ont quitté leur pays d’origine pour s’installer à Dakar. Et se livrent exclusivement à ce métier au grand dam des gérants de salon de coiffure. Brahim Cissé, l’un de ces Haoussas trouvés sur place, confie : « J’ai quitté le Niger pour tenter ma chance dans la capitale sénégalaise». Notre interlocuteur de poursuivre : « j’ai fait beaucoup de pays africains, la Côte d’Ivoire, le Niger et j’ai fini par atterrir au Sénégal. Je trouve que les choses vont plus ou moins bien par rapport aux autres pays visités». « Ces garçons de salon » n’ont pas une place fixe. Ils font le tour des marchés, munis de leurs outils. L’arsenal des Haoussa est composé d’une dizaine de ciseaux, un tube contenant du mélange d’eau de javel, du «manigat» qui sert à la désinfection ». Certains riverains, rencontrés, confient qu’ils ne sont pas au courant de la présence de ces Haoussas alors que d’autres comme Bineta, gérante d’une boutique prêt-à-porter, dit être inquiète pour la santé des filles qui s’y adonnent. Pour Bineta, «les hommes qui le font ne respectent aucune règle d’hygiène». Alors pour prévenir une éventuelle propension des Sénégalais à fréquenter ces Haoussas avec les risques qu’ils encourent, elle propose : «une réduction des prix dans les salons de coiffure ». Pour les gérantes des salons de coiffure, l’arrivée de ces Haoussas a réduit le nombre de clients qu’elles avaient au début. Maintenant les filles ont pris conscience des dangers que présente ces pratiques qui ne respectent aucune règle d’hygiène. Pour cette ancienne cliente des Haoussas, les prix sont moins élevés. Ce qui fait qu’elle a préféré aller chez les haoussas parce qu’elle n’avait pas les moyens de se payer une séance de pédicure et de manucure dans un salon où l’on débourse plus de 5000 francs pour une opération. Alors que les Haoussas le font moyennant 300 francs. D’ailleurs, les Haoussas sont plus nombreux dans les bidonvilles où les gens se fient au montant plus qu’à la qualité des services offerts.

Aminata Sow (Stagiaire),
Source: L'observateur

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Mardi 10 Juillet 2007


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