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Pain : Pourquoi la hausse des prix est inévitable

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Après les boulangers, ce sont les meuniers qui ruent dans les brancards. La flambée du prix du blé sur le marché international ne peut plus être compensée par les efforts fournis par l’Etat sénégalais. Une répercussion sur le pouvoir d’achat des goorgoorlu est attendue dans les prochaines semaines.



Pain : Pourquoi la hausse des prix est inévitable
La flambée du prix du blé, sur le marché mondial, fait peser une menace de hausse des prix, sur les produits alimentaires, car bien évidemment, les industriels de l'agroalimentaire pourront difficilement éviter de répercuter ces hausses dans leurs tarifs de vente.
Le déséquilibre entre l'offre et la demande est tel que les prix flambent.

Le ‘rendu Rouen’, la référence du prix du blé en France, a bondi de 86 % depuis un an, atteignant 229 euros. Et ce n'est peut-être pas fini. ‘On s’achemine vers une année noire, avec cette flambée des prix du blé. Pire, aucune solution n’est envisagée sur le plan mondial. La cotation d’aujourd’hui (Ndlr : mardi 28 août dernier) est de 295 euros la tonne rendue Dakar. Alors que la tonne était à 190 euros, soit une augmentation de 150 euros ou 100 000 francs Cfa sur la tonne de blé’, maugrée M. Ameth Amar, président-directeur général de la Nouvelle minoterie africaine (Nma).

Pour une tonne de farine, il faut 1,350 tonne de blé, explique M. Amar. Mais, faudrait-il encore trouver la matière première ? Les céréales manquent, les prix flambent. Cela risque de durer pendant quelques années, car le blé est devenu une matière première agricole très spéculative. ‘Personne ne pouvait imaginer un tel scénario. Nous n’avons jamais assisté à ce phénomène. Nous risquons de suivre la cadence. Les efforts fournis par l’Etat sénégalais ne peuvent plus compenser l’augmentation des prix sur le marché mondial. Au moins d’ici juillet 2008, personne ne peut trouver la parade’, soutient le Pdg de la Nma.

L’Etat, qui a décidé d'empêcher une hausse brutale, a suspendu les droits de douane à l'importation du blé pour les trois meuniers industriels. Il a décidé aussi de ne plus recouvrer la taxe sur la valeur ajoutée (Tva) de 18 % précédemment appliquée sur le prix du pain.

Ces efforts pourront-ils encore tenir ? Après les augmentations cette année sur le prix du lait et de la viande, le consommateur peut s’attendre de payer les denrées alimentaires plus chères, notamment le pain et les pâtes alimentaires. ‘La semoule de blé est le principal intrant des pâtes alimentaires. Son prix est passé, en trois mois, de 329 euros la tonne à 510 euros’, renseigne M. Amar.

Y’aura-t-il une fois de plus, une répercussion sur le pouvoir d'achat Sénégalais ? Comme en France où la hausse des prix pèse sur le pouvoir d’achat. La baguette de pain est passée à un euro. Un exemple qui va faire tache d’huile au Sénégal, à en croire les boulangers. En effet, la Fédération nationale des boulangers du Sénégal (Fnbs) a menacé d’augmenter le prix du pain, rompant ainsi le consensus qui la liait au gouvernement. Pourtant, ce dernier avait au mois de juin dernier, demandé et obtenu le blocage du prix pain pour le reste de l’année. La Fnbs va procéder cependant à ‘un réajustement du prix du pain en fonction de la hausse du prix d’achat de la tonne de farine’. Mais sans indiquer de date précise d’entrer en vigueur de la mesure.

Chez les meuniers aussi, on n’écarte pas une telle éventualité. ‘Tout est aujourd’hui entre les mains du gouvernement sénégalais qui a procédé à une homologation des prix pour éviter une répercussion sur le consommateur. Mais, je crois que les choses vont bouger. Nous ne pouvons plus tenir’, fulmine M. Philippe Steffan, administrateur-directeur général des Grands moulins de Dakar. Le Pdg de la Nma renchérit : ‘Il est inacceptable que des prix, qui dépendent d’une bourse, soient homologués. Les droits de douane, dont le taux était de 5 %, ont été supprimés. Les meuniers ont procédé à une diminution de 9 000 francs Cfa sur la tonne de farine. A terme, l’industrie agroalimentaire risque de mettre la clé sous le paillasson’, avertit Ameth Amar.

La situation est marquée par une incertitude. ‘Le jeudi 23 août dernier, la tonne de blé a augmenté de 9 euros dans la journée. Nous commençons à vendre à perte. Si une hausse n’intervient pas, les industries iront vers de grosses difficultés. Car, les recettes générées aujourd’hui sont insuffisantes pour acheter du blé sur le marché mondial’, souligne Philippe Steffan. Autrement dit, le Sénégal risque d’assister à une rupture de stock. L’offre n’est d’ailleurs pas telle sur le marché international.

En effet, le Conseil international des céréales estimait, fin juillet, que la production mondiale de blé ne dépasserait pas 614 millions de tonnes en 2007. Ce chiffre devrait être revu à la baisse dans les prochaines semaines, alors que la consommation devrait atteindre 617 millions de tonnes. Depuis plusieurs années, celle-ci progresse, notamment dans les pays émergents comme l'Inde ou la Chine.

Johnson MBENGUE
Source: Walfadjri

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Jeudi 30 Août 2007

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