Référence multimedia du sénégal
.
Google

PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE MÉDIATIQUE: Que gagne un journaliste cité sous anonymat?

Article Lu 11038 fois


"Protection du droit d'auteur et des droits voisins, mise en œuvre des droits, procédures et sanctions''. Tel a été le thème d'un séminaire sous-régional, comme tant d'autres, mettant en scène des personnalités discutant de la propriété intellectuelle. Le hic, pour ces genres de rencontre, c'est que le droit d'auteur est plus souvent accordé aux essayistes, romanciers, nouvellistes, poètes et autres écrivains littéraires, philosophes, sociologues... On se demande alors quelle est la part offerte aux journalistes qui font les comptes-rendus de ces rencontres.



"Organisation de la conférence islamique : en déroute vers le sommet ?". C'est le titre d'une contribution de Pathé Mbodje, Journaliste sociologue.
Ce qui attire l'attention, ce sont les notes de bas de page qui ont suivi cette analyse : « 1-Le Populaire n° 2425 du 18 décembre 2007, page 6. 2-Le Populaire n° 2443 du 14 janvier 2008, page 11. 3-L'Exclusif N° 197 du 25 janvier 2008, page 5. 4-L'Observateur n° 1190 du 05/09/07, page 5 et n° 1249. 5-Le Populaire n° 2329 des 25 et 26 août 2006, page 2.» Cet auteur de contribution a donc assis son analyse, entre autres, sur des articles publiés par ses confrères journalistes. Et il n'est pas le seul à le faire. D'aucuns diront qu'il n'y a rien de nouveau sous ce ciel, et que c'est sur l'ancienne corde qu'il faut tisser la nouvelle. Mais, le drame est là : quelle est la part accordée à la propriété intellectuelle d'un article de presse et quelle partition jouera-t-on pour protéger un journaliste sur ses droits d'auteur?

Intellectuellement nôtre

Les essais littéraires, sociologiques ou philosophiques relèvent de réflexions très souvent incises entre la théorie et la pratique, la théorie étant parfois très mise en exergue. Certains qualifieront d'élucubrations et de supputations tout argument sans preuve tangible. Or, en principe, l'article journalistique se doit d'être fondé sur des preuves, ou tout au moins sur des témoignages. Ce qui lui confère un caractère intellectuel de pragmatisme et de véracité, une caractéristique de fait vraisemblable et vérifiable, véridique en principe. Il est vrai que la recherche de scoop et la précipitation empêchent le journaliste de faire des recoupements pour asseoir la véracité de son article. Mais, il est aussi vrai qu'un bon article de presse est une démonstration d'intellectualisme et doit être traité comme tel. Ce qui lui donne tout son manteau de propreté en matière d'intellect et de propriété en terme d'intellectualisme. De manière terre à terre, il serait alors intéressant que le Bureau sénégalais des droits d'auteur (Bsda) accorde automatiquement ce droit à l'article de presse, au point de s'autosaisir des ouvrages qui exploitent ces oeuvres de l'esprit, et surtout qui en font un plagiat des plus honteux. `

Des revues de presse et mises en ligne

Il est entendu que la revue de presse est un genre journalistique, mais il est aussi visible qu'elle ne fait que présenter ce que d'autres journalistes ont eu la patience et la persévérance de recueillir et de retransmettre, ce qui en fait un exercice de "couper-coller". Les articles d'agence sont, eux, copiés simplement puisque c'est leur destin. C'est bien pourquoi la plupart (et non la totalité) des agences de presse mettent en ligne des articles sous anonymat de leurs auteurs.
Mais alors, qui est l'auteur d'un article de presse écrite, repris en brèves par un journaliste d'audiovisuel, qui en assume en apparence la paternité? A qui attribuer la propriété intellectuelle d'un article de presse d'un organe A repris par un organe B, avec ou non citation de l'origine? Mieux, les articles des journaux qui mettent en ligne sur le net sont-ils protégés en matière de propriété intellectuelle, si l'on sait que certains journaux de basse facture n'attendent que cette mise en ligne pour faire leur "Une". Très souvent, la paternité d'un article est recherchée lors d'une plainte pour diffamation, calomnie, médisance ou outrage. Hors de ce circuit où la récompense est punitive, la rétribution pour la propriété intellectuelle en matière de presse est juste morale pour le journaliste.

Source: Le Soleil

Article Lu 11038 fois

Vendredi 22 Février 2008

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State