Référence multimedia du sénégal
.
Google


hh



PROJET «UN ETUDIANT, UN ORDINATEUR» DU CONTRAT DE PERFORMANCE (CDP) : Annoncée pour durer 72 heures, la procédure tire en longueur depuis 5 mois

Six mois après la signature du Contrat de performance (Cdp) qui enserre en son sein le projet «Un étudiant, un ordinateur», les étudiant ne voient toujours pas le bout de tunnel. Pis encore, le processus d’obtention des ordinaires qui devrait initialement durer 72 heures ne cesse de s’allonger jusqu’à dépasser cinq mois aujourd’hui.



PROJET «UN ETUDIANT, UN ORDINATEUR» DU CONTRAT DE PERFORMANCE (CDP) : Annoncée pour durer 72 heures, la procédure tire en longueur depuis 5 mois
La politique consistant à doter d’un ordinateur chaque étudiant, préconisée dans le cadre du Contrat de performance (Cdp), signé le 16 janvier 2013 avec l’Etat du Sénégal, à travers le ministère de l’Enseignement supérieur, avait suscité beaucoup d’engouement de la part des étudiants. Ces derniers s’étaient rendus massivement au «Village du Cdp», installé au départ dans l’enceinte du campus social de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), pour s’inscrire au programme «Un étudiant, un ordinateur». Parce que, dans le document du Cdp qui est étalé sur une durée de 5 ans pour ce projet qui bénéficie de l’appui de la Banque mondiale, il est mentionné que «les étudiants des universités publiques sénégalaises pourront désormais acquérir un ordinateur personnel à bas coût».

Cette annonce avait suscité beaucoup d’engouement chez les étudiants. Mais six mois après la signature de ce pacte, les ordinateurs tant attendus par les étudiants tardent à être livrés. Et selon certains étudiants rencontrés au campus, la procédure ne cesse de prendre du temps. Initialement fixée à 72 heures, la procédure a dépassé, en cette mi-juin, la durée annoncée. Ce, sans que les responsables ne donnent d’explications très claires sur les raisons de ce retard.

«Je me suis inscrit depuis longtemps. J’ai versé mon premier apport de 65 000 francs Cfa le 2 mai dernier et le second apport de 10 200 francs début juin. Au total, j’ai versé une somme 75 200 francs Cfa et j’ai signé depuis le 31 mai, mais jusqu'au moment où je vous parle, je n’ai pas encore reçu de message pour prendre possession de ma machine. Or, au départ, les responsables du Cdp nous ont fait croire que l’étudiant aura sa machine 72 heures seulement après la signature du protocole», déplore Lamine Diédhiou qui attend impatiemment sa machine pour écrire son mémoire de Master.

D’autres étudiants trouvés au village du Cdp, désormais délocalisé à la Gueule Tapée, affichent aussi leur déception. C’est le cas de M. A. Fall, étudiant à la Faculté des lettres et sciences humaines (Flsh) de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) qui est d’avis qu’«au rythme où vont les choses, ce projet n’est pas loin de donner l’image d’une politique d’arnaque». Parce que, explique-t-il, «il y a un décalage entre ce qu’ils ont promis et la réalité. Dans le dossier de lancement du projet, il est écrit : ’Vous êtes étudiant, votre ordinateur à partir de 5000 francs par mois’. Or, moi, je me suis inscrit en versant 5000 francs depuis début mars. Et aujourd’hui, j’ai versé en tout, 10 fois plus que ce qu’ils ont demandé, mais jusqu’à présent je n’ai pas encore reçu d’ordinateur. Je ne sais pas où se situe le blocage».

La procédure tarde donc à connaître une issue pour les étudiants qui commencent à désespérer. Les rares étudiants qui ont reçu des Sms au mois de mai passé ont vu le message ainsi libellé : «Vous êtes tenu de venir signer votre contrat avec ma Pc, en venant, vous venez avec la somme des 7 mois passés plus la photocopie de la Carte d’étudiant et de la Carte d’identité nationale».

Avant-hier, mercredi, ces mêmes étudiants ont reçu un nouveau message ainsi articulé : «Les actes de prêt ont été transmis à Ecobank, nous attendons leur aval pour la distribution des Pc. Pour ceux qui n’ont pas encore signé, nous attendons les assurances». Ce qui vient désagréger davantage encore la confiance des étudiants qui a déjà commencé à s’effriter depuis. Parce qu’ils avaient cru que ce programme ambitieux, qui devrait permettre aux étudiants boursiers de disposer d’un ordinateur en versant 5000 francs le jour de l’inscription et le reste par mensualité, en s’étalant sur l’année en fonction du prix fixé et en fonction de la marque de l’ordinateur choisie, serait exécuté promptement. Mais tel n’est pas le cas.

Il faut aussi retenir que le projet doit subventionner les ordinateurs. Et chaque étudiant paye une partie de la somme. Ainsi, en fonction de la marque, les étudiants payent, respectivement, 67 500 (pour la marque Good), 98 750 francs (pour Better), 124 500 francs (pour Best), 175 000 francs (pour Excellent).

Le Cdp, de l’optimisme des autorités au désespoir des étudiants

De nombreux étudiants s’interrogent sur les raisons qui ont fait passer la procédure d’attribution des ordinateurs aux étudiants dans le cadre du projet «Un étudiant, un ordinateur», de 72 heures à plus de 5 mois maintenant, sans qu’une seule machine ne soit à ce jour livrée.

«Je n’ai plus confiance. Je voulais même retirer mon argent, mais des responsables du Village du Cdp m’ont fait comprendre que le processus est irréversible», confie M. A. Fall, dont l’avis est partagé par Lamine Diédhiou qui lui aussi ne croit plus aux explications qui varient à chaque fois que les employés du Village du Cdp délocalisé à Gueule Tapée leur servent. Ce bureau situé sur l’avenue Martin Luther, qui refusait de monde au début, a quasiment perdu le caractère attractif qu’il avait auparavant. Car pris alors d’assaut par les étudiants qui l’ont déserté aujourd’hui.

Il faut dire que lors du lancement, à la cérémonie de signature du Contrat de performance (Cdp), dont l’une des missions est de permettre à chaque étudiant d’avoir son propre ordinateur, les autorités étatiques et universitaires avaient affiché des ambitions claires pour l’amélioration des conditions d’études des étudiants. Et à l’époque, le Pr Mary Teuw Niang, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, n’avait pas manqué de vanter les avantages de ce projet.

«C’est une chose qui va être une rupture qualitative. L’étudiant pourra avoir avec lui une bibliothèque ambulante. Et il pourra être au même niveau de travail que son camarade des pays développés», avait-il expliqué, après que le Recteur de l’Ucad, le Pr Saliou Ndiaye, a souligné que «dans ce partenariat, l’Ucad est gagnante. Car avec le Cdp, il ne s’agira plus d’allouer des ressources sur une base forfaitaire et aveugle, mais sur la base d’objectifs fixés et de stratégies mises en œuvre».

Pour rappel, ce projet est financé par la Banque mondiale (Bm) à hauteur de 18 millions de dollars (9 milliards de francs Cfa), pour une durée de cinq ans. Le Cdp se fixe entre autres objectifs de procéder à une évaluation annuelle qui déterminera si ce contrat vaut la peine d’être reconduit avec ces cinq objectifs. A savoir l’amélioration de l’efficacité interne, l’utilisation des technologies de l’information dans les stratégies pédagogiques, le renforcement des liens avec le monde du travail, l’amélioration de la qualité de l’enseignement et l’amélioration de la gouvernance.

Mamadou Lamine CAMARA
source Le Populaire

Vendredi 14 Juin 2013




1.Posté par kathior ka le 14/06/2013 23:17
État de droit, gouvernance vertueuse, transparence, etc. à l’épreuve des faits.
« Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde. »

Un recteur qui ignorait royalement l'autonomie des structures et les lois du Sénégal, avec une gestion hors norme tant décriée par les syndicats et des citoyens de tous bords se retrouve nommé Ministre de l'Enseignement Supérieur de la Recherche, sans autre forme de procès. Les faits avérés qui lui sont reprochés sont d'une telle gravité qu'il ne doit certainement son "salut" (c'est temporaire, car un jour chacun rendra des comptes, ces anciens amis du PDS ne diront pas le contraire) que grâce la transhumance du PDS à l'APR à la 25ème heure. Les "amis" avant la patrie.

Sauvons nos universités publiques du naufrage.
(leral.net 9 oct. 2012 de Citoyen)

Malgré les moyens substantiels mis à la disposition de l’enseignement supérieur de notre pays, les résultats sont qualitativement et quantitativement loin des normes de l’UNESCO. Nos instituions d’enseignement supérieur ont surtout un problème de management ([b]mal gouvernance, corruption, népotisme, dépenses de prestige, gestion solitaire en lieu et place de la gestion démocratique et légale, non respect des lois et des règlements, etc.[/b]) avec la complicité active ou passive de la communauté universitaire ([b]avantages indus, intimidations, etc.[/b]), des autorités étatiques qui, jusqu’à présent, feignent de ne rien savoir (n’ont-ils pas les moyens de savoir ce qui se passe ?) pour éviter la confrontation avec ceux (les amis politiques !) qui sont nommés à la tête de ses structures et qui agissent parfois comme des monarques en gérant la chose publique à leur guise.

Face à la démission de l’État, nos universités croulent sous le poids de dettes dues aux créanciers (banques, hôpitaux, Sonatel, Senelec, SDE, fournisseurs divers) et chaque corporation s’évertue à demander toujours plus pour « améliorer ses conditions d’existence » et parfois au détriment des intérêts de la communauté. Ainsi donc, la crise est donc une conséquence logique de l’inaction de l’État.
En effet quand les dirigeants (nommés par les autorités) gèrent la chose publique en dehors des normes établies sans être inquiétés le moindre du monde (pour ne pas dire promus à des stations plus juteuses), les syndicats demanderont des chosent hors normes et c’est le début du CHAOS.
A l’État de faire l’état de la gestion de ceux qu’il a nommé, punir ceux qui se sont montrés indélicats et récompenser les autres, ensuite il serait facile de demander aux syndicalistes de faire preuve de mesure et enfin sévir dans le respect de la loi si de besoin. Il est temps de restaurer l’État de droit (et donc des devoirs) ; il est indispensable, avant toute promotion, d’étudier sérieusement la gestion présente et passée du pressenti.

L’État ne peut continuer à protéger et promouvoir ceux qui mettent à genoux nos institutions d’enseignement supérieur et jeter en pâture les syndicats. Je pense que les responsabilités sont partagées.
Des assises de l’Éducation avec ceux qui bloquent le système pour des raisons personnelles ou émotives ne serviraient à rien, je proposent des assises des anciens (Recteurs, Professeurs ou hauts cadres à la retraites) du système pour faire des propositions objectives. Il est souvent difficile d’être juge et parti.
Il n’est jamais trop trad pour bien faire un devoir citoyen.

----------------------kathior, 24 novembre 2012 00:18 de nettali ----------------
DÉCLARATION SAES

La section SAES-UGB s’est réunie en AG ce jeudi 11 octobre 2012 en vue d’évaluer la situation qui prévaut en interne au sein de notre institution universitaire.
Devant le constat :
d’une situation générale de mal gouvernance,
de non fonctionnement des structures et directions démultipliées,
de non respect des textes universitaires,
de mauvaise gestion des deniers publics alloués à l’UGB,
de la dégradation des conditions de travail,
de recrutements massifs et clientélistes de personnels non prévus dans le budget en cours,
de retard dans le paiement des salaires et de retenues sur salaires non versées.
L’Assemblée Générale de Saint-Louis condamne avec la dernière énergie le mode actuel de gestion du Recteur Mary Teuw Niane....
...
L’Assemblée générale, note avec indignation, désolation et amertume que le Recteur de l’UGB n’a respecté aucun des engagements qu’il avait pris lors de ses dernières rencontres avec le bureau de la section SAES.
Ainsi, l’AG exige :
le respect des textes en vigueur sur le recrutement de personnels enseignants non titulaires,
le paiement sans délai de toutes les sommes dues :
Heures Complémentaires du second semestre,
perdiem de voyage d’études aux ayant droits restants,….
le versement effectif des prélèvements opérés sur les salaires des enseignants au profit de certaines institutions financières,
le paiement effectif des sommes dues aux institutions sanitaires,
L’AG regrette la lecture partielle ou contextuelle que le Recteur fait des textes qui nous régissent. Elle insiste sur l’urgence de la situation désastreuse dans laquelle se trouve l’UGB et interpelle les pouvoirs publics sur la nécessité d’auditer les fonds alloués.
Nous restons mobilisés pour la sauvegarde et la défense de notre institution.
Vive l’Université sénégalaise, vive le SAES.

Fait à Saint-Louis le 12 octobre 2012.
L’Assemblée Générale
-------------
SYNTUS (Syndicat des travailleurs de l’UGB de Saint louis).
Saint Louis, 22/06/2012.

APPEL A LA COMMUNAUTÉ CONTRE LES DÉRIVES D’UNE GESTION SOLITAIRE.

Depuis quelques années la gestion solitaire, le subjectivisme, le népotisme et les règlements de compte sont monnaie courante a l’UGB. Dans la vie des établissements ( UFR LSH, CCOS…) comme dans la gestion des ressources humaines (recrutement, traitement salarial, nominations) les exemples ne se comptent plus. Retraits de prérogatives, mises en quarantaine et tentatives d’humiliation sont le lot de ceux et celles qui qui refusent de marcher au pas et qui ont osé faire face.

LE SYNTUS FERA FACE COMME PAR LE PASSE.

Nous avons toujours préfère le dialogue social constructif a la confrontation. C’est pourquoi depuis la tentative avortée de licenciement dont certains de nos camarades ont été victimes en 2010 et toutes les tentatives vaines de déstabiliser notre syndicat, nous avons voulu rester sereins et positifs.
Seulement la récidive dans l’irrespect et le manque de considération à l’ endroit des travailleurs y compris certains de ces collaborateurs attitres, du Recteur, mettent gravement en péril la gestion démocratique et la justice sociale.
C’est pourquoi sentinelle au service exclusif de l’institution, le SYNTUS est résolu a faire face pour réinstaller la confiance et la joie de travailler ensemble toutes composantes confondues au développement concerté de l’UGB.

VIVE LES SYNTUS, VIVE L’UGB.
L’Assemblée générale
_

2.Posté par Bénédicte le 17/11/2014 13:41
Je suis tombé par hasard sur cet article en cherchant des infos sur un ordinateur mais c'est malgré tout très intéressant cette actualité.

Nouveau commentaire :
Twitter


Dans la même rubrique :
< >







Plateforme d’information et d’intéraction a temps réel
Optimisé pour être vu en 1024x768 I.E. 6.0 ou plus récent

Info sur Xibar.net | Conditions d'utilisation | Données personnelles | Publicité | Aide / Contacts |
Copyright © 2007 Xibar multimedia Tous droits réservés