Référence multimedia du sénégal
.
Google

PROGRAMME DE MODERNISATION DE TOUBA MICMACS AUTOUR DES 100 MILLIARDS DU PRÉSIDENT WADE

Article Lu 1606 fois


C’est clair. Les 19 milliards de francs que le khalife général des mourides, feu Serigne Saliou Mbacké, avait mobilisés pour les Grands travaux de Touba, lui ont été restitués par le Président Wade. Qui a promis de moderniser la ville de Touba, avec une enveloppe de 100 milliards de francs Cfa, soit 20 milliards de francs Cfa par an, durant 5 ans. Ce que confirme le Directeur des projets de l’Agence autonome des travaux routiers (Aatr), Ndiaye Diouf, en charge des travaux de Touba. «L’argent de feu Serigne Saliou lui a été restitué. Et l’Etat du Sénégal a pris la décision de dégager 100 milliards F Cfa pour moderniser Touba», précise-t-il. Ndiaye Diouf dément également ceux qui disent que les chantiers de Touba ont foulé au pied les procédures d’attribution de marchés. «C’est sur la base du copinage et de faux calculs que les marchés de Touba ont été attribués à des entreprises. Ce sera pire que les chantiers de Thiès», racontent des sources proches des travaux publics.
Cent milliards de francs Cfa. C’est la somme que le président de la République, Me Abdoulaye Wade, compte investir dans la ville sainte de Touba. Pour une période de cinq années, soit 20 milliards de francs Cfa par an. Ce, pour rendre belle la ville de Touba. Une promesse qu’il avait faite au khalife général des Mourides, feu Serigne Saliou Mbacké. Ce dernier avait pris l’initiative de moderniser la ville de Touba, en contribuant à hauteur de 10 milliards de francs Cfa. Pour doter la ville de Khadimou Rassoul de nouvelles infrastructures routières sur 200 kilomètres. Et les talibés avaient contribué à hauteur de 9 milliards de francs Cfa. Occasion saisie par le Président Wade, en tant que talibé, pour promettre à son marabout de prendre en charge les travaux de modernisation de la ville de Touba dans le budget de l’Etat du Sénégal. Pour élargir son réseau routier, les travaux d’adduction en eau potable, l’éclairage public et l’exploitation du canal du Baol).

Tidjanes, Layènes, Niassènes…sur la liste d’attente

Pour ce qui est des autres capitales religieuses, à savoir, Yoff et Cambérène pour la communauté layène, Tivaouane pour les Tidjanes, Kaolack pour les Niassenes…, elles sont sur la liste d’attente. Et c’est Tivaouane qui vient après Touba. «J’ai entamé des travaux à Touba. Et après, je vais moderniser la ville de Tivaouane», a promis le chef de l’Etat au khalife général des Tidianes, Serigne Mansour Sy. C’était lors de sa dernière visite de courtoisie en prélude au Gamou de Tivaouane. Une ville qui enregistre plusieurs réalisations inachevées, dont sa grande mosquée. La communauté layène de son côté, continue sa quête de 500 millions de francs Cfa pour l’achèvement des travaux du mausolée de Seydina Issa Rohou Lahi à Cambérène. Les travaux du mausolée sont au ralenti depuis quelques mois après la réalisation du gros œuvre sur fonds propres de la communauté layène. Un projet dans lequel le Président Wade a apporté une contribution, de même que d’autres hommes politiques comme Ousmane Tanor Dieng, Moustapha Niasse…et le maire de Dakar, Pape Diop.

Des Chinois de Wade se retirent de Touba

C’est le Président Wade, en visite officielle en Chine, qui avait pris contact avec des entrepreneurs chinois. Notamment, le groupe Q.M.C.C, pour lui confier les chantiers de Touba. Quelques semaines plus tard, un des patrons du groupe Q.M.C.C débarque au Sénégal. Il fait cap sur la ville sainte pour la reconnaissance du terrain. Sa mission terminée, il retourne au pays de la Grande muraille. C’est par la suite qu’il a envoyé une équipe de cinq Chinois. Qui travaillaient avec la collaboration de l’ex-ministre Assane Diagne, coordonnateur des travaux à l’époque. D’ailleurs, Wade avait mis à la disposition des Chinois, l’hélicoptère de l’Armée nationale pour qu’ils puissent survoler Touba. Pour mieux voir la cartographie. Des sources annoncent que les Chinois se sont retirés des chantiers à cause des commissions que leur demandaient certaines personnes impliquées dans la coordination des chantiers. D’autres révèlent que le contrat signé avec les Chinois par la première équipe n’avait pas respecté les procédures normales.

Les cinq hommes de feu Serigne Saliou

Devant les promesses de Wade, Serigne Saliou Mbacké désigne 5 personnes pour le suivi des travaux. Il s’agit de Makhtar Diakhaté, président de la communauté rurale de Touba, Mbaye Ndaw (qui a travaillé sur le plan de développement local de Touba), Atou Diagne du mouvement Hizbut Tarqiyah, Saliou Diakhaté , et Cheikh Bethio Thioune. Et après son limogeage, Assane Diagne est dessaisi du dossier. Qui est confié à Habib Sy, ministre des Infrastructures de l’Equipement et des Transports terrestres. Et ce dernier nomme l’Agence autonome des travaux routiers (Aatr) comme coordonnateur du projet.

Les nouveaux Chinois

C’est ainsi que l’entreprise Svtp a fait son apparition, avant de s’associer avec le groupe Henan Chine. Qui est implanté au Sénégal. Et le projet de contrat de l’ex-ministre Assane Diagne est dénoncé et dénigré par l’Aatr. Et des sources proches des travaux publics racontent que c’est sur la base de quantités fictives (c’est-à-dire sans études de faisabilité) produites par le duo Svtp et Henan Chine, que l’Aatr a fait des demandes de qualification et de manifestation d’intérêts). Et les cabinets d’études empêcheurs de tourner en rond ont été éliminés d’office. Au finish, des cabinets ont été retenus «sur la base du copinage». Pour ce qui est de Afric consult, des sources proches des Btp renseignent qu’un grand cadre de l’Aatr fait partie des propriétaires-associés. Et il est allé s’associer avec un autre bureau d’études canadien dénommé Cima International. Un cabinet qui ne passe pas inaperçu. Car, il avait en charge le contrôle du projet de renforcement de la route nationale numéro1 (Patte d’Oie-Fass Mbao). Ce qui a été une catastrophe nationale. Ce chantier d’un coût de 7,5 milliards de francs Cfa n’a duré que le temps d’une rose.

Dépouillements

Les procès-verbaux de dépouillements au niveau des entreprises soulèvent des soupçons. Car, des entreprises soupçonnées d’être de connivence avec les coordonnateurs du projet ont été moins chères sur l’ensemble des projets. Par exemple, pour la voirie, Eiffage-Sénégal (ex-Fougerolle), demande 100. 864. 032. 802 de francs et la Cse 96 222 998 302 de francs, Henan-Chine/Recnoth demande 48 592 952 240 francs. Concernant les eaux usées, Henan Chine/ Svtp demande 16 700 456 727 de ferancs là où Eiffage Sénégal et Cse demandent, respectivement, 69 588 374 238 et 56 395 578 467 de francs…Ce qui fait dire à des sources proches des travaux publics qu’on a fourni de fausses quantités à toutes les entreprises ou bien Svtp et Henan Chine ont sous-facturé. Rappelons que Henan Chine avait gagné le marché de la voirie du stade Léopold Sédar Senghor et la route des Parcelles assainies depuis le pont de la Patte d’Oie.

La colère de Serigne Saliou Mbacké

Las d’attendre le démarrage des travaux après avoir remis son argent à l’Etat, le khalife général manifeste son mécontentement. Informé de cela depuis le Portugal où il se trouvait, Wade écourte son séjour et fait cap sur Touba. Ce jour-là, il a atterri à Touba à bord d’un hélicoptère. Ce même jour, le khalife fait appel aux talibés pour une séance de récital du Saint-Coran pour les informer également de son intention de démarrer personnellement des travaux à Touba dans un proche avenir. Occasion saisie par certains membres de son entourage, de connivence avec des autorités politiques, pour lancer le démarrage des travaux. Ce qui a fâché le marabout dès qu’il en a été informé. Jusqu’à ce jour, deux cérémonies de pose de première pierre ont été organisées et trois cérémonies de lancement officiel des travaux.Pour ce qui est de la voirie, il n’y a que la route Ngabou-Touba, vieux projet de feu Serigne Saliou Mbacké et celle de Gare «bù ndaw»-Mbacké qui ont été démarrées.

L’agence autonome des travaux routiers (Aatr) dément

«C’est faux ! c’est le même dossier d’appel d’offres qui a été remis à toutes les entreprises et avec les mêmes quantités», précise Ndiaye Diouf, Directeur des projets à l’Aatr. Et de poursuivre : «Le jour où ils (Ndlr : les détracteurs) démontreront qu’il s’agit de quantités fictives, je démissionnerai de mon poste». Toutefois, l’ingénieur raconte qu’il y a deux manières d’opérer pour les appels d’offres. Et en l’espèce, l’Aatr a choisi un processus intitulé, «études exécution, qui consiste à étudier et réaliser progressivement pour satisfaire des besoins très urgents, tout en respectant les procédures». «Si nous avions passé par la voie normale, ça allait nous prendre deux années. Et au moment même de réaliser les travaux, deux ans après les études, on risquerait de les réactualiser toujours. Un système qui avait coûté cher à l’ancien régime (Parti socialiste). «Je tiens à préciser que la procédure de passation des marchés a été respectée, de même que le choix des entreprises, des consultants, des contrôleurs des travaux et études générales». Et le volet hydraulique est passé par la même voie», dit-il. «L’hydraulique, Onas, la Senelec, l’Onas… qui avaient effectué des études sur la ville de Touba depuis belle lurette, nous ont proposé chacun un devis quantitatif. Et chaque secteur a donné des spécifications techniques qu’il fallait utiliser dans les dossiers d’appels d’offres», explique Ndiaye Diouf.

Dix mois après le démarrage des travaux

L’Aatr se targue présentement de la route Ngabou-Touba longue de 7,2 kilomètres en cours de réalisation. Une route qui devait être livrée lors du Magal 2007. Mais Ndiaye Diouf explique que le retard contracté est dû à l’hivernage et à la réalisation de quelques ouvrages. D’ailleurs, une partie imprégnée a été ouverte lors du Magal.La route «Gare bù ndaw», longue de 5 km, n’a pas encore vu le jour.Pour ce qui est de l’eau potable, 69 km de conduites, 20 bornes-fontaines, un château d’eau de 1 000 m 3 à Gouye Mbind, un forage de 350m3/h, 9 cabines avec logement gardien au niveau des sites de forages, 800 mètres de clôture grillage au niveau de ces forages, ont été réalisés. La voie autorisée de l’Aatr de préciser que «c’est un budget de 100 milliards de francs Cfa que l’Etat va débloquer pour une période de 5 ans, soit 20 milliards F Cfa par an. L’argent qu’avait débloqué Serigne Saliou Mbacké lui a été restitué. Un comité technique a été mis sur pied et le khalife général des Mourides, qui avait comme représentant, le 2 ème vice-président Amadou Fall et Mamadou Guèye. Pour ce qui est des bureaux d’études, c’est le groupement Cima International, Afric consult et Besd qui est chargé du contrôle (voirie, eau, assainissement, éclairage public). Nous ne nous focalisons pas sur les références de Afric consult pour juger. Il est de droit et Cima reste la garantie.

La Svtp définit son champ de compétence

Modou Guéye, Directeur général de la Svtp, souligne que des mécontents qui n’ont pas été retenus, distillent de fausses informations. «Ils ont perdu et veulent se battre par presse interposée», dit-il. Et de préciser que «son entreprise n’est pas dans le groupement voirie». Mais pour ce qui est de l’eau et de l’assainissement, son entreprise a des références. Tout en emboîtant le pas au Directeur des projets de l’Aatr, soulignant que «toutes les entreprises ont soumissionné sur la base des mêmes quantités».

Source: L'observateur

Article Lu 1606 fois

Samedi 29 Mars 2008

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State