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PROFIL DE CRIMINEL - VIEUX NIANE ALIAS « DIAFARA » : Un faux calme qui a failli tuer un policier

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La cour d’Assises est l’occasion de voir se succéder à la barre des individus au passé souvent trouble. La dernière session de Dakar tenue au mois de juillet dernier n’a pas dérogé à la règle. Nous allons, à travers cette rubrique, vous présenter les accusés, leur passé pénal, leur moralité et leurs capacités d’amendement. Ce sont parfois des éléments déterminants dans la commission des faits leur ayant valu de passer devant une cour d’Assises.

VIEUX NIANE ALIAS « DIAFARA » : Un faux calme qui a failli tuer un policier

Lors de son procès, Vieux Niane alias « Diafara » est apparu à la cour comme quelqu’un de calme. Sous des faux airs d’inoffensif, il a un passé pénal chargé. Ce qui certainement a conduit la cour à le condamner à 10 ans ferme de prison.

A croire son avocat, Me Yaré Fall, Vieux Niane alias « Diafara » est quelqu’un qui, à un moment de sa vie, a simplement manifesté une hostilité à l’égard des règles sociales. Mais il n’est pas un bandit de grand chemin, ajoutant même qu’il n’est jamais venu à l’esprit de son client l’idée de défier la société, bien qu’il n’ait pas été choyé par la vie. Il répondait lors des Assises 2007 de Dakar des chefs d’inculpation de tentative d’assassinat, de détention d’arme sans autorisation administrative et de trafic de chanvre indien.

Teint noir, la trentaine dépassée, Vieux Niane alias « Diafara » est apparu calme lors de son procès. Très calme même. A aucun moment, il ne s’est emporté, se contentant sous le feu des questions du président de la cour et de l’Avocat général de nier les faits qui lui sont reprochés, arguant toujours qu’il avait cessé depuis belle lurette la vente de chanvre indien. Ces nouvelles dénégations ont été un prétexte pour l’Avocat général de relever les contradictions notées à toutes les phases de la procédure. Que ce soit à la Police, devant le magistrat instructeur ou à la barre.

Sa voix était à peine audible. Et, malgré les injonctions du président lui intimant d’élever la voix, le timbre vocal est resté le même. Un faux calme, déclare Moussa Dieng, gardien de la paix.

Il a procédé à son arrestation le 11 novembre 2001. Au cours de cette interpellation, le policier a reçu une balle sur la partie gauche de sa mâchoire supérieure. Un coup que l’accusé nie avoir tiré. A la question du président de la cour, s’il lisait en « Diafara » une intention de tuer ? « Oui », répond le policier sans sourciller, ajoutant même que l’accusé voulait attenter à sa vie. « Il a tiré trois coup de feu et l’un m’a atteint. C’est en ce moment que j’ai crié pour appeler au secours », déclare Moussa Dieng.

Un comportement qui tranche avec l’attitude de l’accusé à l’audience. A le voir, on lui donnerait le bon Dieu sans confession. Durant le déroulement du procès, il est apparu comme un agneau incapable de tuer un moustique. « il est inoffensif », pourrait-on dire. L’enquête de personnalité retient de Diafara, « une personne qui a une réelle capacité d’amendement s’il arrive à se soustraire du milieu de la drogue ». Mais, n’est-ce pas là, l’arbre qui cache la forêt ? Diafara était attrait, une première fois, devant la barre pour violence sur autrui. Quelques temps après, il comparaissait à nouveau devant le tribunal des flagrants délits pour trafic de chanvre indien. Ce qui lui vaudra deux ans ferme de prison. A sortie, il avait juré qu’on ne l’y prendrait pas deux fois.

« J’avais pris la résolution d’arrêter », confie-t-il, à la barre. Mais c’était sans compter avec les vieux démons. Entre-temps, il s’était marié et avait une petite famille à sa charge. Il retourne alors à son vieux métier de vendeur de chanvre indien.

Le bonhomme n’est pas choyé par la vie, comme l’a souligné son conseil, Me Yaré Fall. Très tôt, en effet, il quitte les bancs pour l’apprentissage de la menuiserie. Un métier qu’il ne va pas exercer longtemps puisqu’il se lance à l’école de la débrouille. Il s’essaie alors au commerce des objets d’art, mais cela ne rapporte pas assez. Il choisit un créneau porteur, la vente de chanvre indien. L’activité est lucrative et la demande toujours en croissance surtout dans son quartier Médina Gounass 2, un quartier populeux et populaire de la lointaine banlieue de Dakar.

« Je pouvais facilement vendre 5.000 francs », dit-il. De quoi entretenir sa famille et régler ses problèmes. Ainsi, depuis le 11 novembre 2001, il séjourne en prison. Cela lui fera bientôt six ans et il lui reste quatre ans à purger puisque la cour l’a condamné à dix ans de prison. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, son épouse a demandé le divorce lors de son second séjour en prison.


MAMADOU GUEYE
Source: Le Soleil

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Jeudi 16 Août 2007

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