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PRODUCTION DE BIOCOMBUSTIBLES: Les risques qui menacent les petits producteurs

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La production de biocombustibles proposée comme alternative à la crise énergétique est perçue comme une opportunité pour les petits producteurs. Un indicateur qui risque de provoquer la réduction des terres destinées aux produits de base pour l’alimentation et une menace pour l’environnement. Les paysans africains qui vont se lancer dans la production de biocombustibles devront en tout cas, de leur côté, faire face à la certification des productions



PRODUCTION DE BIOCOMBUSTIBLES: Les risques qui menacent les petits producteurs
Envoyé spécial- « Les biocombustibles : perspectives et risques pour les petits producteurs des pays en développement ». C’est autour de ce thème que s’est tenu, ce mardi 22 avril à Accra-Ghana, dans le cadre de la douzième session de la Conférence des nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced), une réunion spéciale ayant réuni des pays qui ont une grande expérience dans l’exploitation des biocombustibles. Ainsi, sur la base de leur expérience, un certain nombre de problèmes qui peuvent se poser aux petits producteurs ont été soulevés. Ce qui devrait permettre aux pays comme le Sénégal qui se lance dans cette nouvelle exploitation et qui vient d’abriter une Conférence internationale sur les énergies renouvelables en Afrique(Ciera), du 16 au 18 avril dernier, de pouvoir s’orienter et savoir comment se tenir face aux probables obstacles, mais surtout avec l’arrivée de multinationales qui vont mettre la pression sur les producteurs africains pour exploiter cette nouvelle niche.

Un responsable d’organisation de la société civile africaine engagée dans le développement durable, M. Joseph Saunci, pense que la production de biocombustibles doit être encouragée, dans la mesure où, les modes de culture nécessaires vont transformer les paysans pauvres en « personnes riches ». Pour lui, le contexte actuel d’épuisement des réserves pétrolières oblige à se lancer dans la culture de jatropha, par exemple. C’est dans ce cadre que s’inscrivent les accords que le Brésil a signés avec le Nigeria et le Ghana. Des joint-ventures qui, selon M. Joseph Saunci, vont créer des emplois et donner des opportunités aux entreprises locales qui s’activent dans la fourniture de matériaux électriques. M. Saunci pense que les « nombreuses » opportunités du biocarburant doivent être analysées d’une manière critique. Dans cette dynamique d’adaptation des exigences mondiales, ce responsable de la société civile africaine pense qu’ « il ne faut pas oublier que l’Afrique a une tradition culturale qui se résumait au cacao, à l’arachide et autres. » A son avis, il est nécessaire d’organiser le dialogue entre producteurs et société civile africaine sur les opportunités et risques de la production des biocombustibles.

Les craintes soulevées dans le cadre de l’exploitation de jatropha en Afrique sont liées à l’absence de politiques claires dans ce domaine. En dehors de cet obstacle, la production de bio combustibles, selon les réserves, doit faire face au problème de l’accès à la terre. Déjà, ce secteur est accusé par certains acteurs d’être à l’origine de la crise alimentaire qui sévit actuellement dans le monde. M. Joseph Saunci informe qu’en Tanzanie, un millier de producteurs ont été expulsés de leurs terres à cause de la culture du jatropha. Ce qui fait dire au ministre mozambicain de la Planification et du développement, M. Victor Bernardo, que l’Afrique veut jouer un rôle essentiel dans ce business mais pas être à la traîne. « Notre principal souci, c’est la nourriture, mais toutes les opportunités sont très importantes pour notre économie ».

Cette posture qui place l’Afrique dans une position favorable pour la culture de jatropha mettra le continent sur la sellette. Dans un esprit, préventif, Joseph Saunci, représentant les organisations de la société civile africaine engagées dans le développement durable, pense qu’il faut faire face devant la pression des sociétés multinationales pour que ce type de culture soit bénéfique aux producteurs, d’abord. Sur cette lancée, le ministre mozambicain de la Planification et du développement, M. Victor Bernardo, sur un ton ferme, a fait savoir que : « il est hors de question que les grands groupes fassent ce qu’ils veulent. C’est nous qui décidons ».

Source: Sud Quotidien

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Mercredi 23 Avril 2008

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