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PROCES DES ETUDIANTS DU CUR DE BAMBEY : Six étudiants condamnés à trois mois avec sursis et huit autres relaxés

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Les quatorze étudiants du Centre universitaire régional (Cur) de Bambey ont répondu, hier, devant le tribunal régional de Diourbel des délits d’obstruction de la voie publique, attroupement illicite sur la voie publique, violences et voies de fait sur des agents des forces de l’ordre dans l’exercice de leurs fonctions et destruction de biens appartenant à l’Etat. Au terme d’un procès qui a duré près de quatre heures, le tribunal a relaxé huit étudiants et condamné les six autres à trois mois avec sursis.

Arrêtés et placés sous mandat de dépôt à la suite de la manifestation de protestation des étudiants de la sous-composante (statistiques, informatique décisionnelle) de la filière (Maths, physique, chimie, information) contre le manque de professeurs, le lundi dernier, les quatorze étudiants ont comparu hier à la barre du tribunal régional de Diourbel. Lors de cette manifestation, les étudiants avaient bloqué la route nationale n°3 en brûlant des pneus et jetant des gravats sur la chaussée pendant quatre heures d’horloge. Face aux éléments de la gendarmerie qui les ont dispersés à coups de grenades lacrymogènes, ils ont répliqué par des jets de pierres. De plus, il a été constaté des dégâts au niveau du Cur. A la suite de la manifestation, quatorze étudiants du Cur ont été arrêtés et placés sous mandat de dépôt. Il s’agit de Papa Ousmane Thiaw, Ndiaga Guèye, Sankoung Sané, Darry Ndiaye, Oumar Dieng, Mbaye Ngom, Ismaïla Ly, Ibrahima Ahmet Diaw, Modou Diagne, Papa Amadou Abdoulaye Bâ, Félix Malack, El Hadj Malick Bâ, Moustapha Dione, Modou Ndiaye. Ces derniers ont été accusés d’obstruction de la voie publique, violences et voies de fait sur des agents des forces de l’ordre dans l’exercice de leurs fonction et destruction de biens appartement à l’Etat. Mais, l’essentiel du groupe a nié avoir participé à la manifestation. Seulement, certains d’entre eux ont reconnu avoir balancé des pierres aux forces de l’ordre. En sa qualité de témoin, le secrétaire général du Cur, Cheikh Mbacké, a apporté des éclairages sur la situation qui prévaut dans l’établissement : problème d’hébergement et de pédagogie. De plus, il a confirmé les dégâts au niveau dudit établissement : casse de vitres et de tableaux lumineux. Un des quatorze gendarmes blessés, Ousmane Traoré de la brigade de Bambey, partie civile, a aussi éclairé le tribunal sur les événements du lundi.

Dans son réquisitoire, le procureur de la République, Youssou Diallo, a souligné que si certains prévenus ont reconnu les faits qui leur sont reprochés, d’autres ont nié. Sur les arrestations de ces quatorze parmi 986 étudiants, il a tenu à dire que les gendarmes n’ont pas agi à l’aveuglette, précisant qu’ils ont arrêté un noyau dur. Selon le parquet, leurs dénégations tendant à se faire disculper ne peuvent pas prospérer. « Le Cur date seulement de deux ans. Il est inadmissible qu’on le saccage », a-t-il lancé. Pour Youssou Diallo, les faits ne posent point l’ombre d’un doute, car ils sont établis. Mettant l’accent sur la responsabilité collective dans cette affaire, il a requis une peine de quatre mois assortis du sursis à l’encontre de tous les prévenus. Aussi le procureur n’a-t-il pas manqué de servir aux jeunes étudiants une véritable leçon de morale.

Assurant la défense des étudiants, Me Assane Dioma Ndiaye a tenu à dire que ces jeunes étudiants ne demandent que de bonnes conditions de travail. L’avocat a estimé que la peine requise par le procureur de la République équivaut à une condamnation, alors que ses clients n’ont pas reconnu les faits. « Il faut faire en sorte que le rêve de ces étudiants ne soit pas brisé. La seule consolation, c’est qu’ils rentrent libres, sans peine », dit l’avocat défenseur. Me Jacques Baudin, deuxième avocat de la défense, a aussi plaidé pour la relaxe pure et simple. Après l’annonce du verdict du tribunal qui a condamné Moustapha Dione, Amadou Abdoulaye Bâ, El Hadj Malick Bâ, Félix Malack, Sankoung Sané et Darry Ndiaye à une peine de trois mois assortis du sursis et relaxé les huit autres étudiants, Me Jacques Baudin a qualifié ce verdict de clément, de généreux et plein de mansuétude. « Mais, en ce qui concerne les prévenus, nous restons sur notre faim. Il faut considérer que les forces de l’ordre ont agi sans pour autant observer les obligations dont elles sont débitrices pour disperser un attroupement. Les sommations qui sont prévues par le code pénal en son article 90 n’ont pas été faites. Elles sont intervenues dans le campus universitaire qui jouit de franchises sans pour autant avoir l’autorisation de l’autorité dudit établissement », a soutenu Me Jacques Baudin.

Source: le Soleil

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Vendredi 22 Février 2008

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