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PRIX DES DENRES DE PREMIERE NECESSITE : Plaidoyer pour l’autosuffisance alimentaire et un consensus national

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Produit après produit, le ministre du Commerce a fait l’économie des mesures prises par le gouvernement pour atténuer l’inflation et fixé les limites objectives de ces interventions. Pour Abdourahim Agne qui faisait face à la presse hier, la vraie solution viendra de la réalisation de l’autosuffisance alimentaire, laquelle mérite, selon lui, un consensus national autour de l’offre des denrées produites localement.

En campant d’emblée cette conférence de presse qu’il a voulue utile et factuelle, avec des informations exactes et précises, le ministre de l’Aménagement du territoire et de la coopération décentralisée, en charge du Commerce, a clairement tracé le champ d’action des mesures gouvernementales. En effet, M Agne a opté pour un discours pragmatique face à une crise dont il estime qu’elle a toutes les chances de perdurer, avec des facteurs exogènes hors de notre portée comme le renchérissement des cours du pétrole, la restriction des exportations de riz, les mesures anticipatives de stockage du lait en Algérie par exemple et la forte demande en céréales de géants comme la Chine et les Etats-Unis, qui pour la consommation, qui pour la production de biocarburants. En attendant donc d’autres mesures qui ne manqueront pas d’être prises à l’issue des négociations tripartites entre l’Etat et les acteurs sociaux, il a fallu agir au double plan conjoncturel et structurel. Après une revue critique de la panoplie des mesures prônées ailleurs pour juguler directement l’impact de la hausse des prix, notamment les effets à long terme du blocage des prix induisant des arrêts d’activité, le soutien aux couches les plus faibles difficilement identifiables ou la taxation des produits de luxe pour subventionner les produits de base, le ministre s’est appesanti sur l’option du Sénégal qui se résume à la suspension de droits et taxes et à la régulations des marges bénéficiaires. Cela a permis à notre pays d’atténuer l’inflation intérieure sans remettre en cause ses engagements bi et multilatéraux, selon M. Agne. L’approche produit par produit qu’il a ensuite développé a donné un tableau clair de l’impact des facteurs exogènes sur les denrées de consommation courante importées, des incidences sur le panier de la ménagère qu’une vérité des prix sans concession aurait entraînées, ainsi que du coût induit de ces subventions qui ont permis jusqu’ici de juguler en partie la crise.

Le respect des engagements bi et multilatéraux

C’est ainsi que le ministre du Commerce a révélé que pour maintenir les prix du riz, de l’huile, du lait, de la farine, du blé, du pain et du savon, à des niveaux supportables par les consommateurs, le gouvernement a renoncé à des recettes fiscales ou accordé des compensations aux industriels à un niveau qu’il estime impossible à maintenir dans le long terme. C’est ainsi que le gaz butane tributaire de notre politique de préservation de l’environnement, a bénéficié de subventions de l’ordre de 10 milliards en 2002, 13,5 milliards en 2003, 17,7 milliards en 2004 et 30,1 milliards en 2009. Mieux, pour le riz, rien qu’entre juillet et décembre 2007, le soutien est évalué à 8,6 milliards, alors qu’un filet de subvention de 2, 6 milliards est prévu pour couvrir le manque à gagner des huiliers. Des interventions similaires sont notées pour le pain et le savon tributaires des matières premières importées que sont le blé et les matières grasses. A noter que pour toutes ces filières, de nouveaux phénomènes viennent corser la note à cause de l’évolution des modèles de consommation et de la concurrence due au développement des biocarburants au Brésil et aux Etats-Unis, par exemple. De sorte que pour Abdourahim Agne qui a fait le distinguo avec l’option du Sénégal de ne faire du biocarburant qu’à base de Jatropha, face à nos modèles de consommation extravertis, la vraie solution passe par la promotion de l’autosuffisance alimentaire, notamment en riz, tomates, oignons et lait. D’autant que le Sénégal recèle des potentialités avérées (avec 7 à 10 tonnes de riz à l’hectare, contre une moyenne mondiale de 4 t /ha) tant dans la vallée du fleuve Sénégal que dans l’Anambé. Alors que les filières tomates et oignons figurent parmi les mieux structurées. Pour la ministre du Commerce, c’est un domaine qui mérite un large consensus, voire une coalition nationale.

Source: Le Soleil

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Jeudi 27 Mars 2008


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